30 juin 2006

 

Appel du Réseau Education Sans Frontières: Pétition nationale : NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !

Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.

Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront.

Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains. S’ils sont arrêtés, le grand jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges.

(...)

signez la pétition sur:
http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24

 

"Waraok ! Va de l'avant Ségolène !" A Rennes, les militants socialistes rassurent Mme Royal

LE MONDE 30.06.06 14h01

Rennes, jeudi 29 juin, Ségolène Royal a prêté "serment". "Si je suis en situation, lance-t-elle, dans la Grande Halle Martenot, la France deviendra le pays de l'excellence environnementale." Et puis, ajoute-t-elle, "j'en fais le serment aussi, si je suis en situation, il y aura un nouveau contrat avec les jeunes dans ce pays". Vingt-quatre heures après l'intervention de Lionel Jospin, qui a émis l'hypothèse de sa propre candidature pour 2007, Mme Royal affiche toute sa détermination à conquérir l'investiture du PS. Elle ne cède rien, poursuivant son credo : "Le peuple français attend une parole politique claire, qui dise les choses, qui s'engage, qui est capable de rendre des comptes, qui incarne aussi une morale politique et respecte chaque citoyen."

Face à une représentante du Mouvement des jeunes socialistes, qui l'interpelle sur sa proposition de recourir à un encadrement militaire pour les jeunes délinquants, Mme Royal répond : "Je vous le dis droit dans les yeux : aucune solution ne sera écartée. Le mot militaire n'a pas été retenu dans le projet socialiste mais toutes les alternatives à la prison y figurent."
D'ailleurs, sur la sécurité, elle a cette conviction : "La prochaine campagne présidentielle se refera là-dessus." Et "j'espère, précise-t-elle, que les citoyens ne se referont pas avoir une deuxième fois" car, de son point de vue, "l'offensive (de la droite) sur la sécurité sera terrible".

"VA DE L'AVANT SÉGOLÈNE !"
La socialiste se sent confortée. L'offensive de Jospin, pense-t-elle, "légitime" sa candidature. De fait, la salle du meeting, où 1 200 personnes ont pris place, est comble. A ses côtés, Jean-Yves Le Drian, président (PS) du conseil régional de Bretagne, a préparé sa déclaration : "Merci à Ségolène Royal de vivifier le débat politique dans ce pays qui n'en peut plus, merci d'ouvrir les fenêtres, merci de donner aux socialistes et à la gauche de l'espoir..." Il conclut, en breton : "Waraok ! Va de l'avant Ségolène !" Il y a quelques semaines, M. Le Drian, ami de longue date du couple Hollande-Royal, s'était désolidarisé d'un appel en faveur de Mme Royal, le jugeant prématuré. Mais aujourd'hui, il s'engage clairement, et l'intervention de M. Jospin, qu'il a regardée, n'y change rien. "Le vote aurait lieu maintenant en Bretagne, il n'y aurait même plus de débat", dit-il en aparté. Comme lui, d'autres élus ont choisi de faire leur "coming out" à cet instant précis, dont Jean-Pierre Le Roch, maire de Pontivy (Morbihan), et Jacques Faucheux, maire de Fougères (Ille-et-Vilaine). Jospin ? "Dieu sait si on l'a aimé et si on a pleuré en même temps que lui en 2002. Ce qu'il dit nous touche toujours mais on peut dire aussi "kenavo" (au revoir) pour la présidence de la République", lâche M. Faucheux.
La salle est au diapason. "Elle parle vrai, au coeur et non à l'intellect. Jospin est sans doute quelqu'un de très bien mais aujourd'hui je n'ai pas envie de voir des gens sur le retour", confie à la sortie Isabelle, 47 ans, infirmière. "On aime beaucoup Lionel mais on a peur que 2002 recommence", dit avec timidité un couple de retraités, France et Michel. "Jospin, lui, peut apporter une aide, des conseils", tranche Daniel, 52 ans, militant depuis 1981. Maria Petillon, maire adjointe de Rennes, est catégorique : "C'est avec Ségolène que j'ai envie de travailler."

Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 01.07.06

source:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-790119@51-749161,0.html

 

Environnement: Ségolène Royal défend "des choix de rupture"

20Minutes.fr avec AFP | 30.06.06 | 18h50

Ségolène Royal a défendu jeudi à Rennes "des choix de rupture" en matière de politique de l'environnement, pour faire de la France "la locomotive en Europe de l'excellence environnementale".

"Nous devons faire des choix de rupture par rapport à ce qui se fait aujourd'hui", a déclaré à la presse la candidate socialiste favorite des Français pour 2007, selon les sondages.

Mme Royal a souhaité axer son déplacement en Bretagne sur ce thème, dans une région où il y a eu "beaucoup de dégradations de l'environnement", notamment, a-t-elle dit, en raison de l'utilisation intensive des pesticides.

Améliorer la qualité de l'environnement, "c'est un enjeu de développement économique, un potentiel de création d'emplois, un investissement pour les organismes de recherche, mais aussi des questions fondamentales de santé publique", a-t-elle affirmé.

Selon l'ex-ministre de l'Environnement, "il faut une fiscalité extrêmement encourageante, des aides aux entreprises pour développer les éco-industries".

"Nous devons être les premiers en Europe, nous devons être des locomotives de l'excellence environnementale", a déclaré Ségolène Royal, estimant qu'il fallait que la politique de l'environnemennt "change de braquet".

Elle a jugé que "la crise de l'énergie (était) une formidable chance" pour "développer les énergies renouvelables et les bio-carburants".

Interrogée sur la condamnation à une peine de prison ferme d'un animateur du mouvement des "faucheurs volontaires" anti-OGM par la Cour d'appel d'Orléans au début de la semaine, Mme Royal a répondu: "Je comprends ces actions militantes. Ils (ces militants) tirent la sonnette d'alarme sur un problème non résolu", a-t-elle dit en rappelant que le Poitou-Charentes avait été déclaré par la région hors OGM.


source:
http://www.20minutes.fr/

 

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29 juin 2006

 

Sondage: Royal reste la plus populaire

La socialiste Ségolène Royal est toujours la personnalité politique la plus populaire auprès des Français

Selon le baromètre TNS-Sofres pour le Figaro Magazine, 57% (+1 point par rapport au mois dernier) des sondés souhaitent lui voir jouer un rôle important dans les mois et les années à venir.

Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy arrive en seconde position avec 50% (+ 4) d'opinions favorables, regagnant presque le terrain perdu en mai (-5).

Le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo, fait un bond de 7 points à 39%, alors que le président de l'UDF, François Bayrou, progresse de 5 points à 31% et devance désormais la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, à 29% (+1). Quant à Dominique de Villepin, il perd trois points à 19%.

Le leader du FN, Jean-Marie Le Pen perd un point à 15% tandis que Philippe de Villiers en gagne 3 à 17%.

A gauche, derrière Ségolène Royal, Bernard Kouchner reprend 4 points à 46% et Jack Lang en regagne 3 à 42%. Viennent ensuite Bertrand Delanoë (31%, -2), Dominique Strauss-Kahn (31%, +3), François Hollande (29%, -2) et Lionel Jospin (27%, -2).

A l'extrême gauche, le candidat de la LCR, Olivier Besancenot, est à 25% (+1) et la candidate de Lutte Ouvrière, Arlette Laguiller, à 21% (-2).

Sondage réalisé les 21 et 22 juin auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes, interrogées en face à face à leur domicile, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

source:
http://elections.france2.fr/presidentielles/2007/22532297-fr.php


 

Lionel Jospin distancé par Ségolène Royal, selon un sondage

PARIS - Ségolène Royal demeure la présidentiable socialiste préférée des Français, selon un sondage CSA publié dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
D'après cette enquête, réalisée au lendemain de l'annonce par Lionel Jospin de son éventuelle candidature à la présidentielle, Ségolène Royal rallie 42% des personnes interrogées. L'ancien Premier ministre est à vingt points, avec 22%.
L'écart est plus important auprès des seuls sympathisants de gauche, puisque Royal y obtient 54% contre 31% pour Jospin.
Suivent Dominique Strauss-Kahn (13%), Jack Lang et Laurent Fabius (tous deux 12%). François Hollande obtient 3%.
Mais un quart des personnes interrogées disent ne préférer aucune de ces six personnalités testées. Les 6% restants sont sans opinion.
Ce sondage a été réalisé pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et I-télé auprès d'un échantillon de 630 personnes le 29 juin, soit le lendemain de l'intervention de Lionel Jospin au Vingt-Heures de TF1 où l'ex-candidat à la présidentielle de 2002 a déclaré que la question de sa candidature en 2007 était "ouverte".

source:
http://www.liberation.fr/page.php?Article=394523

28 juin 2006

 

Richard Stallman, l'apôtre du Libre, rencontre Ségolène Royal

Paris, le 28 juin 2006

Ségolène Royal a rencontré aujourd'hui Richard Stallman à l'occasion de son passage à Paris.

Leur entretien a porté sur l'importance que prend le logiciel dans toutes les activités sociales, culturelles et économiques dans le monde d'aujourd'hui.

Le logiciel libre a déjà profondément transformé la manière dont nous travaillons, apprenons et vivons. Ainsi, Internet repose, pour l'essentiel, sur des logiciels libres. Tous les usagers de l'informatique et de l'Internet utilisent aujourd'hui des logiciels libres sur leurs ordinateurs (navigateur, suite bureautique, etc.) ou accèdent à des logiciels libres sur Internet (souvent sans le savoir).

Ségolène Royal et Richard Stallman se sont accordés sur le caractère primordial des quatre libertés fondamentales qui fondent le logiciel libre :
- la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages
- la liberté d'étudier et améliorer le programme
- la liberté de redistribuer des copies
- la liberté de publier ses versions améliorées

Les standards ouverts (comme Open Document Format) et le recours aux logiciels libres contribuent à l'indépendance, à la qualité et à l'efficacité des administrations centrales et des collectivités locales. Les développements financés par la puissance publique pour ses propres besoins devraient, de manière générale, être libres.

Les pouvoirs publics, en France et en Europe, devraient promouvoir un cadre juridique qui favorise la liberté d'utilisation des logiciels et la participation des utilisateurs à l'innovation.

La politique de recherche et d'innovation technologique en informatique gagnerait à s'inspirer des concepts issus du logiciel libre.

Le système éducatif doit développer l'alphabétisation numérique. Cette formation devrait s'appuyer sur les logiciels libres.

Au delà du logiciel, les pouvoirs publics doivent promouvoir les « biens communs informationnels » dans les domaines de la science. Ils appellent à mettre en oeuvre la déclaration de Berlin et les recommandations du Sommet Mondial de la Société de l'Information (SMSI) en matière de libre accès à l'information scientifique.

En consacrant juridiquement les restrictions numériques (DRM), le projet de loi «droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information » (DADVSI) va dans la mauvaise direction. Il faudra donc remettre à plat le cadre juridique créé par la loi DAVDSI au niveau français et contribuer à l'élaboration d'un cadre juridique européen et international plus favorable à la circulation des oeuvres et des connaissances.

Ségolène Royal & Richard Stallman

A propos de:

- Richard Stallman:
Richard Stallman est le fondateur du mouvement pour le logiciel libre.Informaticien au MIT, il annonce en 1983 le développement d'un système d'exploitation libre qu'il nomme GNU. Peu après, il crée la Free Software Foundation (FSF). En 1985, Stallman publie le manifeste GNU, dans lequel il fait connaître les motivations et les objectifs du projet et fait appel à l'appui de la communauté informatique mondiale.
http://fsf.org
http://fsffrance.org

- La Déclaration de Berlin
La conférence de Berlin sur l'accès libre à la connaissance dans les sciences et les humanités s'est achevée par la rédaction d'une «déclaration» qui renforce le mouvement international en faveur de l'accès libre aux publications et archives scientifiques.
http://openaccess.inist.fr/
http://www.zim.mpg.de/openaccess-berlin/berlindeclaration.html

Déclaration de Principe et le Plan d'Action du SMSI
http://wsis-si.org/si-geneva.html
http://wsis.org



source:
http://www.desirsdavenir.org/actualites/stallman.php

 

Ségolène Royal "une politique clairement à gauche"

PARIS - Ségolène Royal s'est refusée à parler d'un "retour" de Lionel Jospin sur la scène politique, saluant cependant la "sagesse" des positions de l'ancien Premier ministre socialiste exprimées dans une tribune publiée dans Le Monde.

"Je ne sais pas s'il faut parler d'un retour. Ce que je crois, c'est qu'un ancien Premier ministre a toujours une forme de sagesse et que sa parole peut être prise comme telle", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes sur France 3.

Interrogée sur son éventuel désistement dans la course à l'investiture présidentielle, si Lionel Jospin se lançait à son tour, Ségolène Royal s'en est tenue à son commentaire traditionnel, qu'elle répète depuis des mois.

"Celui ou celle qui sera le mieux placé le moment venu remportera les suffrages des militants du Parti socialiste", a-t-elle fait valoir.

A trois jours de la convention qui entérinera le programme présidentiel du PS, l'ancien Premier ministre "prend la parole pour défendre le projet socialiste", s'est félicitée la "présidentiable" socialiste préférée des sondages.

"Je crois que de toutes façons, le moment venu, en 2007 on aura besoin de tout le monde pour faire en sorte qu'une page soit tournée, qu'on puisse écrire une nouvelle page de l'histoire de France", a-t-elle ajouté.

La gauche doit répondre "aux aspirations, aux valeurs, aux attentes des Français, notamment ceux qui souffrent le plus, ceux qui ont beaucoup de projets et qui sont aujourd'hui bloqués dans une France en panne", a souligné Ségolène Royal.

A ses rivaux socialistes qui l'accusent de faire des propositions "blairistes" et de tenter de séduire le centre, Ségolène Royal réplique qu'il faut au contraire "une politique clairement à gauche", un vocable que s'était jusqu'alors réservé Laurent Fabius.

"Le bilan de la droite prouve qu'il faut une politique clairement à gauche. Parce que la droite a pensé (...) que la précarité était source d'efficacité économique. Face à cela il y a un modèle de gauche (...) C'est quand on est assuré dans son travail, digne dans son métier et sécurisé dans son salaire qu'on est motivé", a-t-elle expliqué.

source:
http://www.liberation.fr/page.php?Article=393985

22 juin 2006

 

Coup de projecteur sur "Femmes d'avenir"

Découvrez le blog "Femmes d'Avenir" - Le comité des femmes qui soutiennent Ségolène Royal:
http://www.femmesdavenir.segoleneparis.fr/

 

Café Ségolène : l'homoparentalité, le lundi 26 juin à 20h

Vous êtes invité au second « café Ségolène » le lundi 26 juin à 20h. Le débat, les échanges se dérouleront à « La TAVERNE », 5 place de la République - M° REPUBLIQUE - attention, ne pas confondre avec celle de Maître Kanter.

Deux femmes ...

Thème : l’homoparentalité.

Avec Claire ALTMAN, auteur de « Deux femmes et un couffin » (Ramsay) et Christophe GIRARD, auteur de « Père, comme un autre » (Hachette Littérature)

Nous débattrons avec eux des points suivants :

- Le désir d’enfant, un désir universel , un interdit intériorisé
- Etre parent, différentes façons d’y parvenir (adoption, co-parentalité, FIV etc)
- L’éducation des enfants
- Etre des bons parents, des parents comme les autres, le problème de la filiation
- La banalisation ou le projet familial

Vous voulez témoigner, vous vous posez des questions sans réponses, venez parler avec nous. Pour gagner du temps, à l’entrée, vous pourrez vous inscrire pour intervenir sur les thèmes qui vous intéressent.

Loly clerc

source:
http://segoleneparis.fr/node/171


Retrouvez- l'agenda des évenements organisés par les comités parisiens Désirs d'avenir:
http://segoleneparis.fr/event/2006/06/25/month

 

Café débat- mercredi 28 juin : "les enjeux de la démocratie participative" et "Comment faire de la politique autrement"



 

"Il faut renforcer l'Etat pour que la France n'ait plus peur de la mondialisation"

LE MONDE | 22.06.06 | 13h09

Une nouvelle génération arrivera au pouvoir en 2007. Y a-t-il encore un message français à l'international ?

Non, hélas. La France est inaudible parce qu'elle ne met en oeuvre ni chez elle ni dans sa politique étrangère ce qu'elle proclame à l'extérieur. Les beaux discours de Jacques Chirac sur les droits de l'homme ou sur l'environnement ne sont pas appliqués. Cela ridiculise notre pays et ruine sa crédibilité. Avec François Mitterrand, la France tenait son rang parce qu'on la créditait encore d'une vision en phase avec son histoire et avec l'état du monde. Il faut redonner à la France une voix qui porte. Elle l'aura si elle est capable d'éclairer sans passéisme les transformations que nous vivons, si elle affirme une ambition sans arrogance et y conforme ses actes. Il faut redéfinir tous ces enjeux de façon plus démocratique. Aujourd'hui, le Parlement est très peu associé à la politique étrangère. Les Français sont passionnés de politique. Ils ne sont, contrairement à ce qu'on dit, pas indifférents aux questions internationales. Les grands choix diplomatiques, ça les regarde.


Au lendemain de la présidentielle, la réforme des institutions européennes sera à l'ordre du jour. Faut-il renégocier la composition de la Commission, le droit de vote des Etats ?

Il faudra un nouveau traité et surtout un traité social. L'Europe actuelle n'a qu'une jambe économique. Sans sa deuxième jambe sociale, rien n'est possible. Mais je crois surtout qu'il faut donner à l'Europe du souffle et du sens. Il lui faut une idée aussi forte que le fut, du temps de ses fondateurs, l'Europe de la paix. On n'avancera réellement que si l'Europe prouve sa capacité à protéger, à faire reculer le chômage de masse, à incarner un avenir plus heureux. Plus encore que de règles techniques, c'est d'une vraie volonté politique dont nous avons besoin pour construire ce que j'appelle l'Europe par la preuve, qui conjugue l'émulation (stimulante), l'harmonisation (sociale et fiscale) et la mutualisation (champions industriels, programmes de recherche, bonnes pratiques managériales et sociales). L'autre sujet, pour moi, c'est la visibilité de l'Europe, qui n'a pas d'incarnation, pas de président, ni de ministre des affaires étrangères, ni de porte-parole et ne pèse pas sur l'évolution du monde. C'est à l'Europe réelle de rejoindre l'Europe de l'utopie.

Nicolas Sarkozy est pour un directoire à six pour gouverner l'Europe. C'est une bonne ou une mauvaise idée ?

Je me méfie de la domination de quelques-uns sur tous les autres. On a beaucoup heurté par certaines déclarations sur les prétendus petits pays. Regardez les dommages causés par Jacques Chirac dans les pays de l'Est...

Si vous êtes élue, allez-vous respecter les contraintes du pacte de stabilité ?

Il faut desserrer le carcan budgétaire pour que les investissements qui préparent l'avenir n'entrent pas dans le calcul des déficits. Quand la Suède, dans les années 1990, était en pleine crise avec un chômage massif, elle a investi dans la recherche et le développement. Pendant deux ans, cela a fait des déficits provisoires, mais ils sont sortis de la crise et ont maintenant moins de 5 % de chômage.

Sur la mondialisation, Lionel Jospin avait dit "l'Etat ne peut pas tout" à propos de Michelin. Le reprenez-vous à votre compte ?

La mondialisation ne prive pas l'Etat de sa responsabilité. Au contraire ! Pour que la France n'ait plus peur de la mondialisation et même en tire parti, il faut renforcer le rôle de la puissance publique pour lutter contre les précarités et inventer de nouvelles sécurités, empêcher les délocalisations purement financières, anticiper et accompagner les mutations, et aider les entreprises à innover et à créer les emplois de demain.

Quel rôle joue cet Etat ? Quelle forme prend sa protection ?

L'Etat a un rôle déterminant. Même dans les pays qui se disent libéraux, il intervient plus qu'on ne croit. Aux Etats-Unis, la recherche et l'innovation bénéficient d'investissements publics importants, civils et militaires. Lors de la crise financière asiatique, ceux qui ont tiré leur épingle du jeu sont ceux qui, comme la Malaisie, ont opposé aux règles du FMI une politique où l'Etat garde le contrôle du calendrier et des modalités d'ouverture au marché mondial. En Grande-Bretagne, Tony Blair a investi dans les services publics. En Suède, si à l'aise avec la mondialisation, le modèle d'Etat est très poussé, modernisateur, redistributeur, solidaire, financeur actif de la recherche. Et l'un des obstacles majeurs au développement africain, c'est l'absence d'Etat solide et non corrompu. Chaque fois que l'Etat est faible, les pays ont du mal à décoller ou à faire face.

On ne reproche pas tant à l'Etat de ne pas être fort mais d'être inefficace...

L'Etat, lui aussi, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission, c'est ce que l'opinion réclame. Et donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail. Il doit investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.

Sans l'Etat, il ne sera pas possible de préparer l'après-pétrole. Mais il doit aussi libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité. Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises. La droite a estimé qu'en précarisant le contrat de travail, on aurait moins de chômage et plus d'efficacité économique. L'échec est là. Avec 10 % d'emplois réellement créés, le CNE (contrat nouvelles embauches) a surtout abouti à des effets d'aubaine et de substitution.

Face à l'émergence de la Chine et de l'Inde, faut-il ériger des barrières douanières pour faire une forteresse de l'Europe ?

Les meilleures forteresses ont toujours été investies. L'Europe ne doit pas être sur la défensive mais offensive. Elle en a les moyens. Je déplore le discours défaitiste de certaines élites. A les entendre, la France est en déclin. C'est faux : elle reste un pays attractif pour les investissements internationaux, elle a de belles réussites à son actif et beaucoup de talents. Elle doit reprendre confiance en elle, avoir une posture conquérante mais sans arrogance, être au clair sur ses valeurs, ses atouts, et oser les affirmer.


L'Europe doit peser pour introduire dans le commerce international des critères sociaux et environnementaux. Elle doit assumer la compétition tout en protégeant son industrie contre la concurrence abusive. Il ne s'agit pas de revenir à un modèle protectionniste mais de faire émerger des filières industrielles à dimension européenne. Ce n'est pas parce qu'EADS connaît des difficultés qu'il faut renoncer aux grands projets dans des domaines comme l'aéronautique, les transports, l'énergie et la santé. En politique nationale comme à l'échelle européenne, le volontarisme industriel a un sens et il faut l'incarner.

Certains pays investissent dans la high-tech. Mais, en France, les réticences sont grandes sur les nanotechnologies, la recherche sur les cellules souches, les OGM... pro-science ou principe de précaution, comment choisir ?

Si de nombreux chercheurs s'installent aux Etats-Unis, c'est parce qu'on leur donne là-bas les moyens de travailler dans de bonnes conditions. Notre recherche est aujourd'hui asphyxiée : elle devra être, après 2007, une vraie priorité nationale. La liberté et l'indépendance du chercheur sont essentielles. Ce qui ne signifie pas, bien sûr, qu'il n'y a pas une éthique de la recherche. Mais les citoyens ont le droit de connaître les enjeux des découvertes et des innovations qui affectent leur vie : quand ils sont confisqués, la peur peut l'emporter et le principe de précaution s'appliquer de manière excessive.

Il y a eu beaucoup de mensonges : sur le nuage de Tchernobyl, sur l'amiante, les pesticides et la question des cancers, l'impact des OGM. En France, un tournant a été pris avec le sida : les associations de malades ont exigé de savoir. Le patient qui subit l'injonction scientifique, ça ne passe plus. Mais il reste beaucoup à faire pour que les citoyens, qui se posent des questions légitimes, ne subissent plus les diktats d'experts décidant à leur place des risques et des choix qui concernent l'ensemble de la société.

Attac est en crise. Que faut-il retenir de l'altermondialisme ?

Beaucoup de bonnes questions et des mobilisations qui ont forcé à se les poser. Ils ont réussi à bousculer les choses sur la liberté d'accès à des biens partageables. L'idée qu'un autre monde est possible est quand même plus stimulante que l'injonction de se résigner au désordre des choses !

Etes-vous favorable à la taxation sur les avions de Jacques Chirac ou les aides privées à la Bill Gates sont-elles plus efficaces ?

On ne fera pas l'économie d'une fiscalité mondiale. Sur les avions, pourquoi pas ? Ou avec une taxe de type Tobin ou une taxation écologique sur les émissions de carbone, par exemple, qui permettrait de financer les biens publics mondiaux. Ce qui est important, c'est l'utilisation de ce qu'on collecte.Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement, en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, et en favorisant les micros-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces sujets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des aides. Quand j'étais ministre de l'environnement, je suis allée voir où était passée l'aide. Elle n'était jamais arrivée jusqu'à ses destinataires. Au Mali, j'ai donc fait un chèque sur place directement à des associations. Il faut court-circuiter les Etats corrompus et aller directement vers les sociétés, notamment les réseaux de femmes. C'est une utopie réalisable

Propos recueillis par Arnaud Leparmentier et Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 23.06.06

source:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-786801@51-749161,0.html

21 juin 2006

 

Premier meeting de Ségolène Royal à Paris

Premier meeting de Ségolène Royal à Paris :
« Je ne suis pas en campagne ou en pré-campagne, nous dit notre candidate, je suis encore en phase d’écoute ». Pour nous le prouver, elle avait demandé que la salle où s’est tenue hier son premier meeting à Paris soit installée en rond : elle au milieu, debout, et nous assis autours d’elle. Oui, d’accord, elle écoute, réfléchit. Mais son arrivée, précédée d’une horde de journalistes, de photographes, de cameramen, plus de 600 Désireux d’Avenir ( et quelques membres du PS en pleine crise existentielle genre j’y vais, j’y vais pas…) en standing ovation, heureux de la voir et de la rencontrer simplement…oui, son arrivée évoquait d’autres meetings à venir, plus grands, plus nombreux…Bref, ce premier meeting, pour nous les désireux, c’était la première étape d’une campagne…

Roger Madec, maire du 19 e, sénateur , supporter de la première heure l’accueillie chaleureusement, traduisant exactement la pensée de tous : « En attendant de t’accueillir à nouveau, et cette fois en candidate à l’investiture présidentielle, nous ne ménagerons pas notre peine !… Tu as le cœur à gauche mais sans tabou, tu parles juste et ne laisse aucun domaine à la droite ! ». Puis Ségolène Royal avant de répondre aux questions nous a précisé que « la route est longue et que les sondages ne me donnent aucun droit, que des devoirs…La République est en train de bouger, les citoyens sont de plus en plus animés du désir de participer à la vie politique… ».


suite du compte rendu de Loly Clerc sur:
http://segoleneparis.fr/?q=node/169

Photos: Alexandre Jallion http://photoroyal.canalblog.com

 

Villepin aurait-il perdu son sang froid? Aurait-il trop de pression? N'aurait-il pas besoin de vacance pour le plus grand bien de la France? ;-)

Ségolène Royal nous comptons sur toi pour apporter à la France en 2007 une autre culture politique...

Voir les vidéos à propos de cet incident:
http://segolene-video.over-blog.com/article-3067796.html

Voir la vidéo de John Paul Lepers "DOMINIQUE DE VILLEPIN, QUI ÊTES VOUS?"
http://johnpaullepers.blogs.com/john_paul_lepers_leblog/2006/06/de_villepin_qui.html


PARIS (AP) -- Dominique de Villepin a déclenché mardi la colère des députés socialistes en dénonçant violemment "la lâcheté" d'un François Hollande qui l'interpellait sur le dossier EADS. Le PS réclame désormais des "excuses" au Premier ministre et menace de boycotter les prochaines séances de questions au gouvernement, alors que certains députés UMP désapprouvent ouvertement l'attitude du chef du gouvernement, au point d'envisager sa démission.
"Dès lors que (...) le président de la République et vous-même avez joué un rôle dans la nomination du coprésident d'EADS", "je vous demande M. le Premier ministre si vous maintenez au nom du gouvernement, votre confiance à M. Forgeard", a demandé mardi M. Hollande à M. De Villepin en évoquant la vente suspecte d'actions d'EADS par M. Forgeard. "Si c'était le cas, cela voudrait dire que nous serions dans l'irresponsabilité générale".
"Il est des moments dans la démocratie où on ne peut pas dire n'importe quoi", lui a brutalement rétorqué M. de Villepin. "Je dénonce, M. Hollande, la facilité et je dirais même en vous regardant la lâcheté qu'il y a dans votre attitude", a-t-il alors lancé. "Je le redis: la lâcheté", a-t-il répété, visiblement en colère.
Son discours est alors devenu quasiment inaudible au milieu du tumulte déclenché par les parlementaires socialistes qui ont quitté leur banc pour se presser devant celui du gouvernement. Plusieurs députés furieux ont tenté de s'approcher du Premier ministre, protégé par un cordon d'huissiers. "Démission! Démission!", ont scandé les députés socialistes.
"Vous n'avez jamais cessé de brader le service public (...) Vous n'avez jamais été au rendez-vous de la politique de la nation" et "sur les entreprises publiques, vous n'avez pas fait le nécessaire", a néanmoins poursuivi M. De Villepin.

Les députés refusant de regagner leur place ou de quitter l'hémicycle, le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a décidé d'interrompre une séance des questions au gouvernement qui n'aura duré qu'une demi-heure.
Désormais, les socialistes réclament des excuses et menacent de boycotter les prochaines séances de questions si le Premier ministre ne les formule pas dès mercredi.
L'entourage du Premier ministre a assuré en fin de journée qu"'à aucun moment celui-ci ne s'en est pris à la personne de François Hollande". Dominique de Villepin "a voulu dénoncer une attitude consistant à se livrer à des attaques personnelles au lieu d'aborder les défis majeurs de notre pays". "Le Premier ministre souhaite que le débat politique soit tout entier tourné vers les réponses à apporter aux prépoccupations des Français", selon son entourage.
François Hollande s'est également adressé au président Jacques Chirac pour qu'il fasse "en sorte que Dominique de Villepin soit à un moment rappelé à l'ordre". "Il brutalise le pays, il brutalise l'Assemblée" et "il y a un moment où il faut faire cesser un tel comportement".
"Il est temps qu'il parte", a approuvé le président du groupe communiste Alain Bocquet, quand le président de l'UDF François Bayrou réclamait carrément des "élections anticipées" pour "mettre un terme à cette lente décadence".
Le porte-parole du PS Julien Dray a accusé, sur France-3, M. de Villepin, affaibli par la crise du CPE, l'affaire Clearstream et plus récemment les critiques de sa majorité contre le projet de fusion GDF-Suez, d'avoir eu recours à "une provocation pour essayer (...) de ressouder sa majorité derrière lui".
Si c'est le cas, l'opération semble avoir échoué, certains députés UMP, à commencer par les sarkozystes, n'ayant guère apprécié la sortie du Premier ministre. "Je pense qu'il l'a fait volontairement", mais "ressouder le groupe, c'est mission impossible. Le fil est coupé", a prévenu Alain Gest (sarkozyste). Jean-Paul Anciaux a aussi appelé le chef du gouvernement à "s'interroger sur le fait (de savoir si) cela peut durer longtemps".
"C'était une excellente question" et "la façon dont on lui a répondu était inacceptable", a estimé Christine Boutin. "Il faut que le Premier ministre s'en aille", a-t-elle lâché. "En entendant cette réponse, j'ai eu envie de pleurer sur la France (...) On ne peut plus continuer comme ça".
A l'inverse, le président du groupe UMP Bernard Accoyer a accusé François Hollande d'avoir "créé de toutes pièces un incident". C'était une "réponse très vive, très sèche, mais à la hauteur de ce qu'il avait entendu", a également estimé Georges Tron (villepiniste). "On ne peut pas donner des coups et ne jamais accepter d'en prendre".
"Le Premier ministre est sans doute sous pression", a avancé le député UMP Dominique Paillé. "Nous avons tous besoin de vacances et sans doute lui aussi". AP



source:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060620.FAP4157.html?1816


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20 juin 2006

 

Ségolène Royal: relancer l'Europe par des "projets concrets"

Ségolène Royal a affirmé mardi, lors de son premier "forum" à Paris, en présence de quelque 600 militants et sympathisants socialistes, qu'il fallait "relancer l'Europe par des projets concrets" et ne pas faire preuve "d'arrogance" en matière de politique étrangère.

Accueillie dans un gymnase du 19è arrondissement, par le maire Roger Madec, qui lui a apporté un vibrant soutien - "tu es notre meilleure candidate, tu incarnes le renouveau", lui a-t-il lancé - la postulante potentielle à l'investiture PS à la présidentielle 2007, a refusé de se déclarer en campagne.

"Je ne suis pas encore en campagne électorale, je respecte les échéances du Parti socialiste, je suis en phase d'écoute et d'échange", a-t-elle dit. Elle a souligné que ce "premier forum participatif" était pour elle un "moment symbolique très fort".

Répondant à des questions de la salle, notamment sur l'Europe, la présidente de Poitou-Charentes a affirmé qu'"il va falloir relancer l'Europe et la relancer sur des projets opérationnels et concrets auxquels les gens croient". Parmi ces projets elle a cité "la préparation de l'après-pétrole", "l'environnement" ou la "politique sociale". "L'énergie renouvelable est une utopie réalisable, on peut construire l'Europe sur cette question", a-t-elle dit.

Comme on l'interrogeait sur le traité constitutionnel, la députée des deux Sèvres a souligné qu'"à partir du moment où le peuple français a dit non (lors du référendum du 29 mai 2005) c'est très difficile de revenir avec le même texte, ce serait un déni de démocratie".

"Il faut donc renégocier un nouveau projet et surtout un nouveau projet social qui ira avec", a-t-elle lancé, applaudie par la salle.

Elle a suggéré "une mise en commun des bonnes pratiques en Europe", la France reprenant à son compte la "sécurisation des parcours professionnels" en vigueur dans le pays nordiques et "en contrepartie" proposant aux autres "de négocier" sur des mesures auxquelles elle tient comme "un salaire minimum et des droits syndicaux" à l'échelle européenne.

La France, a-t-elle ajouté, "est mal comprise" par les autres pays européens car "on est dans la répétition des formules" et on croit avoir "raison sur tout le monde". "On peut avoir un politique étrangère digne de ce nom sans être forcément arrogant", et en ayant "plus de compréhension des autres", a-t-elle dit.

source:

http://www.20minutes.fr/


 

Ségolène Royal devancerait Nicolas Sarkozy au premier tour, selon un sondage TNS Sofres-Unilog LCI-Le Figaro-RTL,

Le dernier baromètre présidentiel de TNS Sofres-Unilog pour LCI-RTL et le Figaro confirme une nouvelle fois la domination de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy dans l'opinion, à moins d'un an de la présidentielle. Au premier tour, la députée des Deux-Sèvres est créditée de 32% des intentions de vote (+2% par rapport à mai) et dépasse le président de l'UMP qui obtient 31% (-3%). Elle mène la danse avec plus de 10 points d'avance face à ses rivaux socialistes qui visent l'investiture des militants PS au mois de novembre. Lorsque la compagne de François Hollande recueille 32% des intentions de vote, Lionel Jospin est crédité de 23%, DSK de 21% et Laurent fabius de 17%.

(retrouvez les dessins de Flo sur: http://www.florian-roulies.info )


La sécurité, priorité des Français

Toujours dans ce baromètre, François Bayrou est stable avec 8% des intentions de vote tandis que Philippe de Villiers obtient 3%. La présence du président du MPF n'empêche pas toutefois Jean-Marie Le Pen de réaliser une nouvelle percée.

En effet, au-delà de l'hypothétique duel annoncé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, l'autre enseignement de cette enquête est le score élevé du Front national, alors même que la campagne n'a pas débuté. En obtenant 12,5% des intentions de vote, Jean-Marie Le Pen est à son plus haut niveau à un an d'un scrutin. Il oscillait à la même date lors de la précédente présidentielle entre 9 et 10%.

" Cette hausse du score de Jean-Marie Le Pen est significative. Elle peut s'expliquer par la suite des effets de la crise des banlieues dans l'opinion ainsi que par une série de faits divers dramatiques. La sécurité redevient une des priorités numéro un des Français à un an de la présidentielle, au même niveau que l'emploi " explique Emmanuel Rivière, le directeur du département politique de TNS Sofres.

source:
http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3310637,00.html

Retrouvez l'ensemble des sondages sur Ségolène Royal sur:
http://segoloscope.blogspirit.com/

Retrouvez les dessins de Flo sur: http://www.florian-roulies.info

 

Alain Duhamel - Le Fait Politique - RTL - La demande d'ordre des Français

Ségolène Royal serait la seule candidate socialiste capable de devancer, d'un seul point, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle, selon un sondage TNS Sofres pour "Le Figaro", LCI et RTL publié mardi. Les Français expriment clairement leur envie d'ordre et de sécurité, plus importante que les libertés individuelles maintenant.

écouter Alain Duhamel:
http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid=450851&rubid=17310

 

Interview exclusive: Ségolène Royal se prononce pour le mariage des homos dans «Têtu»

«Pour moi, la question fondamentale est celle des discriminations.»
C'est ainsi que Ségolène Royal a débuté l'entretien exclusif accordé à Têtu, daté de juillet-août 2006, en kiosques le 21 juin.
La candidate préférée des Français pour l'élection présidentielle a enfin levé le voile sur ses positions sur l'ouverture du mariage et de l'adoption par les couples homosexuels. L'ancienne ministre de la Famille du gouvernement Jospin défend la reconnaissance des familles homoparentales et se prononce en faveur du mariage des couples gay et lesbiens. «À partir du moment où on reconnaît la famille homoparentale comme une famille, cette famille a le droit de concevoir un projet familial [...] Si un homosexuel peut adopter seul, pourquoi un couple homosexuel ne pourrait pas le faire? Les fondements juridiques sont là. On peut franchir le pas de la reconnaissance de l'homoparentalité sur la base de la qualité du projet familial.»

Surtout, la présidente de la région Poitou-Charentes revient sur sa position sur l'ouverture du mariage civil aux couples gay et lesbiens. «Je comprends la revendication exprimée par les homosexuels sur le mariage parce qu'elle s'inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre les discriminations», explique Ségolène Royal avant de préciser: «Cette revendication d'égalité des droits me semble cohérente avec l'émergence de libertés nouvelles. Chacun doit pouvoir construire sa vie avec dignité, avec des règles claires, qui s'appliquent à tous.»
Elle explique ensuite pourquoi elle défendait précédemment plutôt l'idée d'une union à celle du mariage pour les couples homos. «Je pense toujours que le mot union est juste, qu'il correspond plus à la réalité. Pour autant, j'ai bien conscience du symbole: si on parle seulement d'union, on va dire qu'il s'agit d'un sous-mariage. Si ce n'est pas le même mot, on dira que ce n'est pas vraiment l'égalité des droits. L'ouverture du mariage aux couples de même sexe est dans le projet du PS. Le débat aura lieu, et si une majorité de gauche est élue, elle votera un texte mettant en application ce projet».
Dans cet entretien, Ségolène Royal aborde également les questions de lutte contre l'homophobie, prévention du suicide chez les jeunes homos, les campagnes d'information sur le sida et les IST.

Retrouvez dans Têtu, en kiosques demain 21 juin, l'intégralité de cet entretien.


par Emmanuelle Cosse

source:
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=9718

19 juin 2006

 

Compte rendu de la réunion du 12 Juin des comités parisiens Désirs d'avenir - Ségolène vue par Sophie : rencontre

Le 10 avril au 2Steps Café, rue Oberkampf, nous étions 50. Le 9 mai, dans la salle Lisbonne du Fiap, dans le 13ème, 150 ! Et nous voici, le 12 juin, 300 Désireux d’Avenir réunis sous les ors et les lustres de la salle des fêtes de la mairie du 19ème, administrée par Roger Madec, ségoliste de la première heure (merci, Monsieur le Maire, à vous et à votre équipe, de nous avoir si bien accueillis !).

UN ELFE QUI NE MACHE PAS SES MOTS

Nous nous étions rassemblés pour écouter et discuter avec Sophie Bouchet-Petersen, co-fondatrice de Désirs d’Avenir, par ailleurs conseillère, collaboratrice et amie de Ségolène Royal depuis…23 ans ! Un conseiller politique, attention, ce n’est pas n’importe qui (nous disons « il » parce que c’est souvent un homme !), on l’imagine chargé de secrets, persuadé de tout savoir et, quand il ne sait pas, enrobant son ignorance d’approximations veloutées… Alors, quand on découvre Sophie Bouchet-Petersen, une sorte d’elfe argenté qui ne mâche pas ses mots et explique d’une voix forte et sans reprendre son souffle, avec un humour, une clarté rigoureuse et un vocabulaire du coin de la rue tout ce que nous désirons savoir sur le ségolisme… on se rend compte soudain que oui, faire de la politique autrement, ça existe, ce n’est pas juste une expression usée.

Tout a commencé de manière assez cocasse : lorsque notre invitée a découvert la grande salle (bondée) et la tribune qui culminait à un mètre cinquante au-dessus des spectateurs derrière une rangée de géraniums en plastique, elle a refusé tout net de grimper là-haut et décidé que tout se passerait au même niveau que les ami(e)s venu(e)s ce soir, elle debout pour qu’on puisse la voir. Détail, oui, mais révélateur d’une volonté de simplicité et de proximité…Un état d’esprit, en somme.

RENCONTRE AVEC UNE AUTRE MANIERE DE FAIRE DE LA POLITIQUE

Sophie Bouchet-Petersen nous a expliqué comment elle a rencontré et apprécié Ségolène Royal alors qu’en 1983, les deux jeunes femmes étaient chargées de mission à l’Elysée. « Elle avait un style, une manière voir et de parler différente de tout le monde, elle n’était pas conforme et c’est ce qui m’a plu : compétente mais pas techno. Son discours était plus libre, elle s’appuyait sur la parole des citoyens et des gens de terrain qu’elle rencontrait, elle la prenait au sérieux. Le fait de remonter cette parole vive au palais présidentiel était formidablement stimulant. Elle était aussi très déterminée. François Mitterrand aimait son regard sur les choses ». La méthode Royal - écoute et compréhension - était déjà en place. Sophie était intriguée par cette personnalité, cette façon d’être qui suggérait une conception de la politique tout à fait nouvelle. Mieux qu’un coup de foudre : une découverte, une estime et une admiration progressives.

En 1988, Segolène Royal arrache à la droite, contre toute attente, la circonscription des Deux-Sèvres. En 1993, année de défaite pour la gauche, Ségolène y est, elle, brillamment réélue parce qu’elle a compris l’esprit de ce territoire et des citoyens qui l’habitent, parce qu’elle a su s’y enraciner, mériter la confiance et conquérir sa légitimité.

DISCOURS DE LA METHODE

Sophie a travaillé avec Ségolène Royal lorsqu’elle était Ministre de l’Enseignement scolaire puis de la Famille ; elle rappelle le travail accompli et éclaire la manière dont les réformes y ont été conçues et mises en oeuvre. A chaque étape, on retrouve la méthode particulière à Ségolène Royal.

En 1999, Ministre déléguée à l’enseignement scolaire, Ségolène avait en charge le secteur primaire et le collège (maillon faible du système scolaire où se concentrent toutes les difficultés et toutes les contradictions). Sophie s’est plus particulièrement investie dans le domaine des ZEP. Pour Ségolène, l’égalité des chances suppose qu’on s’attaque conjointement à tout ce qui fait obstacle à la réussite des élèves, dans et hors l’école. La gauche, c’est d’abord ça : le refus de la fatalité de l’échec scolaire.

C’est en allant beaucoup sur le terrain qu’elle a construit sa politique, en consultant l’ensemble de la communauté éducative, sans oublier les parents parce que la réussite des élèves a besoin d’un dialogue et d’une coopération entre l’école et les familles. Toujours ce souci de prendre le temps d’un diagnostic partagé : elle a confié à François Dubet, spécialiste des questions scolaires, et à son équipe de chercheurs la réalisation d’un état des lieux sur le collège. Pendant un an et dans la France entière, ils ont recueilli l’avis de tous les acteurs de la communauté scolaire, écouté les difficultés des enseignants, noté les attentes et les propositions, afin de préparer des mesures pour le collège. Objectif de Ségolène : un collège pour tous qui soit aussi un collège pour chacun, pour chaque élève dans sa singularité et avec ses besoins propres.

(...)

Suite du compte rendu de la réunion du 12 Juin sur le blog du comité parisien:
http://segoleneparis.fr/?q=node/161

18 juin 2006

 

Sur ses terres, Ségolène Royal appelle à "tourner la page"

"La voilà!", crie quelqu'un, et le silence se fait sur la place de Saint-Néomaye, village des Deux-Sèvres. Ségolène Royal s'avance, fait un tour pour saluer les sympathisants et, avant de partager avec eux un pique-nique, les appelle à "tourner la page".

"J'espère bien. Il y en a assez de la droite!", lâche Serge, 69 ans, au milieu de 200 personnes, dont beaucoup viennent de prendre leur carte au PS, ayant décidé de partager le déjeuner avec la présidente de la région Poitou-Charentes.

La fédération socialiste des Deux-Sèvres affirme avoir doublé son nombre d'adhérents ces derniers mois et compter aujourd'hui près de 1.200 membres.

"Ces nouveaux venus sont un atout formidable pour le Parti socialiste sans lequel il n'y a pas de démocratie possible. Il renforce sa crédibilité et montre l'envie qu'ont les gens de voir les choses changer", se réjouit Ségolène Royal.

"Tous ensemble, il faut écrire une nouvelle page de l'histoire de France!", lance la candidate probable à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007. "Le Parti socialiste va déclencher un mouvement dynamique lors de l'élection. La campagne présidentielle sera une campagne de gauche. La gauche a un formidable défi à relever".

"J'en suis convaincue. C'est pour cela que j'ai adhéré", explique Juliette, 25 ans, toute nouvelle adhérente, qui a déjà fait son choix quant à son candidat. "Mme Royal incarne quelque chose de différent, de nouveau dans ce monde politique pas brillant, dont tout le monde a assez", argumente la jeune fille, impatiente d'aller saluer sa candidate préférée et de la prendre en photo.

L'assistance acquiesce lorsque Ségolène Royal affirme que "le pays a besoin de rétablir un ordre juste, avec une sécurité durable, un nouvel environnement. Et ces valeurs, dans la campagne présidentielle, seront portées par la gauche".

"Elles sont à l'opposé de celles du gouvernement Villepin-Sarkozy qui est en faillite sur tous les plan", insiste-t-elle.

Evoquant l'actualité, la députée des Deux-Sèvres juge aussi "insupportable" que "certains patrons d'entreprises partent avec un pactole alors qu'ils ont échoué dans leur tâche". "Dans le même temps, des salariés sont licenciés sans avoir fait de faute. C'est un désordre économique total", dénonce-t-elle.

L'ancienne ministre de François Mitterrand appelle enfin les convives à se tenir prêts car ils ont "un rôle éminent à jouer". "Je compte sur vous quand le moment viendra", conclut-elle, avant d'entamer le déjeuner.

Un pique-nique où la tarte au fraise n'était pas interdite au dessert. "J'aime beaucoup", affirme en riant Ségolène Royal, prise pour cible la veille par un entarteur lors d'un déplacement à La Rochelle, rappelant cependant que "les agressions physiques de toute nature ne sont pas acceptables".


source:
http://www.20minutes.fr

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17 juin 2006

 

Jean-Marc Ayrault semble se rapprocher de Ségolène Royal

PARIS - Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, se déclare favorable aux propositions de Ségolène Royal sur la délinquance et les 35 heures, qui ont suscité un vif débat au sein du PS.

"Rien ne me choque dans ce qu'elle dit et je constate que son approche d'un 'ordre juste' rencontre une vraie résonance dans le pays", dit-il dans une interview au Journal du dimanche.

La candidature de Ségolène Royal à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007 se heurte à l'opposition de certains poids lourds du parti. Ces derniers critiquent ses propositions en estimant que la présidente de la région Poitou-Charentes se rapproche trop des thèmes de la droite.

"Elle a raison de vouloir examiner sans complaisance nos décisions passées, de tirer par exemple les leçons de la manière dont les 35 heures ont été appliquées", dit Jean-Marc Ayrault.

"Je partage sa volonté d'aborder tous les sujets sans tabou : le patriotisme, ce n'est pas Le Pen, la sécurité, ce n'est pas Sarkozy, la famille, ce n'est pas Villiers, le civisme, ce n'est pas Villepin", ajoute-t-il.

Patriotisme, famille, civisme "sont des valeurs républicaines que les socialistes doivent défendre et adapter à la société d'aujourd'hui au même titre que l'égalité, la solidarité et la laïcité", dit-il. Evoquant les candidatures au PS, le député-maire de Nantes précise qu'il se déterminera fin septembre lors du dépôt des candidatures. AP

source :

http://www.liberation.fr/page.php?Article=391118

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060617.FAP3564.html?1733


15 juin 2006

 

Ségolène Royal plaide pour un "ordre social juste"

NOUVELOBS.COM | 16.06.06 | 07:07

La candidate à l'investiture socialiste pour 2007 dit vouloir lutter contre la montée de la précarisation.

Ségolène Royal (AP)
Ségolène Royal (AP)
S égolène Royal, candidate à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, a plaidé jeudi soir 15 juin pour un "ordre économique et social juste" afin de lutter contre le "sentiment de déclassement" et la montée de la précarisation qui gagnent une partie des Français.
"L'ordre économique juste, c'est un ordre économique qui cesse de voir la France tirée vers le bas, qui la remet vers le haut, qui refuse la société du 'précariat', qui refuse l'insécurité salariale et qui fait en sorte que chacun puisse vivre dignement de son travail. Et, aujourd'hui, on en est loin", a lancé la députée des Deux-Sèvres, interrogée sur France-2.
Ségolène Royal a mis en doute les chiffres officiels qui montrent une hausse en moyenne du pouvoir d'achat des Français. "D'ailleurs, l'INSEE l'admet, les indices ne sont pas valables, ils ne correspondent pas à la réalité de la consommation", a-t-elle assuré. "Si nous revenons aux responsabilités, il faudra établir un calcul démocratique de la hausse du coût de la vie, avec les consommateurs, avec les petits retraités, avec les salariés jeunes."

Fausse route

Interrogée sur l'annonce de la suppression de 15.000 postes dans la Fonction publique en 2007, Ségolène Royal a estimé que le gouvernement faisait fausse route. "Dans ce budget, le gouvernement fait des cadeaux fiscaux aux hauts revenus pour un montant de quatre milliards d'euros. Et, quatre milliards d'euros, c'est sept fois le coût de 15.000 fonctionnaires. Et, 15.000 emplois, c'est ce qui manque dans la recherche, l'innovation et l'enseignement supérieur", a-t-elle expliqué.
"La réforme de l'Etat doit être abordée d'une façon différente", a ajouté la candidate préférée des Français à l'investiture socialiste. "Je pense que les économies viendront d'une meilleure répartition des compétences et d'une confiance faite aux territoires pour gérer au plus près un certain nombre de problèmes et pour améliorer les services rendus."

Distance avec le projet socialiste

"En revanche, je crois qu'il faut maintenir les agents publics là où on en a besoin, et en particulier ce n'est pas le moment de dégarnir l'Education nationale", a-t-elle souligné.
Concernant la promesse de renationalisation d'EDF contenue dans le projet du Parti socialiste, l'ancienne ministre n'a pris, pour sa part, aucun engagement. "Le projet socialiste est un socle avec des grandes orientations, nous l'appliquerons en fonction des moyens financiers dont nous disposerons", a-t-elle nuancé. "Et puis, nous ferons des choix, nous discuterons des priorités dans le cadre d'un fonctionnement démocratique." AP



source :
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060616.OBS1983.html


voir l'intervention de Ségolène Royal à Question ouverte - France 2:



Voir la vidéo

 

Le discours sans tabou d’une candidate populaire

Challenges.fr | 15.06.2006

par Robert Schneider

Politique : A lire, dans le texte, les propositions de Ségolène Royal, elles sont vraiment de gauche, et rassurantes pour la France « fragile ».


Trente-quatre lignes ! Il a suffi de trente-quatre lignes de Ségolène Royal sur les 35 heures pour achever de mettre le feu au PS ! Il est vrai qu’elles ont été rendues publiques peu après ses propositions ­iconoclastes sur la sécurité et peu avant la présentation du projet socialiste. Ce court passage du deuxième chapitre de son livre « interactif » consacré aux « désordres de l’emploi et du travail » rompt avec le discours officiel du PS.

Vraie critique de gauche
Elle n’hésite pas à mettre l’accent sur les aspects négatifs de l’une des mesures emblématiques du gouvernement Jospin, considérée par les socialistes et par une majorité de Français comme une conquête sociale. Pas ceux avancés par la droite et les libéraux, qui rendent les 35 heures responsables de la dépréciation du travail.Non, ce que Ségolène Royal leur reproche, c’est d’avoir « été conçues davantage comme un outil de création d’emplois [350 000] que comme l’aboutissement d’une réflexion sur les conditions de travail ». C’est leur contrepartie : « Un spectaculaire assouplissement du droit du travail et une flexibilité accrue » qui a fait passer « la proportion des salariés à horaires flexibles de 10 à 40 %, soit plus que les salariés américains ». C’est enfin et surtout l’inégalité « des efforts et des gains : c’est essentiellement au bas de l’échelle des qualifications et des statuts que la flexibilité a été accentuée. […] D’où ce résultat non voulu : une dégradation de la situation des plus fragiles . » A ceux qui, au PS, l’accusent de dérive droitière, elle répond donc par une critique de gauche des 35 heures, qui ont contribué à couper les socialistes de leurs électeurs des classes populaires.

Dérives du capitalisme
Alors, s’est-on trompé sur Ségolène Royal ? A-t-on mal lu son hommage à Tony Blair, début février, dans le Financial Times ? Non, mais ceux qui en ont déduit qu’elle était so­ciale-libérale n’ont retenu que partiellement ses propos. Si elle a ­regretté que le Premier ministre britannique soit caricaturé par les socialistes français, si elle a reconnu qu’il avait obtenu, face au chômage des jeunes, de vrais succès en recourant à plus de flexibilité et à plus de sécurité, elle a surtout mis au crédit de Tony Blair de « réinvestir dans les services publics » .
Ceux qui tireraient de son chapitre sur l’emploi – très sévère sur le modèle capitaliste actuel – la conclusion qu’elle reste au fond une socialiste archaïque commettraient la même erreur. Elle ne croit certes pas aux « vertus naturelles » du marché. Elle déplore que l’économie ait pris « un temps d’avance sur le politique » . Elle raille ceux qui affirment que « la forme actuelle de l’économie serait l’horizon indépassable de l’humanité » et soutient au contraire que « ce discours de la [fausse] modernité est en réalité d’un archaïsme confondant ».
Mais pour condamner cette dérive du capitalisme, notamment la financiarisation de l’économie, elle ne convoque pas Marx. Elle s’appuie sur Claude Bébéar, président du conseil de surveillance d’Axa, qui dénonce « une économie de type Far West » . Ou sur Patrick Artus, qui s’interroge : « Le capitalisme est-il en train de s’autodétruire ? » Pour brocarder les fonds de pension qui contrôlent 40 % des actions mondiales, elle cite Jean Peyrelevade : « Ils polluent par pure cupidité la légitime volonté d’entreprendre. » Pour démontrer qu’une stratégie juste fondée sur le moins-disant salarial est le plus souvent perdante, elle s’appuie sur une enquête du MIT.

Le modèle scandinave, aussi
Malgré ce réquisitoire, Ségolène Royal reconnaît que « toutes les alternatives à l’économie de marché ont échoué. Le problème n’est donc plus de savoir par qui remplacer le marché mais comment l’organiser […]. Comment, sans nostalgie dirigiste ni fantasme d’économie administrée, remettre chaque chose à sa place : l’économie dans sa fonction, qui est de satisfaire les besoins et les aspirations humains, et la politique dans son rôle, qui est de garantir le bien commun . » Elle admet qu’il peut y avoir des facteurs de progrès dans la libre concurrence et des effets positifs dans la mondialisation à condition que « leurs effets pervers soient corrigés » .
Comme DSK, Lang ou Hollande, elle s’inspire du modèle scandinave : les entreprises ont besoin d’ « agilité » – mot qu’elle emploie pour flexibilité –, les salariés, de sécurité et de dignité, avec des formations personnalisées lorsqu’ils sont au chômage, la société, de dialogue entre par­te­naires sociaux avec l’aide de l’Etat, garant de l’intérêt général. Dans ce chapitre diagnostic, Ségolène Royal dessine un programme compatible avec le projet socialiste.
Sa différence est dans sa façon de dire les choses, de prendre en compte la réalité, de bousculer les vieilles tables de la loi socialiste, de lancer le débat, de faire bouger les lignes. Elle impose une méthode : provoquer pour lancer le débat et occuper le terrain. Un style : parler vrai, sans tabou. Une stratégie : reconquérir l’électorat populaire qui a si cruellement fait défaut à Lionel Jospin en 2002. Une attitude : afficher sa liberté. C’est déjà cela, le changement.

source:
http://challengestempsreel.nouvelobs.com/france/chall_23607.html

14 juin 2006

 

Cohn-Bendit rêve d'un duo Royal-Voynet pour 2007

Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe des Verts au Parlement européen (mais qui n'a aucune fonction chez les Verts français), a souhaité hier « un tandem féminin » de candidates pour la présidentielle de 2007, composé de Ségolène Royal et de Dominique Voynet. « La majorité présidentielle de Ségolène Royal a besoin d'une écologie politique forte, de Verts qui existent », a-t-il affirmé sur France 2, tout en appelant les écologistes à sortir de leur « marasme ». Mais, a-t-il aussi indiqué, il faut que « le PS prenne les Verts au sérieux ».

source:
http://www.lesechos.fr/info/rew_france/4434894.htm

13 juin 2006

 

Aziz Ridouan, 18 ans, d'origine marocaine, lobbyiste des internautes, il est devenu une des chevilles ouvrières de la Ségosphere

Retenez bien son nom. Pas parce qu'il est le protégé de Ségolène Royal, SR dans le répertoire de son portable (500 numéros, dit-il). Il a fait irruption avant qu'elle ne prenne ses grands airs de candidate. C'était à l'Olympia, il y a deux ans, un jour de conférence de presse, les patrons des puissantes compagnies de disques annonçaient que tout petit malin qui télécharge pourrait être poursuivi. Lui s'est faufilé. Sa bande d'internautes s'était cotisée pour lui payer le billet de train Saumur-Paris. Entre deux questions, il a demandé le micro, s'est levé et a dit:«Je m'appelle Aziz Ridouan, je suis lycéen. Je télécharge de la musique et des films. Je vis avec ma maman qui gagne l'équivalent du RMI. Je ne veux pas aller en prison.» Il avait 16 ans. Sa carrière était lancée. Il a quelque chose à la place de la peur, un élastique cousu à la volonté, ou bien un ressort sous les baskets, quelque chose qui ne surgit que rarement à cet âge-là.

suite de l'article sur:
http://www.liberation.fr/page.php?Article=389667

12 juin 2006

 

Le PCF prêt à voter Royal au second tour

Le Conseil national du PCF a décidé vendredi de poursuivre la campagne avec d'autres forces de gauche pour une candidature unitaire antilibérale en 2007, mais aucun nom ne s'impose à ce stade, alors que la LCR pourrait annoncer fin juin l'entrée en lice d'Olivier Besancenot. Marie-George Buffet continue de mettre en avant une candidature communiste, qui, selon elle, serait « la garantie » du succès grâce notamment à la force de frappe des quelque 140.000 militants communistes. Tout en critiquant le projet du PS, elle a affirmé que l'objectif principal était de « battre la droite » et qu'à cette fin le PCF voterait au second tour de la présidentielle pour le candidat de gauche le mieux placé, y compris Ségolène Royal.

source:
http://www.lesechos.fr/info/rew_france/4433548.htm

11 juin 2006

 

Bertrand Delanoë "prend acte" de la popularité de Ségolène Royal

Challenges.fr | 11.06.2006 | 11:39

Bertrand Delanoë (à droite), François Hollande (au centre) et Lionel Jospin. Le maire de Paris ''prend acte'' de la popularité de Ségolène Royal et des qualités de Lionel Jospin mais pense que le prétendant socialiste pour 2007 s'imposera avant tout par ses idées.
REUTERS - Regis Duvignau
Bertrand Delanoë (à droite), François Hollande (au centre) et Lionel Jospin. Le maire de Paris ''prend acte'' de la popularité de Ségolène Royal et des qualités de Lionel Jospin mais pense que le prétendant socialiste pour 2007 s'imposera avant tout par ses idées.
PARIS (Reuters) - Bertrand Delanoë "prend acte" de la popularité de Ségolène Royal et des qualités de Lionel Jospin mais pense que le prétendant socialiste pour 2007 s'imposera avant tout par ses idées.
"C'est le contenu qui l'emportera. Ce qui sera utile de 2007 à 2012, c'est que ce pays bouge, y compris dans ses pratiques démocratiques", a-t-il déclaré dimanche sur radio J.
Critiqué pour avoir renvoyé dos à dos tous les présidentiables socialistes, le maire de Paris a réaffirmé que la compétition au sein du PS était trop empreinte d'individualisme.
"Notre démocratie est malade de faire du talent et des convictions des leaders uniquement une espèce de spectacle", a-t-il déploré. "On donne trop d'importance aux personnes et pas assez aux idées".

"Je prends acte de la popularité de Ségolène Royal", a néanmoins ajouté Bertrand Delanoë.

source et suite de l'article sur:
http://challengestempsreel.nouvelobs.com/france/arti_45794_24026.html

10 juin 2006

 

La députée PS s'est dit favorable au mariage et à l'adoption pour les gays.

C'est dit. Pour la première fois, Ségolène Royal s'est engagée, à une heure de grande écoute, vendredi matin, sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels. Elle n'a pas parlé à la première personne. Elle a été pleine de précautions. Mais ça y est. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé, mais il faut tenir compte de la sensibilité des uns et des autres», a-t-elle déclaré sur France Inter.

«C'est la première fois qu'elle est aussi claire, se félicite Alain Piriou, porte-parole de l'inter-LGBT (lesbienne, gaie, bi et trans). Ses précautions ne me semblent pas choquantes, mais j'espère que ce n'est pas un prétexte pour que la réforme n'aboutisse pas.»

Noël Mamère est peut-être le plus content. En 2004, il avait célébré l'union civile de deux hommes dans sa mairie de Bègles, un mariage que Royal avait qualifié «un peu paillettes». «Il faut lui dire que l'opinion est apte», a-t-il confié à Libération. Un sondage BVA, publié dans le Figaro du 9 juin, le confirme : 60 % des Français sont pour l'ouverture du mariage aux homos. Et 48 % se prononcent en faveur de l'adoption, 50 % étant contre.

source et suite de l'article sur:
http://www.liberation.fr/page.php?Article=389108

09 juin 2006

 

Ségolène Royal: "être socialiste, c'est oser dire les choses en face"

LA-ROCHE-SUR-YON (AP) -- Ségolène Royal, candidate probable à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a appelé vendredi à un "socialisme de la confrontation aux réalités".
En déplacement à La Roche-sur-Yon (Vendée), la présidente de la région Poitou-Charentes a plaidé devant une salle de 900 sympathisants pour un "socialisme qui ose dire les choses telles qu'elles sont". "Afin de renouer la confiance" avec les Français, il faut "agir juste et réformer vite", a-t-elle dit.
Ségolène Royal s'est par ailleurs exprimé sur la mondialisation, demandant à la population française de "regarder de façon positive ce qui se passe dans le monde". Aux politiques, a-t-elle poursuivi, "d'expliquer ces formidables mutations qui sont une chance, un progrès, pour tous".
Sur la question de l'insécurité, la députée des Deux-Sèvres s'est étonnée que "le monopole de la tranquillité publique soit de droite", alors que la sécurité est "en faillite". Selon elle, "la sécurité est un concept de gauche. C'est nous qui allons la réaliser face à Nicolas Sarkozy".
Pour l'ancienne ministre socialiste, "l'ordre public doit aussi être un ordre public social car on construit du solide, du durable sur les socles de la justice".
"C'est ce que j'appelle l'ordre juste", a observé Ségolène Royal. "Jaurès le disait déjà quand il appelait à en finir avec l'injustice qui du père au fils passe avec le sang. Et François Mitterrand aussi pour qui le premier scandale était dans l'injustice fauteuse de désordre". AP


source:

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060609.FAP1956.html?2016

 

"Réussir ensemble le changement"

Aux militants d'enrichir le Projet, voté à l'unanimité par le bureau national du PS le 7 juin

Le Bureau national du PS et ses 73 membres ont voté à l'unanimité mercredi dans la nuit le projet du parti pour 2007, baptisé "Réussir ensemble le changement", texte qui souligne avec force l'ancrage à gauche des socialistes et entend "répondre à l'urgence sociale" née de la crise économique du pays.
Son ambition: "transformer la société" face à "la domination de la finance mondiale". Quelques-uns de ses points forts : le SMIC à 1500 euros d'ici 2012, un "bouclier logement" pour les plus démunis, une "couverture professionnelle universelle" et l'avènement d'une "République parlementaire".
Le projet va maintenant être débattu dans les sections par les militants, qui voteront le 22 juin, avant sa ratification le 1er juillet.
source:
http://www.parti-socialiste.fr/tiki-index.php

 

Bilan de son action aux ministères à l'Enseignement scolaire, puis à la Famille.

par Charlotte ROTMAN


Serre-tête de velours ou bottines de cuir rouge ? Fille de militaire, originaire d'une famille nombreuse et catholique, on voit souvent Ségolène Royal comme une mère de la nation, puritaine et pudibonde. Ceux qui lui reprochent d'incarner l'ordre moral citent, entre autres, sa croisade en 2002 contre la pornographie («Projeter des images pornographiques à des jeunes enfants, c'est une forme insupportable de violence.») ou sa sortie en 2003 contre le string des jeunes filles («Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles.») Au ministère de l'Enseignement scolaire, elle fit parler d'elle en bataillant contre le bizutage ou la pédophilie.



Ses défenseurs, eux, invoquent invariablement son combat pour la délivrance de la pilule du lendemain par les infirmières scolaires. Vendredi matin, sur France Inter, Daniel Cohn-Bendit a battu en brèche l'image «un peu traditionnelle sur la famille» qu'on lui prête : «Une femme, non mariée, mère de 4 enfants, qui arriverait à l'Elysée, ce serait une révolution culturelle pour la France.» Au ministère de la Famille, où Lionel Jospin l'avait nommée en 2000, elle s'est activée, avec un credo en tête : la famille n'est pas le monopole de la droite. L'une de ses priorités a été d'«affirmer la responsabilité des deux parents». A l'époque, pas question de mise sous tutelle des allocations ou de sanction des parents. «Dans sa grille de lecture, il fallait consolider l'axe adultes-enfants», se souvient une proche conseillère. Ségolène Royal a travaillé à l'affermissement des liens entre l'enfant et chacun de ses parents. Notamment en cas de séparation : elle a instauré une fiche d'inscription scolaire au nom du père et de la mère. Ou a arraché l'application des réductions tarifaires de la SNCF aux deux parents. L'une de ses mesures phares, qui touche potentiellement 2 millions d'enfants, fut l'instauration de la résidence alternée (le juge fixait jusqu'alors la résidence chez un seul des parents). La garde alternée n'est pas rendue obligatoire mais devient le modèle. Un choix imposé contre l'avis de certaines féministes.

Partisane pour elle-même de l'union libre («un choix de liberté»), elle a dit de son propre foyer : «A quel moment, dans une histoire familiale, est-on ou n'est-on pas dans la "norme''?» A son arrivée au ministère de la Famille, elle explique qu'«il faut aider les familles, quel que soit leur forme, à être bonnes à vivre pour chacun». Sa loi du 4 mars 2002, qui prévoit la délégation de l'autorité parentale à un tiers de confiance, revient à donner un statut aux beaux-parents des familles recomposées. Cette disposition a été utilisée par les couples homosexuels, ce que n'ignorait pas Ségolène Royal, même si elle n'imaginait pas leurs succès devant les juridictions, notamment depuis un arrêt favorable de la Cour de cassation. Ces familles faisaient d'ailleurs partie du paysage au ministère, l'APGL (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens) y était une interlocutrice régulière.

Aide aux familles précaires, promotion de réseaux d'aide à la parentalité, valorisation de la place du père, modes de garde des moins de 3 ans, réforme de l'Aide sociale à l'enfance ou pénalisation des clients de prostitués de 15 à 18 ans, Ségolène Royal s'est mêlée de tout. Y compris de sujets sensibles qui faisaient fuir d'autres ministres, comme l'accès à la connaissance des origines des nés sous X. Au final, sa mesure la plus populaire demeure certainement l'instauration d'un congé paternité de deux semaines. Une invention qualifiée à l'époque par elle-même de mesure «presque aussi importante que le droit de vote des femmes». Rien que ça.


source:

http://www.liberation.fr/page.php?Article=389109


08 juin 2006

 

"Le choc Ségolène"

par Jean Daniel,cofondateuret directeurdu Nouvel Observateur

L'INSOLITE ET SAVOUREUSE
émergence de Mme Ségolène Royal sur la scène montre à quel point la politique intérieure nous ennuyait jusque là. Grandes causes, oui ! Mais conquête du pouvoir, très peu pour nous. Avions-nous tort ? Probablement. Après tout, pour ce qui est de la gauche, une formation politique qui peut offrir des Fabius, Hollande, Lang et Strauss-Kahn (sans oublier Jospin !) n’a pas à rougir. Mais c’est un fait que je m’ennuyais et que Ségolène réveille soudain la gauche de son assoupissement rituel.Alors, Ségolène ? Eh bien, on ne pourra pas dire cette fois que ce sont les médias qui l’ont fabriquée. Ebaubis et ricaneurs, les commentateurs l’ont découverte dans les sondages. Et l’on n’a pas manqué de l’attendre au tournant. Avait-elle seulement la moindre idée ? Hélas, hélas, voici qu’il faut bien lui concéder qu’elle prétend restituer à la gauche de grandes orientations populaires. Elle ne s’est pas trompée comme Fabius. Elle n’a pas cru que les « nonistes » constitueraient un rassemblement ni un sursaut. Elle a bien réalisé que plus du tiers des partisans du non avaient voté à droite. Alors, elle s’est tranquillement adressée à eux. Et cela avec deux sujets au moins, dont nous répétons inlassablement qu’ils devraient être au cœur des préoccupations de la gauche - à savoir la sécurité et l’immigration. Sur ces deux sujets, on a déjà d’ailleurs écrit ici que nous ne verrions aucune objection à ce qu’ils fussent déclarés d’intérêt national et qu’ils suscitent une politique bi-partisane. En dépit des passions électorales ou peut-être grâce à elles, voici que s’annoncent de sérieux débats. Qu’est-ce qui fait écouter la voix d’un acteur politique lorsqu’il parle ? La réponse en est simple : lorsque l’on n’éprouve pas le besoin de se demander pourquoi l’orateur dit ce qu’il dit et quelle stratégie personnelle il sert. C’est très rare. Pour hausser un peu le niveau, lorsque De Gaulle parlait de la France, on savait qu’il ne pensait pas à M. Lecanuet, et quand Mendès France fixait des objectifs au pays, il ne venait à personne de se demander s’il voulait nuire à Guy Mollet. Raymond Barre ne pensait pas à Jacques Chirac et, en politique étrangère du moins, François Mitterrand, très souvent, ne pensait à personne.Rapprochons-nous des temps présents. Lionel Jospin m’a inspiré le même sentiment.Et aujourd’hui, le plus inattendu est que ce soit Ségolène Royal qui donne l’impression, lorsqu’elle dit quelque chose, de ne pas penser à ses rivaux ou à ses détracteurs. Cela ne suffit pas pour constituer un grand tempérament ni pour procurer une pensée solide. Mais seulement voilà, lorsque ces gens-là parlent, je les écoute.

suite de l'article sur:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060608.OBS0895.html


Retrouvez les dessins de Flo sur: http://www.florian-roulies.info

 

IFOP : 51% pour Ségolène Royal, 48% pour Sarkozy

Avec 51% de soutiens, Ségolène Royal l’emporte face à son rival qui recueille pour sa part 48% d’opinions favorables, inversant ainsi le rapport de force de mai dernier.

L’inclination des plus jeunes en faveur de Ségolène Royal se renforce encore ce mois-ci, 68% contre 62% en mai la préférant au Président de l’UMP.

Ségolène Royaldevance également très nettement son adversaire auprès des diplômés du supérieur (66% contre 28%) et des profession libérales, cadres supérieurs (61% contre 38), alors que Nicolas Sarkozy séduit pour sa part les plus âgés (64% contre 36% pour Ségolène Royal).

Les soutiens de leur camp politique respectif ne faiblissent pas (84% pour Ségolène Royal au sein des sympathisants du Parti socialiste, 89% pour Nicolas Sarkozy auprès des proches de l’UMP).

suite sur:
http://segoloscope.blogspirit.com/

 

Café Ségolène : l'homoparentalité

Qu’est ce qui fait qu’un sujet traité dans le cours d’un débat apparaît comme essentiel à celui qui ne le connaissait pas l’heure d’avant ? l’évidente sincérité des participants ? Les mots choisis ? Ou bien l’émotion intense, souterraine, silencieuse et pourtant palpable qui court par instant ? Le Café Ségolène sur l’homoparentalité avait rempli la salle de la taverne à la République. Dans l’assistance, beaucoup d’homos mais aussi des hétéros comme cet homme qui a assez bien résumé ce que pourrait être –ce qu’on aimerait qu’elle soit - l’attitude moyenne face au sujet : « je suis hétéro, j’ai 62 ans, j’ai beaucoup évolué sur le sujet depuis un an ou deux mais ce soir je comprends mieux tous les problèmes que vous rencontrez… ».

suite du compte rendu sur:
http://segoleneparis.fr/node/187

 

L'Invité de RTL: Ségolène Royal

C'était l'événement politique mercredi matin sur RTL. La candidate à l'investiture socialiste pour 2007 a répondu aux questions de Jean-Michel Aphatie et d'Alain Duhamel. La présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré que le projet adopté la nuit précédente "sera le projet de tout candidat à l'élection présidentielle". Elle a affirme qu'elle se retirerait "devant tout candidat mieux placé qu'elle pour battre la droite" et que cela ne lui poserait "aucun problème", par exemple, de soutenir Lionel Jospin.

- écouter
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Source:
http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid=447353&rubid=17311

 

Ségolène Royal, bravo et bienvenue dans la réalité !

Félicitations à Ségolène Royal pour ses propos sur la délinquance. Enfin, elle délaisse la rhétorique politique de gauche sans prise avec le réel. Bienvenue aussi à Madame Ségolène Royal dans la réalité tragique d’une France, celle des banlieues, qui est le quotidien de milliers de Français. Un véritable cancer qui pourrait, faute de traitement à la hauteur, contaminer toute la société française. Et conduire à un remake de 2002. Avec des effets (bien) plus graves.

Il faut le dire: les propos tenus par Ségolène Royal sur la délinquance ont eu l’effet d’une bombe. A double titre. D’une part, de la part d’une personnalité de gauche, on n’attendait pas autant de fermeté. D’autre part, l’étonnement est à son comble quand le terme encadrement militaire vient d’une femme! Des propos qui scandalisent les éléphants du Parti socialiste.

Voilà qui montre tout le décalage entre les dirigeants du PS et la réalité sociale du pays. Un divorce qu’aux dernières élections présidentielles le PS a payé cher. Mais depuis, aucun aggiornamento n’est intervenu, aucune introspection, aucune analyse sérieuse sur les raisons de cette défaite historique à une élection présidentielle.

Au lieu de ce travail en profondeur et, certainement salvateur, les leaders de gauche continuent à s’en tenir à leur doctrine de gauche qui sonne de plus en plus faux aux oreilles non seulement de leur électorat mais de la population française face à une réalité sociale qui a évolué. Ou disons régressé, avec la progression de la précarité, de la promiscuité pour beaucoup d’immigrés, comme l’ont montré les tragiques incendies à Paris dans les immeubles délabrés où ils ‘’survivaient’’, et l’explosion de la violence.


suite de l'article sur:

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10308


 

Un projet socialiste

Finalement, et en dépit des pronostics alarmistes, la bataille des éléphants n'a fait aucun mort au Parti socialiste. A l'issue de neuf heures d'échanges, les 73 membres du bureau national du PS ont adopté, à la quasi-unanimité, un projet, "Réussir ensemble le changement", qui doit encore être soumis au vote des militants, avant d'être ratifié le 1er juillet. Le pari a donc été tenu. Les vigoureuses empoignades entre présidentiables et autour des propos iconoclastes de Ségolène Royal n'ont pas empêché la conversion de la synthèse réalisée au congrès du Mans, en novembre 2005, en feuille de route pour les élections, présidentielle et législatives, de 2007. C'est un succès qui peut indéniablement être mis à l'actif de François Hollande.

suite de l'article sur:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-780456@51-749161,0.html

 

Pour Peillon, "personne ne peut battre" Royal au PS aujourd'hui


PARIS (AP) -- Ralliant le camp des "ségolistes", le député socialiste européen Vincent Peillon estime mercredi que "personne ne peut battre" actuellement Ségolène Royal au parti socialiste et dénonce les attaques "inacceptables" des jospinistes et autres présidentiables.
"Si l'on votait aujourd'hui au PS, elle obtiendrait les mêmes scores que dans l'opinion. Il n'y a pas un candidat qui peut sérieusement penser qu'il la battrait actuellement devant les militants" socialistes, estime-t-il dans un entretien au "Parisien".
Ce membre du courant socialiste "Nouveau PS" dénonce le "mauvais procès" fait à Mme Royal sur la sécurité ou les 35 heures, tout en reconnaissant que ses termes ont pu être "maladroits". "Les attaques dont elle fait l'objet sont inacceptables, elle est socialiste!" Et d'observer: "chaque fois qu'ils l'attaquent, ils la font monter".
Il s'en prend notamment au jospiniste Claude Allègre, qui a estimé mardi que Mme Royal ne "mérit(ait) pas" d'être candidate. "Qui monsieur Allègre rassemble-t-il, lui qui a mis le feu à l'Education nationale lorsqu'il était ministre?"
Quant aux présidentiables du PS qui accusent leur rivale de marcher sur les plates-bandes de Nicolas Sarkozy ou du Front national, le député européen prévient: "cela relève de l'injure", "ces pratiques-là sont indécentes", "on fait passer des camarades devant la commission des conflits pour beaucoup moins que cela". AP

source:

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060607.FAP1278.html?1046

07 juin 2006

 

"République du respect et sécurité durable"

Ségolène Royal était l'invitée de Françoise Laborde, le vendredi 2 juin aux "4 vérités" sur France 2.

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Le PS français uni pour la présidentielle

Ni vainqueur ni vaincu: après presque dix heures de débats dans une ambiance apaisée, les ténors du PS sont parvenus tôt ce matin à un accord sur leur projet pour la présidentielle de 2007.

Les participants ont intégré plusieurs des demandes de Laurent Fabius et du "Nouveau PS". Si la proposition de Ségolène Royal sur un encadrement militaire n'y figure pas, elle a estimé avoir été entendue.

On a évité le «TSS »

Entamée mardi vers 16h, la réunion sur le projet n'aura pas tourné au "TSS" ("tout sauf Ségolène"). "Il n'y a eu ni de prises de becs ni de tensions particulières. Il y a eu un bon état d'esprit autour de la table. Ca n'a tourné au procès de personne", a affirmé le porte-parole Julien Dray. Seule fausse note, Bertrand Delanoë a regretté que Ségolène Royal fasse entendre sa petite musique dans les médias en fustigeant son "narcissisme".

Le texte a été adopté à l'unanimité de la centaine de votants moins trois abstentions, dont celle d'Arnaud Montebourg. Il sera soumis aux quelque 200'000 militants le 22 juin, puis entériné lors d'une convention nationale le 1er juillet. Il comporte près de 35 pages et s'intitule "Réussir ensemble le changement".

suite de l'article sur:
http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=500&sid=6787056&cKey=1149656663000

 

Ségolène Royal "incarne le changement", selon Valéry Giscard d'Estaing

ARIS (AP) -- L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing a estimé dimanche que Ségolène Royal, candidate probable à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle, "incarne le changement" et "donne une bonne image du changement".
Invité dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, il a précisé qu'elle incarnait le changement notamment "parce que c'est une femme" et "qu'elle ne craint pas de bousculer les tabous".

source:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060611.FAP2285.html?1903

06 juin 2006

 

35 heures: Ségolène Royal s'explique


- Ségolène Royal et Martine Aubry, ancien ministre du Travail à l'origine de la loi sur les 35 heures (juin 2006) - France 2 -

Ségolène Royal et Martine Aubry, ancien ministre du Travail à l'origine de la loi sur les 35 heures (juin 2006) - France 2
Ségolène Royal s'est défendue lundi soir au 19/20 de France 3 de remettre en cause les 35 heures

"Je ne remets pas en cause les 35 heures", a-t-elle affirmé, soulignant qu'elle souhaite au contraire que "cette conquête sociale de première importance", "s'applique de façon positive à l'ensemble des salariés".

La présidente de la région Poitou-Charentes s'est à nouveau dite à l'écoute des Français et des "gens qui souffrent".

"Non seulement je suis de gauche, mais je suis socialiste", s'est défendue Ségolène Royal, estimant être en totale cohérence avec les idées du PS.

Interrogée par Audrey Pulvar, elle a affirmé que les 35 heures, legs du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, avaient créé 350.000 emplois mais avaient fragilisé dans le même temps les salariés les moins qualifiés en raison notamment d'une flexibilité accrue imposée par "certains patrons sans vergogne".

"Il faut que tous les salariés puissent profiter de leurs bienfaits (des 35 heures NDLR): dire cela, c'est revendiquer le progrès social pour tous", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes et candidate à l'investiture du parti socialiste pour 2007.

Mme Royal a ajouté qu'elle était favorable à la généralisation des 35 heures, comme le prévoit le projet du PS qui doit être finalisé mardi. "Le projet dit qu'il faut étendre les bienfaits des 35 heures à tous", a souligné la députée des Deux-Sèvres qui a dit s'appuyer sur "l'intelligence citoyenne".

Cette mise au point fait suite à des critiques qu'elle avait exprimées sur son blog contre les 35 heures.

Sondage: Royal toujours en tête
Ségolène Royal est toujours considérée par une nette majorité de l'électorat de gauche (62%) et même du PS (68%) comme "le meilleur candidat socialiste pour 2007" et domine de très loin tous les autres présidentiables PS, selon un sondage LH2 publié mardi dans Libération.

Mme Royal est désignée comme "meilleur candidat pour 2007" par 62% de l'ensemble des sympathisants de gauche (et par 68% des sympathisants socialistes), selon ce sondage réalisé vendredi et samedi, donc après ses prises de position sur la sécurité, ayant provoqué une polémique à gauche.

Elle est suivie par Dominique Strauss-Kahn, désigné par 22% des sympathisants de gauche (27% des sympathisants socialistes), Jack Lang (21% et 24%), Lionel Jospin (20% et 24%), Arnaud Montebourg (13% et 8%), Laurent Fabius (12% et 8%), Martine Aubry (12% et 12%) et François Hollande (11% et 13%).

source et vidéo du 19/20 sur:
http://elections.france2.fr/presidentielles/2007/21752363-fr.php

 

Ségolène rafle la mise

A la une des journaux mardi : Ségolène Royal fait l'événement ; les sondages semblent lui donner raison ; elle réussit à s'imposer comme l'adversaire pressentie de Nicolas Sarkozy


C'est dans le Journal, Jean-Yves Chaperon. Et ce mardi, Ségolène Royal rafle la mise...

... "Elle a parlé et tout le monde est parti au quart de tour". C'est Bernard Revel qui l'écrit dans "L'Indépendant du Midi", constatant "qu'une fois de plus, elle fait l'événement". Et ça va continuer, car elle sera donc mercredi sur RTL, Ségolène Royal. La voici dès ce mardi, au lendemain de sa sortie remarquée sur les 35 heures, à la une de "Libération", du "Bien Public", du "Parisien"-"Aujourd'hui en France", du "Monde", de "L'Alsace", du "Journal du Centre", de "La Nouvelle République", du "Progrès", et d'autres encore. Des titres, des unes, des éditoriaux qui font d'elle désormais la personnalité incontournable de son camp, qu'elle y soit appréciée ou pas.

Dans le journal, les sondages lui donnent raison en tous cas...

... C'est une évidence qui n'est sans doute pas pour rien dans son audace. Sur la sécurité, l'enquête du journal "Le Monde" lui attribue déjà un net soutien de l'opinion. Et dans "Libération", ce mardi, autre sondage spectaculaire, réalisé auprès des sympathisants de gauche, auxquels on demande quel serait le meilleur candidat socialiste à la présidentielle. Eh bien, dans cette enquête, Ségolène Royal obtient 62 points, quand son second Dominique Strauss Kahn en récolte 22. Oui, 40 points d'avance. Conclusion de Patrick Fluckiger dans "L'Alsace" : "avec son entrée tonitruante dans la campagne, elle ringardise chaque jour davantage son parti ! Plus elle est décomplexée sur les grands sujets de société, plus le PS se montre rivé à ses vieilles lunes idéologiques". Et Jean-Michel Thénard constate dans "Libération" qu'elle a "renversé quelques gros bibelots, cassé un peu de porcelaine, mais plus ses adversaires tempêtent face à ses propositions incorrectes, plus ils la servent". Pour aller encore un peu plus loin encore, Hervé Cannet de "La Nouvelle République du Centre-ouest" pense que : "la difficulté n'est plus vraiment de savoir si Ségolène Royal veut être la candidate contre les socialistes, mais si les socialistes ont le moyen de se passer d'elle".

Bref, plus que jamais, elle réussit à s'imposer comme l'adversaire pressentie de Nicolas Sarkozy...

... C'est bien ça. Il y a chez ces deux personnages d'évidents points communs, "la démarche iconoclaste qui s'attaque aux tabous", comme le résume Chantal Didier dans "L'Est Républicain", ou une volonté générationnelle commune de tourner la page de mai 68, comme l'explique Jacques Duquesne dans "La Croix". Mais voilà : après les dernières prestations décapantes de Ségolène Royal, Olivier Picard, dans "Les Dernières Nouvelles d'Alsace", écrit que "Nicolas Sarkozy n'a d'autre choix que de prendre en considération celle qui vient sur son terrain alors qu'il ne s'y attendait pas". Et d'ailleurs, regardez ce qui se passe, car c'est une des informations du jour, à la une du "Figaro" : Nicolas Sarkozy s'apprête à annoncer que les enfants sans-papiers scolarisés dans les écoles françaises ne seront plus expulsés, leurs familles devraient bénéficier d'un titre de séjour. Voilà ! Comme on dit, les lignes bougent, au risque de se brouiller car, voyez : quand Ségolène Royal va marcher sur les terres de la droite en matière de sécurité, Nicolas Sarkozy, lui, va chercher la gauche sur le socio-humanitaire, disons. Dans "Le Figaro", Marie-Christine Tabet écrit que "Nicolas Sarkozy veut montrer que lui aussi est capable de séduire dans le camp adverse".

source et suite de l'article sur:
http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid=447193&rubid=17320

 

Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy de peu, selon un sondage

Ségolène Royal battrait de peu Nicolas Sarkozy (51% contre 48%) au second tour de la présidentielle de 2007, selon le tableau de bord Ifop que publie Paris Match.

suite de l'article sur:
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=21397&1907

 

35h : "un conquête sociale de première importance"

NOUVELOBS.COM | 06.06.06 | 15:30

Elle qualifie la mesure de "conquête sociale de première importance", dont il faut "étendre les bienfaits à tous".

Une "conquête sociale de première importance", c'est par ces mots que Ségolène Royal a qualifié les 35 heures, lundi soir 5 juin sur France-3. Elle a ajouté que "tous doivent pouvoir profiter de "leurs bienfaits: dire cela, c'est revendiquer le progrès social pour tous".
Cette mise au point de la présidente de Poitou-Charentes et candidate à l'investiture PS pour 2007 fait suite aux critiques qu'elle avait exprimées contre les 35 heures, sur son blog.
Sur France-3, Ségolène Royal Royal s'est dite favorable à la généralisation des 35H, comme le prévoit le projet du PS.
La loi sur les 35 heures a "constitué une formidable avancée sociale" et a "créé 350.000 emplois", s'est réjouie la présidente de la région Poitou-Charentes. Mais, "ce qui est évident, c'est que, pour les salariés situés au bas de l'échelle sociale et les moins qualifiés, les 35 heures n'ont pas été correctement appliquées".

"Appliquées à tous, dans leurs avantages"

"Comme le dit le projet socialiste, aujourd'hui, il faut que les 35 heures soient appliquées à tous, dans leurs avantages", a ajouté Ségolène Royal.
"Dans certaines entreprises, les 35 heures ont été adaptées par des patrons irresponsables par une augmentation des cadences et par une aggravation des conditions de travail".
La députée des Deux-Sèvres a rappelé que le projet socialiste indiquait qu'il fallait "étendre les bienfaits des 35 heures à tous". "Je suis socialiste, donc je veille à la cohérence de mes propos par rapport aux valeurs et par rapport au projet" du PS.
"Non seulement je suis de gauche, mais je suis socialiste", a affirmé Ségolène Royal. (Avec AP)


source:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060606.OBS0510.html

 

Donnez votre avis sur les principaux leaders politiques !

 

Les sympathisants de gauche continuent de plébisciter Ségolène Royal, selon un sondage

PARIS (AP) -- Ségolène Royal conserve une confortable avance sur ses rivaux socialistes. La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes est citée par 62% des sympathisants de gauche comme le meilleur candidat socialiste pour 2007, selon un sondage LH2 publié mardi par "Libération".
Elle devance de 40 points Dominique Strauss-Kahn (22%). Viennent ensuite Jack Lang (21%), Lionel Jospin (20%), Arnaud Montebourg (13%), Laurent Fabius (12%), Martine Aubry (12%) et François Hollande (11%).
Ségolène Royal est encore plus plébiscitée par les sympathisants socialistes: 68% d'entre eux la citent comme leur candidat préféré, devant DSK (27%), Jack Lang et Lionel Jospin (24%), François Hollande (13%), Martine Aubry (12%), Laurent Fabius et Arnaud Montebourg (8%).

source et suite de l'article sur:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060605.FAP0961.html?1816

 

Désir d'avenir

Par Frédéric G. Niedzielski, professeur à l’Ecole des hautes études politiques de Paris. (07/06/2006)

Al’instant où la gestion du lundi de Pentecôte apparaît tel le prototype le plus abscons de la gouvernance à la française, Ségolène Royal dessine progressivement les contours d’une candidature qui comptera parmi les plus originales de l’histoire de la Ve République. Femme à la silhouette agréable, certains auraient voulu imaginer autre chose. Une femme qui oppose des idées et de la fermeté à ceux qui, au sein du Parti socialiste, n’ont de cesse d’évoquer la “commission du projet”, dont il est à craindre qu’elle ne serve à rien, si ce n’est, pour la plupart des leaders socialistes, à prendre date, à évaluer leur force ou à négocier une place lors du second tour de la primaire interne qui se profile.

A-t-on jamais vu un président de la République victime et tributaire d’un programme qui lui serait imposé et qu’il serait tenu d’appliquer ? Un projet est une synthèse entre idéologie et proposition. Or, depuis le 29 mai 2005, date du non français au projet de Traité constitutionnel européen, on a grand-peine à trouver une épine dorsale idéologique au PS. Il faut en finir avec cette conception narcissique de la politique qui ne conduit à rien. Ségolène Royal y parvient admirablement bien parce que lucide et intelligente.

En s’opposant à Elisabeth Guigou sur les classes-relais, à Martine Aubry sur les 35 heures, Ségolène Royal instaure un débat. Il faisait défaut. Désormais, ce sont autour des idées de madame Royal qu’il faudra débattre. Elle associe éducation, sécurité et fermeté.

Et alors ? Nicolas Sarkozy est pris à contre-pied. La sécurité n’est plus l’apanage de l’UMP et de l’extrême droite. Ségolène Royal est en convergence avec l’électorat populaire qui fait défaut à la gauche depuis le milieu des années 1990. Madame Royal évoque la possibilité de reconsidérer les 35 heures de travail hebdomadaire au prétexte qu’elles ont conduit à la dégradation du travail des salariés les plus défavorisés. Et si c’était exact ?

L’écueil pour Ségolène Royal c’est moins le résultat des primaires au sein du PS que la tentation de refuser un débat sur les valeurs inhérentes à la société française. Des valeurs de liberté, d’équité et de partage. Autant de mots qui doivent trouver une juste application dans le quotidien des Français. Si elle y parvient, alors elle satisfera le désir d’avenir de nombre de ses concitoyens.



source:
http://www.metrofrance.com

05 juin 2006

 

Les positions de Ségolène Royal sur la sécurité approuvées par une majorité de Français, selon un sondage




PARIS (AP) -- Près de sept Français sur dix approuvent les déclarations de Ségolène Royal en matière de lutte contre l'insécurité, selon un sondage BVA pour LCI et "Le Figaro" que publie mercredi le quotidien.
Au total, 66% des Français approuvent les prises de position de la candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle. Parmi eux, on dénombre 69% des sympathisants socialistes et 67% des électeurs de droite.

suite et source de l'article:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060606.FAP1174.html?1846

 

Comment Ségolène passe les éléphants au Kärcher

LE MONDE | 05.06.06 | 13h30

Enfin, Ségolène est devenue Royal ! En parlant avec son menton de la délinquance des mineurs et en faisant un sort aux 35 heures, elle affole la course des éléphants à la candidature au sein du Parti socialiste. Bienvenue au club des grands, M me Royal !

Il faut du cran pour oser casser le ronron du discours politique. Ségolène Royal, sur son blog et dans son discours de Bondy, le 31 mai, a cette audace. Peut-être s'apercevra-t-on ultérieurement qu'une femme politique est véritablement née ces jours-ci. En disant avec une force tranquille qu'elle ne compte pas laisser les "sauvageons" pourrir la vie des braves gens, par exemple. C'est simple et c'est direct. Cela s'appelle un message politique. Et cela vous estourbit une troupe d'éléphants aussi sûrement qu'une pluie de mauvais sondages.


Il ne faut pas bouder son plaisir. Il est assez jubilatoire d'entendre quelqu'un bousculer la langue de bois et délaisser le disque dur socialiste. De même qu'il est saisissant de voir les éléphants immédiatement en appeler à la doctrine de la gauche en matière de sécurité (une louche de prévention, une cuillerée d'angélisme) comme s'il s'agissait d'une recette indépassable.

Ségolène Royal se fiche visiblement des vieilles tables de la loi brandies au PS. Elle n'a que faire des tabous. Elle innove, invente, lance un formidable débat tandis que ses petits camarades ressortent mécaniquement leurs petits seaux et leurs petites pelles pour fortifier les frontières étriquées du socialisme made in France.

Cette époque est-elle enfin révolue ? On aimerait le croire. Ségolène Royal fait bouger les lignes, toujours en avance d'une bonne longueur sur des éléphants kärcherisés à force de barrir à qui mieux mieux. Avec elle, la sécurité en arrive presque à être une idée neuve !

(...)

Source et suite de l'article sur:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-779693,0.html


Laurent Greilsamer
Article paru dans l'édition du 06.06.06

 

Expression publique:71% des internautes approuvent la position de Ségolène Royal en faveur d'une politique "beaucoup plus ferme" contre la délinquance

Les propos tenus par Ségolène Royal à Bondy rencontrent un écho positif auprès des internautes, qui les classent en tête des événements de la semaine qui leur ont particulièrement plu.

Son positionnement, que ses rivaux au Parti socialiste jugent sécuritaire, remporte l'adhésion du public : 71% trouvent " juste " son exigence d'une politique beaucoup plus ferme, contre 23% qui la trouvent excessive.

Plus encore, ses propositions pour lutter contre la délinquance des jeunes sont massivement approuvées par un public qui plébiscite jusqu'aux mesures les plus martiales (51% des internautes souhaitent " tout à fait " la mise en place d'un encadrement militaire des jeunes délinquants). Surprise, alors que ces propos énergiques tranchent avec le discours traditionnel de sa famille politique, les internautes de gauche lui restent majoritairement favorables. Elle parvient en outre à séduire au-delà de son camp une proportion non négligeable d'internautes proches de la droite.

Son crédit en matière de lutte contre l'insécurité semble sortir renforcé de cet épisode. 46% des internautes lui font confiance pour lutter efficacement contre la délinquance des jeunes, tandis que 44% ne lui font pas confiance.

Voici différentes mesures proposées par Ségolène Royal. Pour chacune d'elles, souhaitez-vous ou non sa mise en place ?

L'instauration d'internats-relais pour les collégiens qui "pourrissent la vie de leur établissement"


Oui, tout à fait
53 %

Oui, plutôt
28 %

Non, plutôt pas
9 %

Non, en aucun cas
6 %

Sans opinion
3 %

Non réponse
1 %

La mise sous tutelle des allocations familiales des parents défaillants


Oui, tout à fait
55 %

Oui, plutôt
21 %

Non, plutôt pas
11 %

Non, en aucun cas
10 %

Sans opinion
2 %

Non réponse
1 %

Le placement des mineurs délinquants récidivistes de plus de 16 ans dans des établissements "à encadrement militaire"


Oui, tout à fait
52 %

Oui, plutôt
20 %

Non, plutôt pas
11 %

Non, en aucun cas
13 %

Sans opinion
3 %

Non réponse
1 %

L'instauration de "stages de parentalité" pour les parents de mineurs récidivistes


Oui, tout à fait
43 %

Oui, plutôt
31 %

Non, plutôt pas
12 %

Non, en aucun cas
9 %

Sans opinion
4 %

Non réponse
1 %

La création de postes de tuteurs chargés d'assurer la discipline dans les classes à côté des enseignants


Oui, tout à fait
34 %

Oui, plutôt
28 %

Non, plutôt pas
20 %

Non, en aucun cas
12 %

Sans opinion
5 %

Non réponse
1 %

La réduction de la taille des collèges pour qu'ils ne dépassent pas 400 ou 500 élèves


Oui, tout à fait
50 %

Oui, plutôt
30 %

Non, plutôt pas
9 %

Non, en aucun cas
3 %

Sans opinion
7 %

Non réponse
1 %

Question 11 : Dans l'ensemble, s'agit-il, selon vous de mesures…


… de gauche
8 %

… de droite
27 %

… ou ni de gauche, ni de droite
63 %

Sans opinion
2 %

Non réponse
1 %

Question 12 : Et s'agit-il, dans l'ensemble, de mesures…


… inadaptées
12 %

… inapplicables
11 %

… souhaitables
63 %

… ou insuffisantes
12 %

Sans opinion
1 %

Non réponse
0 %

Question 13 : Ces propositions vous donnent-elles…


… davantage envie de voter pour Ségolène Royal
38 %

… moins envie
17 %

… ou ni plus, ni moins envie
44 %

Sans opinion
1 %

Non réponse
1 %

La totalité du résultat sur le site d'expression publique :
http://www.expression-publique.com/expression-publique/resultat.php?adresse=palmf22


Source (publié par Vincent Rey sur):
http://le12iemeavecsegolene.over-blog.com/article-2905857.html


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Sécurité: oui massif des Français aux propositions de Ségolène Royal

PARIS (AFP) -
Les mesures anti-délinquance proposées par Ségolène Royal sont massivement approuvées par les Français, dont 69% se disent d'accord avec un encadrement militaire pour primo-délinquants, selon un sondage IPSOS pour Le Monde et la Chaîne Parlementaire publié lundi.
69% des personnes interrogées "approuvent" la proposition de la présidente PS de Poitou-Charentes visant à placer dans des établissements à encadrement militaire les primo-délinquants de plus de 16 ans pour apprendre un métier ou réaliser un projet humanitaire. Chez les sympathisant socialistes, le taux est presque identique (67%). Même à l'extrême-gauche et au PCF, la proposition recueille 54% d'approbation. A droite de l'échiquier, le oui va de 71% (UMP) à 84% (FN). 78% des personnes interrogées approuvent le placement des collégiens perturbateurs dans des internats-relais et leur reprise en main par des tuteurs. Chez ceux qui se sentent proches du PS, le taux est supérieur, à 79%. Le stage obligatoire dans une école de parents et la mise sous tutelle des allocations familiales sont aussi approuvés par une majorité : 55% de l'ensemble des Français. Chez les proches du PS, le taux est de 50% et chez les proches du PCF de 49%.
(...)

Sondage IPSOS réalisé par téléphone auprès d'un échantillon national de 947 personnes représentant la popluation française de 18 ans et plus (méthode des quotas).


source:
http://fr.news.yahoo.com/

 

Ségolène ROYAL: ce qu'elle a vraiment dit:

"Si l'on veut donner une nouvelle chance aux jeunes au prmier acte de délinquance, il faut des systèmes d'encadrement à dimension militaire avec des actions humanitaires, des orientations vers l'apprentissage des métiers, avec le passage du permis de conduire et le réapprentissage de la citoyenneté".

"Il faut épauler les familles, ne pas les disqualifier et quand les incivilités se multiplient, avoir un système d'obligation pour les parents de faire des stages dans des écoles de parents, avoir des systèmes de mise sous tutelles des allocations familiales comme c'est le cas aujourd'hui, mais dans une logique éducative de réinsertion des parents".

Il faut un système de "tuteur des collègiens, c'est à dire qu'il y ait dans les classes deux adultes au lieu d'un, l'enseignant qui transmet le savoir et un adulte qui établit la discipline". Il faut retirer du collège les gamins qui y font la loi et qui pourrissent la totalité d'un établissement scolaire...Il faut les recadrer dans des internats scolaires de proximité, des strctures que l'on met dans le quartier pour que les parents continuent à assumer leurs responsabilités en partenariat avec les éducateurs...Pour les enfants de plus de 16 ans, il faut inventer des systèmes massifs de prise en charge des jeunes au premier acte de délinquance parce que la solution de la prison est pire que tout."

Voilà à vous de réfléchir de débattre, car la presse et parfois les hommes politiques ont fait dire à Ségolène beaucoup plus que cela.

source (Gilbert ROGER):

http://www.gilbert-roger.fr/gilbert_roger/2006/06/sgolne_royal_ce.html

04 juin 2006

 

Nicolas espionne Ségolène ? ;-)

Espionnage
Le phénomène Ségolène a fini par inquiéter jusqu'à Nicolas Sarkozy, l'UMP vient ainsi de mettre en place une "cellule de veille anti-Ségoléne" qui sera dirigée par Emmanuelle Mignon (je ne l'invente pas), la conseillère de N.Sarkozy chargée des études et de la rédaction de ses discours.
Une petite dizaine d'énarques travailleront sur les déclarations livrées par le site "Désirs d'Avenir" avec comme objectif de démonter les éventuelles propositions de la candidate virtuelle du PS.
Dis nous Sarko, tu stresses ? ;-)


source (auteur Francis):
http://www.segoleneparis.fr/?q=node/110

Retrouver l'actualité des Comités Locaux Désirs d'avenir sur:
http://www.segoleneparis.fr

 

Lundi 12 Juin /// Réunion du comité local Désirs d'avenir parisien // Sophie BOUCHET-PETERSEN nous présentera les grandes idées de Ségolène ROYAL

Le comité Paris d'Avenir se réunira le 12 Juin à 20h en présence de Sophie BOUCHET-PETERSEN, membre fondateur de Désirs d'Avenir et conseillère de Ségolène ROYAL en Poitou-Charentes.

Sophie BOUCHET-PETERSEN vous présentera les grandes idées de Ségolène ROYAL suivi d'un débat-échanges avec les participants.

Cette réunion se tiendra à la Salle des Fêtes de la Mairie du XIXe en présence de Mr Roger MADEC - Sénateur/Maire - et de François DAGNAUD - 1er adjoint au Maire et adjoint au Maire de Paris, elle sera suivie d'un pot amical.

Lieu : 5 place Armand CAREL - métro : LAUMIERE

source:
http://www.segoleneparis.fr/

 

"La lettre" n°7 de Désirs d'avenir


"La lettre" n°7 - Jeudi 1er juin

Bonjour à toutes et à tous,

Et d’abord, un grand merci pour vos réactions et contributions au projet de chapitre 1 sur « les désordres démocratiques ». Merci pour vos remarques et aussi pour vos critiques. J’ai tâché d’en tenir compte, notamment en choisissant, cette fois-ci, un style moins télégraphique, tous en gardant la forme inachevée d’un document de travail.

Deux mots d’explication sur la date et la taille de ce chapitre 2 sur « les désordres de l’emploi et du travail ».

Nombre d’entre vous m’ont fait part de leur légitime impatience : la suite tardait. C’est vrai mais j’ai voulu, sur ce sujet fondamental, approfondir avec toute une équipe les éléments de diagnostic que je vous propose aujourd’hui. En cheminant, nous avons trouvé de plus en plus de sujets que nous avons voulu travailler.

Ces quelques réflexions, quoiqu’elles ne prétendent pas constituer un tour d’horizon exhaustif, sont volumineuses mais c’est un parti pris. Le plan vous permet d’ailleurs de choisir, le cas échéant, ce qui vous intéresse le plus.

Le chapitre 3 abordera, de la famille à l’école en passant par l’Etat, la question de la juste autorité qui me tient particulièrement à cœur.

Le chapitre 4 portera sur la Nation et sur le lien entre la question sociale et la question nationale.

Bonne lecture de ce deuxième chapitre !
Je compte sur vous pour le critiquer, le nourrir, l’enrichir.

Bien amicalement,

Chapitre 2 :
Les désordres de l’emploi et du travail
Comprendre les mutations pour mieux les maîtriser

Vos réactions et commentaires sont riches d'enseignement. Ils constituent une source documentaire importante. Dans le livre à paraître en septembre prochain, ils pourront donc être utilisés. Bien évidemment, leur origine et leurs auteurs seront restitués chaque fois que cela sera possible.
http://www.desirsdavenir.org/list.php?86

La synthèse du chapitre 1: Le désordre démocratique : premier diagnostic
(1188 contributions)

http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=8&synthese=67

Depuis son ouverture, desirsdavenir.org a enregistré 16 000 contributions : 150 contributions par jour.

Nous avons, à ce jour, publié 11 synthèses (6 débats permanents, 4 débats d’actualité, chapitre 1 du Livre en ligne).

Ségolène Royal a publié quatre notes dans lesquelles elle expose ce qu’elle a retenu des échanges sur les forums.

La France et l'immigration http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=10&debat=83

OGM : comment mettre le progrès scientifique au service des citoyens ? http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=10&debat=82

Des régions efficaces et solidaires : quelles réformes ?
(A l’initiative de Jacques Auxiette, Président de la région Pays de la Loire)
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=10&debat=77

Le pays attend « le bon deal »
L’ interview de Ségolène Royal aux Echos
http://www.lesechos.fr/info/rew_france/200076555.htm

Au nom de quelles valeurs conduire la politique ?
L'intégralité du dialogue en direct avec Ségolène Royal, mardi 23 mai 2006.
http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3224,55-770429,0.html

La gauche et l’économie
L'intégralité du dialogue en direct avec Ségolène Royal, mardi 30 mai
http://www.chatconf.com/chat/lesechos/s_310679

Dans son édition du 24 mai 2006, le Canard enchaîné a signalé, la présence d'un lien douteux sur le site desirsdavenir.org. « Ainsi, en quatre clics de souris, l’internaute est connecté avec le site 'segoleneroyal.overblog.com'. Un clic encore, et le visiteur ouvre le dossier Fabius ». En effet, à la rubrique "blogs et liens" de notre site, un lien renvoyait vers ce blog de soutien à Ségolène Royal qui renvoyait vers un "dossier Fabius" qui re-routait lui-même vers la page d'un site dans laquelle Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn étaient présentés comme des "membres éminents" de la communauté juive.

Ce lien et ce « dossier Fabius » n’avaient rien à faire sur un blog qui soutient la démarche de Ségolène Royal.

Le débat politique se dégrade quand il dérive vers la mise en cause des personnes.

Dès le début, nous avons inscrit explicitement l’exigence de respect des personnes dans la Charte de modération des forums de « Désirs d’avenir ». Cette exigence vaut aussi pour l’expression publique des Comités locaux « Désirs d’avenir ».
Nous attendons des blogs individuels qui déclarent leur soutien à la démarche de Ségolène Royal qu’ils s’imposent la même ligne de conduite.
Nous proposerons prochainement une charte pour les blogs que nous référençons.

Christophe Chantepy
Président de « Désirs d’avenir »

L'affaire du blog de soutien à Ségolène Royal

http://vanb.typepad.com/versac/2006/05/laffaire_du_blo.html

segolene-video.over-blog

Si vous avez raté une intervention à la télévision de Ségolène Royal , ou si votre téléviseur est en panne, vous pouvez la retrouver sur le blog segolene-video.

Yann (qui anime, par ailleurs, l’excellent et très complet http://www.segolene-presse.blogspot.com/) recense les vidéos disponibles en ligne : émissions, séquences de journaux télévisés, réunions publiques, podcasts …

http://segolene-video.over-blog.com/

Comment participer ?

Vous pouvez commencer par diffuser cette lettre autour de vous.
Proposer à vos amis ou vos proches de s'y abonner : http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=2

Vous pouvez prendre part aux débats participatifs sur le site. Créer un blog ....

Vous pouvez, aussi, rejoindre un comité local Désirs d'Avenir dans votre ville ou votre département.
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=11

N'oubliez pas, enfin, d'adhérer à Désirs d'Avenir
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=3



Inscrivez-vous à "La Lettre" de Désirs d'avenir pour être tenu au courant des dernières actions de l'association et des nouveaux sujets débattus sur le site.:
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=2

03 juin 2006

 

Reportage France Inter & France Info sur Ségolène Royal

 

Eliminer la violence à la source

Entre ce que dit Ségolène Royal devant 500 personnes venues l’écouter à Bondy et ce qu’on lit et entend dans les journaux, il y a souvent, au pire une caricature presque mensongère, au mieux des raccourcis expéditifs...Pourtant, les propositions qu’elle a faites , même si on n’est pas d’accord avec elles, étaient suffisamment précises pour être comprises et retenues sans peine ! Il S’agit d’éradiquer les origines de la violence, prévenir plutôt qu’avoir à guérir. (...)

Suite de l'article de Loly sur:
http://segoleneparis.fr/?q=node/104

 

Une gauche ferme

Edito du Monde
LE MONDE | 03.06.06 | 12h58


La campagne pour la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle a vraiment démarré. En prenant position comme elle l'a fait, mercredi 31 mai, à Bondy, sur l'insécurité dans les quartiers difficiles et sur la politique à mener face à la délinquance des jeunes, Ségolène Royal s'est emparée d'un des sujets majeurs du débat national. Elle a affiché clairement ses idées et démenti tous ceux qui l'accusent de les dissimuler ou de ne pas avoir de programme. En quelques phrases, elle a esquissé une doctrine de fermeté qui bouscule les conceptions habituelles de la gauche. Elle a engagé le combat avec le chef de file de la droite, Nicolas Sarkozy, sur le terrain favori de ce dernier : la sécurité et l'autorité.


La députée socialiste propose une reprise en main des mineurs délinquants et des parents qui se montreraient incapables de tenir leurs enfants. Les premiers sont menacés, en cas de délit ou de grave perturbation de l'ordre scolaire, d'être placés dans des internats-relais ou, à partir de l'âge de seize ans, dans des "établissements à encadrement militaire". Les seconds sont invités à veiller au grain, sous peine d'être obligés de suivre "un stage dans des écoles de parents" et de voir leurs allocations familiales placées sous tutelle.

L'audace de Mme Royal est réelle. Elle se moque des tabous, parle sans langue de bois et avance des propositions de nature à hérisser une grande partie de ses amis politiques. Le langage de la répression n'est pas le plus doux aux oreilles des socialistes et de la gauche en général, qui préfèrent parler d'accompagnement social et de prévention.

Mais Ségolène Royal s'inscrit aussi dans la filiation de deux ministres de l'intérieur socialistes comme Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant qui avaient considéré la sécurité comme un droit social et développé la police de proximité. Elle va désormais encore plus loin et adopte une posture qui rappelle celle du démocrate américain Bill Clinton déclarant la "guerre à la criminalité" en 1992 ("war on crime") et celle du travailliste britannique Tony Blair affirmant, en 1997, la nécessité de sévir à la fois contre la délinquance et contre les causes de celle-ci ("tough on crime, tough on the causes of crime").

Certaines idées émises par la présidente du conseil régional Poitou-Charentes sont intéressantes. Celle de sortir l'artillerie lourde pour punir un primo-délinquant l'est beaucoup moins, car une simple admonestation judiciaire suffit, dans plus de 70 % des cas, à faire rentrer dans le droit chemin le fautif. Il reste que le débat est ouvert et que Mme Royal a le mérite d'afficher clairement que la droite n'a pas le monopole de la sécurité. Voilà qui est à porter au crédit de la candidate putative du PS.

source:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-779274,0.html


 

Après les critiques, Ségolène Royal applaudie dans le Nord

20Minutes.fr avec AFP | 02.06.06 | 20h22

Dans les allées du marché d'Orchies fusent des "bravo" et des "Ségolène présidente": Ségolène Royal a reçu vendredi dans le Nord le soutien des habitants et réaffirmé qu'elle "tiendr(a) bon" après les critiques sur ses propositions sur la délinquance des mineurs.

"Continuez comme ça!", lui lance une vieille dame, alors que la candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle tente de se frayer un chemin entre les stands de maraîchers et de vendeurs de vêtements.

"Vous avez compris, vous", lui répond tout sourire la présidente de la région Poitou-Charentes, veste beige et jupe grise.

En proposant une mise sous tutelle des allocations familiales et un encadrement militaire pour les mineurs délinquants, Ségolène Royal a déclenché un feu nourri de critiques chez certains socialistes.

Mais à Orchies, la candidate préférée des Français selon les sondages semble en terrain conquis.

"Elle est courageuse, elle doit pas avoir la partie facile avec tous ces machos. On en a marre des vieux barbons", râle Edith Hache, 60 ans, venue au marché avec sa petite-fille. A côté, Ségolène Royal goûte son plaisir, comme le melon offert par une commerçante.

A une institutrice qui "adhère complètement" à ses propositions, la candidate se pose en victime: "comment expliquez-vous que je sois autant critiquée par certains?". "Ce sont des gens qui parlent de ce qu'ils ne connaissent pas, ils ne sont pas au quotidien avec les enfants", répond l'institutrice.

"Il faut être ferme et juste, c'est la mission des socialistes de tirer les enfants vers le haut sans les enfoncer", martèle alors Ségolène Royal.

Dans un discours très applaudi à la mairie, la candidate réaffirme avec force ses propositions. "Je sais de quoi je parle: pendant quatre ans j'ai parcouru les collèges en zone d'éducation prioritaire", rappelle celle qui fut ministre déléguée à l'Enseignement scolaire entre 1997 et 2000.

"Au premier acte de délinquance, pourquoi ne pas leur offrir --et je tiendrai bon-- des solutions alternatives à la prison, expérimentées à petite échelle", lance-t-elle, en proposant notamment la mise en place de "chantiers humanitaires encadrés pas des militaires, par des gendarmes, par des pompiers, toutes professions en uniforme et en tenue qui incarnent la République, la Nation".

Chahutée par les dirigeants socialistes locaux lors d'une visite dans le Pas-de-Calais en février, Ségolène Royal est cette fois accueillie avec bienveillance par ceux du Nord, troisième fédération du PS avec près de 11.000 militants.

"Il ne faut pas lui faire de procès d'intention de droitisme. Ce sont des positions qu'elle a toujours affirmées", rappelle le député du Nord Bernard Roman.

"Elle intéresse la population, y compris avec ses dernières déclarations", estime pour sa part le premier secrétaire fédéral, Gilles Pargneaux.

En la recevant dans l'après-midi à Lille, Pierre Mauroy lui fait remarquer que le mot "militaire" a "fait peur". L'ancien Premier ministre socialiste estime toutefois que "les socialistes ont l'image d'être laxistes en matière de sécurité", "si Ségolène Royal a voulu leur retirer cette image, c'est réussi".

Mme Royal devait participer dans la soirée à une réunion militante en compagnie de Martine Aubry, qui elle-même "n'exclut pas" pas de se présenter à la candidature à l'investiture PS pour 2007.

source:
http://www.20minutes.fr

 

Les présidentiables du PS se retrouvent aux états généraux à Strasbourg

Les présidentiables du PS Ségolène Royal, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius se sont retrouvés samedi à Strasbourg pour les derniers états généraux du parti, consacrés à l'Europe.

Il y a deux semaines à Marseille, le premier secrétaire François Hollande - attendu à la mi-journée à Strasbourg - s'était agacé de l'absence des présidentiables aux Etats-généraux. "Je ne sais pas où ils sont", avait-il glissé. Il semble avoir été entendu.

Arrivée avant tous les autres, Ségolène Royal s'est plu à saluer les militants qui se pressaient autour d'elle. "Félicitations pour ces déclarations sur la sécurité", lui a lancé le maire de Florange (Moselle), Philippe Tarion. "Les électeurs attendent un langage de clarté et de fermeté comme le vôtre".

Mme Royal a défendu à nouveau devant la presse son discours de mercredi à Bondy (Seine-Saint-Denis). "Le PS est en débat, c'est important de trouver des idées neuves", a-t-elle déclaré. "La politique, c'est de convaincre, de faire en sorte que de l'intelligence collective émerge des solutions crédibles et sur lesquelles les Français nous feront confiance", a ajouté la candidate socialiste préférée des Français, selon les sondages.

Pour elle, "les socialistes doivent se rassembler sur la question des sécurités, dont beaucoup de gens souffrent" : "il n'y a pas de ligne, il n'y a que des problèmes à résoudre", notamment quand la politique de la prévention "est au bout de ce qu'elle peut faire". Elle a souligné aussi que ce qu'elle a dit à Bondy est "ce qu'elle dit depuis des années", même si "ça a plus d'impact quand je le dis maintenant". (...)

source et suite de l'article:
http://www.20minutes.fr/



 

Jean-Marc Ayrault (député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale) défend Ségolène Royal

Interrogé vendredi soir à Nantes en public par un journaliste de Prun' lors de la soirée de soutien à la radio étudiante, Jean-Marc Ayrault a pris la défense de Ségolène Royal, après ses propos sur la délinquance et la sécurité. Selon le député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, « les compétiteurs de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle ont caricaturé ses propos. Elle n'a, certes, pas mâché ses mots ni pratiqué la langue de bois. [...] La gauche a souvent eu du mal à aborder cette question sans battre sa coulpe. La sécurité, c'est un droit. Mais à la différence de la droite, nous associons à cette question de sécurité la nécessaire justice sociale et la lutte contre la précarité (...) Il faut sortir du jeu des petites phrases et des peaux de banane ».
Jean-Marc Ayrault.


Source:
http://www.nantes.maville.com/actu/Detail.asp?idDOC=305356&idCLA=8

 

Jean-Marie Bockel, Sénateur-Maire de Mulhouse soutient Ségolène Royal sur la sécurité

Photo de M. Jean-Marie BOCKEL, sénateur du Haut-Rhin (Alsace)Aujourd'hui, Jean-Marie Bockel, le sénateur-maire de mulhouse a adressé un communiqué aux médias afin de faire part de son soutien à Ségolène Royal sur ses positions concernant la sécurité.

"Les propositions de Ségolène Royal en matière de lutte contre la délinquance des jeunes participent à l’émergence d’une nouvelle politique de gauche en matière de lutte contre toutes les insécurités.

La sécurité est un droit, un bien public qui doit être partagé par tous. On peut parler d’insécurité sans instrumentaliser les peurs, à partir d’une exigence de cohésion sociale et de respect civique.

Dans cet esprit, une politique de gauche en matière de sécurité doit articuler sanction et action préventive. Nous devons être tout aussi dur avec l’insécurité qu’avec les causes de l’insécurité. A la gauche d’oser assumer la nécessité des règles, l’existence de contraintes, la possibilité et la réalité de sanctions répressives.

Les mesures préconisées par Ségolène Royal s’inscrivent dans cette philosophie à la condition qu’elles ne soient pas caricaturées : la mise sous tutelle des allocations familiales peut être légitime si elle est employée dans une logique éducative en lien notamment avec les Maisons des parents, les internats scolaires de proximité prennent tout leur sens dès lors qu’ils permettent aux parents d’assumer leur responsabilité en relation avec des éducateurs, les mesures alternatives à la prison sont à expérimenter dès lors que les systèmes d’encadrement ont pour objectif l’insertion et le réapprentissage de la citoyenneté.

La réalité des violences doit être enfin nommée par la gauche afin de rendre possible une action politique qui ne soit ni purement compassionnelle, ni purement répressive.

Jean-Marie Bockel dénonce les mauvais procès faits à Ségolène Royal, les amalgames faits à droite et au gauche, au nom de calculs politiques. Ces manipulations entravent le développement d’une politique de fermeté et de générosité, attentive à la prévention comme à la sanction.

Il s’agit pourtant d’une réponse équilibrée et responsable, en prise sur les réalités, souhaitée par de nombreux Français, particulièrement par les plus démunis et les plus exposés."


Source:
http://www.lesamisdesegoleneroyal.com/article-2900610.html

 

Le projet sécuritaire de Ségolène Royal




source:
http://www.20minutes.fr

02 juin 2006

 

Café Ségolène : égalité et respect pour toutes

Thème : l'égalité et le respect pour toutes, y compris pour les femmes des quartiers avec Sihem Habchi, vice présidente de Ni Putes Ni Soumises,
lundi 3/07 -
20 h La Taverne, 5 place de la République.

source:
http://segoleneparis.fr/node/190

 

Ségolène Royal ouvre le feu contre Nicolas Sarkozy

En visite à Bondy en Seine-Saint-Denis, mercredi soir, Ségolène Royal a dressé un réquisitoire de l'action de Nicolas Sarkozy: "L'échec de la politique de sécurité est flagrant. C'est une faillite absolue. »

Ségolène Royal a préconisé une autre politique : « C'est possible de vivre dans un pays où les gens cessent d'avoir peur les uns des autres. Il est temps de mettre en place une politique de sécurité efficace pour rétablir un ordre juste et une sécurité durable si chacun est à son poste et remplit sa fonction, de la famille en passant par l'école jusqu'aux services publics et jusqu'au rôle de la police".

  • La vidéo du 13h de France 2, le 1er Juin:



  • L’interview de Ségolène Royal dans "Les 4 vérités" de France 2, le 2 Juin :

La vidéo : http://les-4-verites.france2.fr/?date=2006/06/2&id_article=448
Le texte intégral : http://www.desirsdavenir.org/actualites/4verites.php


  • L’interview de Ségolène Royal au 20h de TF1, le 2 Juin:

Royal au 20H de TF1 : le PS doit "inventer de nouvelles sécurités" (cliquez ici pour voir la vidéo)



Voir aussi

Ce que je retiens du forum « Que faire pour que tous les élèves réussissent leur entrée en 6ème ? »
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=9&proposition=65

Ce que je retiens du forum « Quelle prison pour quelle justice ? »
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=9&proposition=9


01 juin 2006

 

Ségolène Royal seule en tête

NOUVELOBS.COM | 01.06.06 | 08:27

La cote de confiance de la favorite PS des sondages se maintient à 56% contre 46% pour Sarkozy, 17% pour Chirac et 20% pour Villepin.

La cote de popularité de Jacques Chirac perd deux points en juin, à 17% d'opinions favorables, tandis que celle de Dominique de Villepin affiche un recul de quatre points à 20%, selon le baromètre mensuel TNS Sofres du Figaro magazine mercredi 31 mai.
Côté socialiste, la présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal est épargnée, sa cote de popularité stagnant à 56%. Son compagnon, le Premier secrétaire du PS François Hollande, obtient 31% d'opinions favorables, en hausse de deux points.
Au total, 81% des personnes interrogées (+1) n'ont pas confiance dans le président de la République pour résoudre les problèmes qui touchent actuellement la France. Deux pour cent ne se prononcent pas. Quant au Premier ministre, il recueille 77% d'opinions défavorables (+4). Trois pour cent des sondés sont sans opinion.
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy n'est pas épargné par la crise autour de l'affaire Clearstream: il recueille 46% d'opinions favorables, soit une chute de cinq points. Le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo perd trois points, à 32%, et le président de l'UDF François Bayrou affiche une cote en baisse de deux points, à 26%.

Sondage réalisé en face à face les 22 et 23 mai auprès d'un échantillon national représentatif de 1.000 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.


source:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060601.OBS9883.html

 

Fiscalité, emploi, logement... : le «chat» avec Ségolène Royal

La députée a jugé possible de baisser le taux de chômage sous la barre des 5%, a prôné une réforme profonde de l'ANPE et s'est dite favorable au transfert de l'impôt national vers les régions et les départements. Retrouvez l'intégralité du «chat»


Retrouvez l'intégralité du "chat" avec Ségolène Royal

 

La gauche et l’économie


Ségolène Royal Retrouvez l'intégralité du débat avec Ségolène Royal.
Au vu des sondages, Ségolène Royal serait la seule personnalité de gauche à pouvoir battre Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2007. Mais, derrière le " phénomène Royal ", quelles idées, quel programme ? Emploi, fiscalité, pouvoir d'achat, compétitivité, innovation, patriotisme économique… sur quelle voie la candidate socialiste virtuelle entend-elle conduire les Français ?

ddussapt : La seule rupture nécessaire et ambitieuse qui s'impose au pays depuis longtemps, c'est le plein emploi. Pensez - vous que des mesures revisitées comme l'amélioration du pouvoir d'achat, la relance des exportations, les incitations aux entreprises ou le développement de la recherche permettraient d'atteindre cet objectif ?

Ségolène_Royal : D'abord bonjour à tous et merci d'être présents, nombreux, à ce dialogue en ligne.

Ségolène_Royal : Ce qui est évident, c'est que la plus forte attente des Français à l'égard des dirigeants, c'est la lutte contre le chômage. Cette exigence dépasse aujourd'hui toutes les autres. D'autres pays d'Europe ont réussi à baisser leur taux de chômage en dessous des 5 %. C'est donc possible d'y parvenir. Les leviers que vous évoquez doivent être tous utilisés. J'en vois un autre qui peut être très efficace, c'est la mobilisation des régions autour de l'effort de formation professionnelle et d'investissement dans les innovations. Le problème du chômage ne vient pas d'une stagnation de l'offre d'emplois, puisque 10.000 emplois nouveaux se créent chaque jour en France. Sans parler des départs à la retraite, qui libèrent des emplois. Ce qui empêche les chômeurs et les secteurs en pénurie de se rencontrer, c'est d'abord l'inadéquation de la qualification des chômeurs aux besoins des employeurs potentiels. Et ce problème ne peut se régler qu'en grande proximité avec les bassins d'emploi, donc au niveau des régions qui maîtrisent les financements de la formation professionnelle.

santiago : Pensez vous, Madame, que le marché français du travail doit être flexibilisé ? Comment lutterez vous contre le chômage sans précariser l’emploi ?

Ségolène_Royal : Je pense que c'est la demande d'emploi qui doit faire preuve d'agilité, car c'est la rigidité de la formation initiale et continue, d'une part, et la rigidité du système d'accompagnement des demandeurs d'emploi, d'autre part, qui créent le chômage structurel. Je voudrais illustrer ce propos par 2 exemples : 1/ On compte aujourd'hui 246.000 étudiants dans la filière "sciences humaines", contre seulement 107.000 dans la filière "formation d'ingénieurs", dont l'industrie manque pourtant cruellement. 2/ Le budget annuel de l'ANPE est de 2 milliards d'euros, à comparer aux 800 millions de dollars par an (650 millions d'euros) que dépense le leader mondial des offres d'emploi par internet pour publier en ligne 46 millions de candidatures et collecter les offres d'emploi de 3 millions d'entreprises clientes. Donc il faut une réforme profonde de l'ANPE pour lui demander d'assurer une politique volontariste d'adaptation des qualifications aux besoins des entreprises, accompagnée d'un plan de formation obligatoire qui ouvre droit au maintien du salaire en cas de perte d'emploi. C'est ça, la sécurisation ! Il n'y a aucune fatalité à la puissance politique face au chômage. Je suis convaincue qu'un cercle vertueux est possible en France, au prix d'une mobilisation des collectivités locales, d'une refondation des services chargés de l'emploi et d'un renforcement d'un dialogue social par branche et par bassin d'emploi.

jmn : 10.000 emplois nouveaux par jour... ? Combien en moins ???

Ségolène_Royal : A peu près autant. C'est bien le problème, car si les formations professionnelles et les compétences permettaient de raccourcir le délai du passage d'un emploi à un autre, le chômage baisserait. Avec un solde positif du fait des départs à la retraite. Et parce que la dynamique de l'emploi fait que, dès que les nouveaux emplois sont pourvus, il s'en crée automatiquement d'autres.

francoisegovare : J'ai 50 ans, beaucoup de diplômes, une jolie carrière en France et à l'étranger dans le marketing… Mais, en France, je suis trop vieille, selon les chasseurs de tête. Comment lutter ? Légiférer, faire évoluer les mentalités, faire des contrats spécifiques ? Quelles sont vos idées, vous qui êtes dans cette tranche d'âge ?

Ségolène_Royal : La France présente cette absurde caractéristique d'avoir le taux de chômage des jeunes le plus élevé et le taux des plus de 50 ans le plus élevé également, c'est à dire un immense gaspillage aux deux extrémités de la pyramide des âges. J'ai lancé, dans ma région, une action spécifique sur le chômage des femmes de plus de 50 ans, notamment pour les faire accéder à des métiers considérés comme non traditionnellement "féminins" grâce à un chèque formation de 1.000 euros par femme, qui leur permet de choisir les modules de formation correspondant à leur besoin plutôt que de les bloquer dans des filières toutes faites qui ne débouchent pas. Elles peuvent ainsi négocier avec l'entreprise, en fonction de leur bilan de compétences, ce dont elles ont besoin. C'est un travail de longue haleine mais qui porte ses fruits. Je les encourage à créer leur activité, en leur disant qu'à tout âge on peut réinventer sa vie. Elles peuvent avoir 10.000 euros pour créer une petite activité (commerce, artisanat, services, services à la personne, etc.) Et ça marche !

Janine F. : Quelles sont vos intentions concernant les jeunes : école, université, apprentissage, chômage… Pensez-vous que l’université prépare bien à la vie active ?

Ségolène_Royal : Pour les jeunes, il faut développer les parcours d'accès à la vie active avec des contrats de professionnalisation, développer l'apprentissage pour les jeunes de l'enseignement supérieur qui se sont engagés dans des filières sans issue. 40 % des étudiants sortent de l'université sans diplôme : c'est un gâchis insupportable. Je crois qu'il faut être plus directif lors de l'orientation, car c'est dans l'intérêt même des jeunes de ne pas être "bernés" par des promesses sans lendemain. Pour les jeunes très défavorisés, la suppression des parcours TRACE a été une grave erreur. Il faudra rétablir quelque chose d'équivalent. Enfin, il faut régler le problème du logement des jeunes et développer massivement les cités universitaires ouvertes également aux jeunes travailleurs. Là aussi, je suis pour la décentralisation de ce chantier aux régions.

ASIC : Bonjour, vous allez proposer de rendre obligatoire, pour un salarié, l'adhésion à un syndicat. Je comprends bien la finalité : donner plus de représentativité aux syndicats et apaiser le dialogue social. Cependant ne pensez-vous que cette obligation soit anti-démocratique voir dictatoriale ? Sinon, pourquoi ne pas imposer d'adhérer à un parti politique (certainement plus représentatifs de la diversité d'opinion que les syndicats) ? Ou alors, pourquoi ne pas créer un syndicat neutre, qui s'engagerait à n'avoir aucun avis et qui accepterait les adhésions de tous ceux qui ne souhaitent pas adhérer aux autres syndicats ?

Ségolène_Royal : Il y a deux problèmes auxquels il faut répondre : si l'on veut que le contrat entre les salariés, les entreprises et l'Etat prenne le pas sur la loi, alors il faut des syndicats qui ont de nombreux adhérents pour peser dans la négociation et pour permettre, quand c'est nécessaire, des convergences. C'est l'intérêt de la France. Cela éviterait de s'enliser dans des conflits tels que le CPE, car, avec un syndicalisme fort, jamais le gouvernement ne se serait obstiné de cette façon. Dans certains pays, l'adhésion est quasi obligatoire, au sens où elle est couplée avec l'assurance chômage ou l'assurance sur les accidents du travail. C'est ainsi qu'en Suède, le taux de syndicalisation est de 80 %. Contre 8 % en France. Et le chômage y est inférieur à 5 % ! Je crois que c'est lié... et que les entreprises ont compris qu'un syndicalisme fort permettait aussi d'établir des accords intelligents, permettant aux entreprises d'aller de l'avant tout en étant responsables socialement. Le débat est ouvert. Il faudra le traiter avec les organisations syndicales, qui estiment que c'est aussi en donnant plus d'utilité au syndicalisme qu'on développera les adhésions. Il faut aussi regarder la légitimité électorale, qui est plus importante que le taux de syndicalisation. Et, en effet, on se rend compte que lorsqu'il y a un enjeu, les salariés viennent voter. Il faut donc renforcer les obligations annuelles de négocier dans les entreprises.

raymond : Dans le programme socialiste, j'entends parler ici ou là d'une augmentation de la CSG ou de l’impôt sur le revenu. Qu’en est-il exactement ? Etes-vous pour une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG ? Peut-on les augmenter sans risque pour l’économie ?

Ségolène_Royal : Le projet du PS prévoit la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG pour donner de la visibilité et de la cohérence au prélèvement fiscal. Ce n'est pas une réforme facile à faire, puisque l'avantage de l'impôt sur le revenu, c'est qu'il est progressif. Je pense qu'il faudra surtout transférer de l'impôt national vers les régions et les départements, en leur demandant de rendre des comptes sur les services rendus. Il y a là, à mon avis, une source importante de lutte contre les gaspillages, les double-emplois, les circuits de financement opaques. 1 euro dépensé doit être 1 euro utile. Des plans de lutte contre les gaspillages doivent être réalisés tous les ans. Enfin, si l'on veut que les citoyens acceptent mieux l'impôt, il faut faire du budget participatif. C'est à dire faire voter sur une partie de l'utilisation de l'impôt. Je le fais dans les lycées de la région : les gens sont à la fois économes, judicieux dans le choix de la dépense, et généreux quand il le faut.

andré beltran : La loi Fillon prévoit un " rendez-vous " sur les retraites en 2008. Comment un gouvernement de "gauche" y ira-t-il ? Durée de cotisation à revoir ? Négociation pour les métiers pénibles ? Suppression de la décote ? Pour le privé, peut-on revenir sur la réforme Balladur ?

Ségolène_Royal : La mise à jour de la réforme des retraites doit se faire en tout état de cause avec le maintien du système par répartition. Des injustices ont été commises par la réforme "Raffarin", notamment à l'égard des femmes et des salariés qui ont eu des interruptions d'activité. Vous avez vu que les pays voisins allongent les durées de cotisation de façon très inquiétante, notamment en Grande-Bretagne, où l'on parle de cotisations allant jusqu'à 46 ou 47 ans de durée : c'est à cause de l'effondrement du système des fonds de pension anglais. C'est dire à quel point notre système par répartition est précieux et qu'il faut l'aménager à la marge pour le préserver ! Il faudra intégrer la pénibilité et l'espérance de vie comme critères pour moduler la durée de cotisation. Là aussi, c'est un débat constructif avec les représentants des salariés qui permettra, j'en suis sûre, de déboucher sur des solutions solides.

Rahamia : Quelle serait la politique du logement d'une Ségolène présidente ?

Ségolène_Royal : Le projet du Parti Socialiste est très précis sur cette question cruciale : un "bouclier logement" sera institué pour limiter le coût des loyers à 25% des revenus des ménages modestes et moyens, grâce à la revalorisation des aides et à la création d'un vaste secteur privé subventionné. J'ai parlé plus haut du chantier concernant le logement des jeunes, que l'on pourrait confier aux régions. Il faut aussi maîtriser la spéculation sur le foncier. Je le fais dans ma région, en ayant mis en place avec la Caisse des Dépôts un fonds qui permet aux communes d'acheter des terrains pour construire des logements locatifs : la région paye les taux d'intérêts. Les terrains peuvent être gelés pendant 4 ans. C'est efficace.

Elie Arié : Avant la mondialisation, la social-démocratie fonctionnait par la redistribution des richesses ( impôts et sécurité sociale, essentiellement). Aujourd’hui, le pouvoir d'achat de tous les Européens est voué à diminuer rapidement : nos grandes entreprises sont destinées à être rachetées par la Chine et l' Inde, avec qui nous ne pourrons jamais être compétitifs. À partir de là, quel socialisme, quelle social-démocratie, quelle redistribution des revenus dans un contexte d'appauvrissement général ? Quelle marge de manoeuvre pour le politique, à part la répartition de l’appauvrissement de façon plus ou moins égalitaire ?

Ségolène_Royal : Mais pourquoi ce fatalisme ?! Nous avons la capacité non seulement à résister, mais aussi à conquérir. Il faut d'abord créer des pôles industriels à taille européenne. Il faut développer les pôles de compétitivité. Enfin, il faut investir massivement dans l'innovation et dans la recherche. Nous avons la capacité de relever tous ces défis, de réconcilier les Français avec les entreprises, de développer l'esprit de conquête et celui d'entreprendre. Un exemple qui va vous amuser, mais qui est très sérieux : la charentaise, fabriquée dans ma région, a failli être totalement délocalisée en Chine. J'ai réuni les 5 dernières entreprises qui la fabriquaient en leur disant qu'il n'en était pas question. Elles se sont secouées, ont relooké leur charentaise… qui désormais s'exporte au Japon ! Pour les encourager, j'ai passé un marché pour équiper tous les élèves des internats de la région, à la prochaine rentrée, pour un montant de 80.000 euros. Je ne désespère pas d'équiper les élèves de toutes les régions de France et, pourquoi pas, de toute l'Europe. Et après... les Chinois ! ;-)

Ségolène_Royal : Je vous remercie tous pour ce dialogue. Venez le poursuivre sur www.desirsdavenir.org. A bientôt.


source:
http://www.chatconf.com/chat/lesechos/s_310679


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