19 juin 2006

 

Compte rendu de la réunion du 12 Juin des comités parisiens Désirs d'avenir - Ségolène vue par Sophie : rencontre

Le 10 avril au 2Steps Café, rue Oberkampf, nous étions 50. Le 9 mai, dans la salle Lisbonne du Fiap, dans le 13ème, 150 ! Et nous voici, le 12 juin, 300 Désireux d’Avenir réunis sous les ors et les lustres de la salle des fêtes de la mairie du 19ème, administrée par Roger Madec, ségoliste de la première heure (merci, Monsieur le Maire, à vous et à votre équipe, de nous avoir si bien accueillis !).

UN ELFE QUI NE MACHE PAS SES MOTS

Nous nous étions rassemblés pour écouter et discuter avec Sophie Bouchet-Petersen, co-fondatrice de Désirs d’Avenir, par ailleurs conseillère, collaboratrice et amie de Ségolène Royal depuis…23 ans ! Un conseiller politique, attention, ce n’est pas n’importe qui (nous disons « il » parce que c’est souvent un homme !), on l’imagine chargé de secrets, persuadé de tout savoir et, quand il ne sait pas, enrobant son ignorance d’approximations veloutées… Alors, quand on découvre Sophie Bouchet-Petersen, une sorte d’elfe argenté qui ne mâche pas ses mots et explique d’une voix forte et sans reprendre son souffle, avec un humour, une clarté rigoureuse et un vocabulaire du coin de la rue tout ce que nous désirons savoir sur le ségolisme… on se rend compte soudain que oui, faire de la politique autrement, ça existe, ce n’est pas juste une expression usée.

Tout a commencé de manière assez cocasse : lorsque notre invitée a découvert la grande salle (bondée) et la tribune qui culminait à un mètre cinquante au-dessus des spectateurs derrière une rangée de géraniums en plastique, elle a refusé tout net de grimper là-haut et décidé que tout se passerait au même niveau que les ami(e)s venu(e)s ce soir, elle debout pour qu’on puisse la voir. Détail, oui, mais révélateur d’une volonté de simplicité et de proximité…Un état d’esprit, en somme.

RENCONTRE AVEC UNE AUTRE MANIERE DE FAIRE DE LA POLITIQUE

Sophie Bouchet-Petersen nous a expliqué comment elle a rencontré et apprécié Ségolène Royal alors qu’en 1983, les deux jeunes femmes étaient chargées de mission à l’Elysée. « Elle avait un style, une manière voir et de parler différente de tout le monde, elle n’était pas conforme et c’est ce qui m’a plu : compétente mais pas techno. Son discours était plus libre, elle s’appuyait sur la parole des citoyens et des gens de terrain qu’elle rencontrait, elle la prenait au sérieux. Le fait de remonter cette parole vive au palais présidentiel était formidablement stimulant. Elle était aussi très déterminée. François Mitterrand aimait son regard sur les choses ». La méthode Royal - écoute et compréhension - était déjà en place. Sophie était intriguée par cette personnalité, cette façon d’être qui suggérait une conception de la politique tout à fait nouvelle. Mieux qu’un coup de foudre : une découverte, une estime et une admiration progressives.

En 1988, Segolène Royal arrache à la droite, contre toute attente, la circonscription des Deux-Sèvres. En 1993, année de défaite pour la gauche, Ségolène y est, elle, brillamment réélue parce qu’elle a compris l’esprit de ce territoire et des citoyens qui l’habitent, parce qu’elle a su s’y enraciner, mériter la confiance et conquérir sa légitimité.

DISCOURS DE LA METHODE

Sophie a travaillé avec Ségolène Royal lorsqu’elle était Ministre de l’Enseignement scolaire puis de la Famille ; elle rappelle le travail accompli et éclaire la manière dont les réformes y ont été conçues et mises en oeuvre. A chaque étape, on retrouve la méthode particulière à Ségolène Royal.

En 1999, Ministre déléguée à l’enseignement scolaire, Ségolène avait en charge le secteur primaire et le collège (maillon faible du système scolaire où se concentrent toutes les difficultés et toutes les contradictions). Sophie s’est plus particulièrement investie dans le domaine des ZEP. Pour Ségolène, l’égalité des chances suppose qu’on s’attaque conjointement à tout ce qui fait obstacle à la réussite des élèves, dans et hors l’école. La gauche, c’est d’abord ça : le refus de la fatalité de l’échec scolaire.

C’est en allant beaucoup sur le terrain qu’elle a construit sa politique, en consultant l’ensemble de la communauté éducative, sans oublier les parents parce que la réussite des élèves a besoin d’un dialogue et d’une coopération entre l’école et les familles. Toujours ce souci de prendre le temps d’un diagnostic partagé : elle a confié à François Dubet, spécialiste des questions scolaires, et à son équipe de chercheurs la réalisation d’un état des lieux sur le collège. Pendant un an et dans la France entière, ils ont recueilli l’avis de tous les acteurs de la communauté scolaire, écouté les difficultés des enseignants, noté les attentes et les propositions, afin de préparer des mesures pour le collège. Objectif de Ségolène : un collège pour tous qui soit aussi un collège pour chacun, pour chaque élève dans sa singularité et avec ses besoins propres.

(...)

Suite du compte rendu de la réunion du 12 Juin sur le blog du comité parisien:
http://segoleneparis.fr/?q=node/161

Commentaires:
D'autres photos de la rencontre du 12 juin et de Ségolène sur http://photoroyal.canalblog.com
 
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