31 mai 2006

 

Des 'cafés Ségolène'

Des "cafés Ségolène" devraient se tenir prochainement à Paris sur le modèle des cafés philosophiques pour permettre aux gens de discuter avec des experts et "apporter des idées"

Loly Clerc, militante du IVème arrondissement de Paris, a fait cette annonce lors d'une réunion de partisans de la présidente de Poitou-Charentes du centre de Paris, dans une salle du IIIe arrondissement.

Selon ses indications, il s'agit de "réfléchir, discuter, apporter des idées". Un des premiers "cafés Ségolène" portera sur les sondages, un autre sur les femmes dans les cités, un troisième sur l'esclavage, a-t-elle indiqué.

Pascal Talon, un des membres de l'équipe Royal nationale, leur a indiqué qu'il y avait dans toute la France quelque "2.500 adhérents" à l'association "Désirs d'avenir" construite autour de Mme Royal, dont 500 à Paris. Des chiffres qui datent de début mai, et "ça galope", a-t-il dit. Selon lui, il s'agit pour un tiers d'anciens membres, un tiers de membres de fraîche date et un tiers de gens "pas encore inscrits au PS".

source:
http://www.francematin.info/Des-cafes-Segolene-_a5459.html


Vous pourrez retrouver les dates des prochains "cafés Ségolène" sur le site du comité local "Paris d'avenir":
http://segoleneparis.fr/

 

Ségolène Royal prône une politique "beaucoup plus ferme"

La candidate PS dénonce l'échec de la politique du ministre de l'Intérieur dans les banlieues.


Ségolène Royal prône une politique ''beaucoup plus ferme''
S égolène Royal a prôné mercredi 31 mai une politique de sécurité "beaucoup plus ferme" face à l'échec, selon elle, de Nicolas Sarkozy dans les banlieues.
"Je crois qu'il faut agir de façon différente, de façon beaucoup plus massive, et mettre un coup d'arrêt à cette production massive de délinquance", a-t-elle dit lors d'une visite à Bondy, en Seine-Saint-Denis.
"Aujourd'hui, il y a un constat d'échec de la politique qui est conduite, il faut d'autres politiques beaucoup plus fermes", a-t-elle ajouté, accompagnée du maire de Bondy, Gilbert Roger, et de celui de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain.
La candidate à l'investiture présidentielle socialiste a réclamé une "approche globale" des violences urbaines et entend travailler à l'établissement d'un "ordre juste" et d'une "sécurité durable".
Sa visite, dont la date a été fixée il y a plus d'un mois, survient après deux nuits de violences en Seine-Saint-Denis, à Montfermeil et Clichy.

"Les gens de gauche ne sont pas des laxistes"


La présidente de la région Poitou-Charentes doit inaugurer la "Maison des parents", une structure où sont regroupées toutes les aides à la famille - service d'aide à la petite enfance, soutien scolaire, assistantes sociales ou encore psychologues.
Elle doit prendre part ensuite à une réunion publique autour des thèmes de l'immigration, de l'emploi des jeunes et de la politique des banlieues.
"Ami de longue date de Ségolène", Gilbert Roger se dit "séduit" par la candidate à l'investiture présidentielle socialiste "quand elle parle d'ordre juste".
"C'est quelque chose qui compte pour les citoyens de nos villes", a-t-il expliqué à Reuters avant d'accueillir celle que les sondages placent en tête de tous les "présidentiables" du
PS.
Elle a le mérite à ses yeux "de prouver que les gens de gauche ne sont pas des laxistes et qu'on peut créer une sécurité basée sur le respect". (Avec Reuters)


source:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060531.FAP9970.html?1233

 

Le Pen : le sondage qui fait peur

Selon la Sofres, 31% des Français souhaitent que le leader du Front national soit candidat en 2007 et 36% pronostiquent sa présence au second tour.

C ’est le sondage qui fait peur. A un an de l’élection présidentielle, il fait ressurgir le spectre d’un nouveau scénario catastrophe style 2002. Non seulement 31% des Français interrogés par la Sofres pour le Nouvel Observateur souhaitent que Jean-Marie Le Pen soit candidat en 2007, mais surtout 36% pronostiquent sa présence au second tour ! Parmi eux 81% des électeurs d’extrême droite mais aussi 30% des sympathisants socialistes et 35% des sympathisants UMP et UDF qui la redoutent.

source et suite de l'article:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060531.OBS9774.html

 

Au PS, le combat des chefs fait recette

Mazarine Pingeot, 31 ans, fait partie du lot. La fille de François Mitterrand a envoyé, début mai, une lettre accompagnée d'un chèque de 20 euros pour adhérer au Parti socialiste, dans la section du 11e arrondissement de Paris. "J'avais voulu le faire lorsque j'avais 15 ou 16 ans, mais j'étais trop jeune... Avec le PS, j'ai toujours été à la fois dedans et dehors. Je ne suis pas très militante dans l'âme, mais cette fois, ça me paraît important", explique-t-elle au Monde. Et puis, ajoute Mazarine Pingeot avec un sourire, "ça donne envie de voter, le nombre de candidats !".


Comme elle, 60 000 personnes ont pris leur carte, en quelques mois, mues par le désir de battre la droite et surtout l'envie de choisir le candidat à la présidentielle. La règle du parti impose six mois d'ancienneté pour pouvoir participer au vote des militants, prévu en novembre. Le 1er juin était donc la date limite pour avoir le droit de sélectionner celui ou celle qui portera les couleurs du PS en 2007.

Mazarine Pingeot dit encore "hésiter". Alain Schmitz, lui, a choisi : "Ségolène Royal." A 63 ans, cet ancien pilote de chasse, puis de ligne, aujourd'hui ingénieur consultant spécialisé dans les restructurations industrielles, marié, père de quatre enfants, a poussé il y a un mois la porte de la section de Périgueux, en Dordogne. "Le scénario de 2002 nous a montré que c'était important de bien choisir dès le premier tour", justifie-t-il. Militant engagé dans la Ligue des droits de l'homme (LDH), il n'avait jusqu'ici jamais adhéré à un parti. "La politique de Sarkozy est dangereuse et, avec l'exercice de ce gouvernement, j'ai eu l'impression qu'on n'avait jamais autant régressé en aussi peu de temps", dit-il, en citant "les lois Perben 2, le CPE et la réforme scandaleuse et injuste sur l'immigration".


source et suite de l'article sur:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-778048@51-749161,0.html

 

"Si c'est pas elle, c'est qui ?"

Dans le Var, on choisit Ségolène Royal et on ne s'en cache pas. "En 2002, j'étais encore en train de compter les bulletins de vote quand j'ai entendu Lionel Jospin se retirer. J'en ai eu la chair de poule, et puis après, on s'est tapé les législatives tout seuls. Alors moi, mon choix pour Ségolène, je l'ai fait il y a déjà neuf mois, assure Gilles Teisseire, secrétaire fédéral. Nous avons besoin de quelqu'un qui incarne une façon différente de faire de la politique. Qui, sinon ?" Au revers de sa veste, ce directeur des affaires culturelles d'une petite commune, La Londe, proche de Toulon, affiche la couleur. Bleu ciel. Bleu comme le logo de l'association de campagne Désirs d'avenir de Mme Royal, dont l'antenne varoise serait, selon M. Teisseire, l'une des plus importantes du réseau.


"On sent bien qu'une page se tourne, estime le premier secrétaire de la fédération, Robert Alfonsi. L'émergence de Ségolène Royal bouscule des schémas préétablis. Le mouvement sera dur à arrêter." Comment une petite fédération, dans un département acquis à la droite et où le non l'a largement emporté le 29 mai, a-t-elle ainsi basculé ?

Bernard, 55 ans, fonctionnaire de la mairie de Toulon, n'est pas un "inconditionnel" de la présidente PS de la région Poitou-Charentes. Mais il pense que Mme Royal "ne décevra pas". "Elle est en bonne position. Et puis c'est une femme, et c'est un peu inattendu, dit-il. Ici, en tout cas, on parle d'un raz de marée." Ce n'est pas vraiment un engouement, pas même un choix de coeur, mais plutôt de raison que les militants varois expriment. "Si, demain, je devais me décider, ce serait pour Ségolène. Pas parce qu'elle est la meilleure, mais parce qu'elle a plus de chances. Les Français veulent du changement", estime Claude, 72 ans, résidant au village du Revest. Pour ce retraité qui dit avoir adhéré "depuis tout petit" au PS, "d'autres, comme Dominique Strauss-Kahn, étaient peut-être plus capables, mais c'est comme ça : si on veut avoir un président socialiste, il faut voter Ségolène". Martine, 57 ans, complète : "Pour moi, c'est pas l'idéal, mais si c'est pas elle, c'est qui ?"


 

Un taux de chômage ramené sous les 5%, "possible" selon Royal

Ségolène Royal juge "possible" de faire passer le chômage sous la barre des 5% de la population active en France. "D'autres pays d'Europe ont réussi à baisser leur taux de chômage en dessous des 5%. C'est donc possible d'y parvenir", a remarqué la candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, lors d'un chat (discussion en ligne) mardi 30 mai sur le site internet des Echos. "Il faut une réforme profonde de l'ANPE", qui devrait mener "une politique volontariste d'adaptation des qualifications (des demandeurs d'emploi, ndlr) aux besoins des entreprises", a estimé la présidente socialiste du conseil régional de Poitou-Charentes. Elle a, également, proposé "un plan de formation obligatoire. (AP)

source:

http://challengestempsreel.nouvelobs.com/business/art_43473.html

28 mai 2006

 

Hollande: la popularité de Ségolène Royal "est un atout pour l'ensemble du Parti socialiste"

PARIS (AP) -- "Le fait que Ségolène Royal soit populaire est un atout pour l'ensemble du Parti socialiste", a souligné dimanche François Hollande, en invitant les candidats à la candidature à se "concentrer sur le projet" socialiste pour le moment.
"Je ne comprendrais pas que nous (le) vivions collectivement comme un handicap", a déclaré le Premier secrétaire du PS au sujet de la popularité de sa compagne lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. "Aujourd'hui, et elle n'est pas la seule, avoir une personnalité populaire, c'est quand même bien!".
Mais pour l'heure, "je dis à Ségolène Royal la même chose qu'à d'autres: concentrons nous sur le projet".
Les militants socialistes voteront le 22 juin pour approuver le projet du parti, qui sera entériné lors d'une convention nationale à la Mutualité le 1er juillet. Ensuite, "à partir du mois d'octobre nous allons ouvrir le temps des candidatures à la candidature", a-t-il précisé.
La date du dépôt des candidatures divise les présidentiables socialistes. Pour le N2 du PS Frangois Rebsamen, "sigoliste" revendiqué, elle doit intervenir "mi-octobre", et non en septembre comme prévu. Trop tard pour Jack Lang, "DSK" ou Laurent Fabius, qui le soupçonnent de vouloir raccourcir la campagne interne pour protéger Ségolène Royal des coups de ses rivaux.
D'ici là, François Hollande a appelé "tous ceux qui ont vocation à être candidats à travailler collectivement et à éviter toutes les petites phrases".
"Il faut accepter qu'il y ait tous les talents au service du Parti socialiste, donc il ne faut en écarter aucun", mais "aujourd'hui ce n'est pas le moment (...) C'est le moment du projet", a-t-il insisté. "On a besoin aujourd'hui de bons soldats, pas forcément de généraux".
Interrogé sur la multiplication des candidatures à la présidentielle à gauche et à l'extrême gauche, François Hollande a rappelé que c'est une telle "dispersion" qui avait entraîné la défaite du candidat socialiste Lionel Jospin le 21 avril 2002.
"J'ai déjà à faire avec le Parti socialiste, permettez que je ne me préoccupe pas de ce que font les autres", mais "si certains veulent encore allonger la liste, ils en prendront la responsabilité", a-t-il averti.
"Chacune (des formations politiques, NDLR) veut avoir son candidat" et "à l'extrême gauche déjà, pas moins de trois, quatre ou cinq sont en train de se révéler", a-t-il déploré. "Si on veut éviter la reproduction du 21-Avril, c'est en votant utile dès le premier tour pour la candidature socialiste".
Interrogé sur l'avenir institutionnel de l'Union européenne à l'occasion du premier anniversaire de la victoire du "non" au référendum sur la Constitution européenne, lundi, M. Hollande a estimé que "dès 2007, lorsqu'il y aura un nouveau président de la République en France, il faudra relancer le processus institutionnel" pour "faire en sorte que nous ayons un nouveau traité constitutionnel dans les années qui viennent"
"Cela prendra du temps", a-t-il souligné. Et "je ne vois pas, s'il y avait un nouveau traité, comment il ne serait pas ratifié par la voie du référendum". AP


source:

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060528.FAP9376.html?1803

 

Appel d’un jeune bloggeur citoyen à battre la droite en 2007.

Bonjour à tous,

Commençons par un constat:





Et pourtant…

· Certains hommes politiques de gauche la mettent à l’écart, l’ignorent dans la «newsletter du PS», par exemple, ou l’attaquent avec « finesse » : « qui va garder les enfants ?.. »… Certaines personnes continuent à faire courir la rumeur qu’elle n’a pas de projet, qu’elle n’a pas d’idées, alors qu’elle a dit clairement qu’elle porterait le projet Socialiste, comme les autres candidats éventuels … Est-ce par jalousie, par enjeu de pouvoir ? Je ne veux pas croire que tous les « éléphants » du PS soient aussi misogynes. Pourquoi est-ce autant la panique du coté des candidats traditionnels ? Pourquoi tant de remarques machistes ? Pourquoi un tel dérapage ? Combat de tendance au sein du PS?

· Elle a pourtant de l’expérience politique, elle a connu le suffrage universel, elle a conquis des sièges qui n’étaient pas faciles dont un contre le 1er ministre de l’époque.. Elle a été 3 fois ministre. Elle est députée de gauche depuis plus de 15 ans. Elle participe à l’élaboration du projet de la gauche. Elle gère bien sa région au plus proche des citoyens… Elle a une solide formation… Elle sait s’entourer de personnes, d’élu(e)s, d’une équipe … Elle sait travailler. Elle a cette capacité de réussir. Pourquoi certains doutent-ils encore de sa légitimité ? Elle parle pourtant une langue que tout le monde comprend, elle a une simplicité, une proximité avec les gens. Ca plait, il faut croire que les français commencent à être un peu fatigués de la langue de bois, ils veulent du changement, un peu de fraîcheur.

· Elle a plein d’idées (innovantes, si on se base sur ses actions de terrain dans sa région par exemple ou sur son forum desirsdavenir.org..), mais elle a raison d’être prudente et de ne les distiller que petit à petit, (il y a une année difficile devant elle). J’imagine qu’elle travaille d’arrache pieds en ce moment.

· Elle fait honneur aux femmes et ne se laisse pas abattre par tous les pièges tendus des deux côtés, y compris son groupe.. Elle fait preuve de beaucoup de force intérieure.

· L’ancienne ministre PS des Droits des femmes, Yvette Roudy, a réagi jeudi 27 avril aux femmes socialistes qui "se disent rebelles". Elle a fustigé les 143 femmes du PS qui dénoncent "la pipolisation" de Ségolène Royal, dont la démarche consiste, selon elle, à "saboter ce qui pourrait être une première dans notre histoire", à savoir la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle. "Camarades-mecs", "camarades- rebelles", ça devient le "TSS" : Tout sauf Ségo. Très chers camarades ne vous semble-t-il pas plus judicieux de canaliser vos énergies et de virer au TSS "Tout sauf Sarko" ? Ne vous trompez-vous pas d'ennemi ?

· C’est honteux de voir toutes ces frilosités et attaques de la gauche.

· Les militants, les sympathisants de gauche, les électeurs se moquent des querelles inhérentes au combat interne propre aux partis politiques. Ils voient une candidate qui a de grandes chances de gagner.

Opportunité d’agir maintenant et de gagner en 2007!

Merci de lire ces quelques lignes qui, au pire, vous feront perdre 5 min et, au mieux, vous donneront envie de vous engager dans ce combat.



Alors, je vous encourage à adhérer au PS le plus rapidement possible ( avant le 1er juin, attention il ne reste plus que quelques jours… ).

Le 1er juin est la date limite d'adhésion pour participer au vote de désignation du candidat à l'élection présidentielle (6 mois d'ancienneté sont requis).

Jusqu'au 1er juin, pour tous les nouveaux adhérents, la cotisation pour l'année entière est de 20€.


Nous avons peut-être une opportunité de battre Sarko.

Ne laissons pas passer cette chance !


Merci de m'avoir lu jusqu'ici ... ;-)

PS: Merci de diffuser ce message par email, si vous pensez que cela peut être utile (famille, amis et autres réseaux…). Utilisons la puissance du web, pour vaincre la droite en 2007.

Cordialement

Yann (jeune bloggeur citoyen, qui souhaite que l’on fasse barrage à la droite en 2007, que la gauche ne se trompe pas de cible et qui pense que la France mérite mieux que ce qu’elle a actuellement… On a peut être la chance qu’il y ait pour la première fois en France une femme présidente en 2007, alors ne la laissons pas passer !)

Adhérez, comme moi, dès aujourd’hui : www.parti-socialiste.fr/adherer/


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Extrait d'email reçu suite à cet appel:

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Date : 11 mai 2006 00:39
Objet : pourquoi?

Bonjour,
pendant 3O ans j'ai voté sans faillir (parfois avec amertume, parfois avec résignation, souvent avec enthousiasme) pour le parti socialiste sans y adhérer. Militant lycéen et
universitaire dans les rangs de l'extreme gauche, cette adhésion ne me paraissait pas nécessaire.

Aujourd'hui, elle le devient. C'est donc chose faite.
Cette adhésion est portée par l'espoir qu'une femme saura redonner à la plus haute fonction de l'Etat, le respect et le sérieux qu'on lui doit. Et par l'ardent désir de battre la droite.
Segolene Royal peut - et doit- le faire.
Et qu'il est temps de montrer que la France est prête pour cela.

Je fais partie d'une catégorie socio professionnelle jamais signalée par une petite case dans les sondages : celle des artistes, qu'on appelle aussi "intermittents du spectacle"
J'ai la chance d'y travailler beaucoup et d'y avoir exercé des responsabilités auprès de la Presidence d'une chaine de service public.


Ah dernière chose. lorsqu'on tape Segolène Royal sur GOOGLE, le premier site qui apparait est celui de monsieur SARKOSY? Mystere........ ou manoeuvre?

Camera O.



27 mai 2006

 

Les socialistes réussiront l'alternance, dit Ségolène Royal

ORGUES, Var - Ségolène Royal a affirmé que les socialistes, quel que soit leur candidat à la présidentielle de 2007, réussiraient l'alternance et a fustigé "l'arrogance" et les "haines recuites" de la droite.

"L'an prochain, nous construirons la France du respect. L'alternance, nous la voulons et nous la réussirons", a-t-elle lancé devant un millier de sympathisants réunis à Lorgues, dans le Var.

La très probable candidate à la candidature du PS a également levé un coin de voile sur ce que sera le principal "socle de campagne" des socialistes en 2007.

Le projet socialiste s'articulera ainsi autour de quatre grandes priorités, à commencer par le plein emploi, "un secteur dans lequel le travail sera moins taxé que le capital" et la révolution scolaire, "pour que les enfants n'aillent plus à l'école la peur au ventre face à la violence, ou pour être mis sur une voie d'apprentissage dès 14 ans".

Ségolène Royal a également cité l'environnement, "pour créer dès maintenant la France de l'après-pétrole et des énergies renouvelables défiscalisées" et, enfin, l'Europe, "pour réconcilier une fois pour toutes ceux qui ont voté pour le oui et ceux qui se sont prononcés pour le non, et reconstruire ensemble une Europe de la paix et non pas celle du chômage et des délocalisations".

Organisée par la fédération socialiste du Var, la Fête de la Rose de Lorgues est l'occasion tous les ans à la même époque d'accueillir une personnalité politique de gauche.

Ségolène Royal en a profité pour régler quelques comptes avec la droite. "Qu'ils s'en aillent en 2007. Ils ont fait assez de dégâts, ils ont tout eu, tous les pouvoirs, ils ont tout essayé et tout raté, même les complots entre eux", a-t-elle martelé.

"Ils nous infligent leurs haines recuites, leur arrogance, ils n'exercent le pouvoir que pour eux-même, c'est de la corruption", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a ainsi trouvé "choquante" l'amnistie accordée par Jacques Chirac à l'ancien champion olympique Guy Drut. "C'est un manque de respect pour les Français. La justice, ce sont les mêmes règles pour tous, petits ou grands. Ça me rappelle La Fontaine, les animaux malades de la peste : "Selon que vous serez puissants ou misérables..."

Ségolène Royal a enfin fait état de 50.000 nouveaux adhérents au PS à l'échelon national (une hausse de 40 % pour le seul département du Var).

Ce rendez-vous varois était aussi pour les observateurs l'occasion de voir, à une an de la présidentielle, qui des principaux ténors parisiens de son parti s'afficherait aux côtés de la présidente de la région Poitou-Charentes.

Or, il n'y en avait aucun. Pas même Julien Dray, dont la venue avait été pourtant annoncée.


source:

http://www.liberation.fr/page.php?Article=385527

26 mai 2006

 

Désirs d'Avenir s'organise à Nice derrière Ségolène Royal



Ségolène Royal était venu au mois de Mars à Nice. Elle avait fait salle comble. Deux mois après son comité de soutien dans les Alpes-Maritimes s’active pour rassembler les sympathisants socialistes derrière la présidente de la région Poitou-Charentes.




Le comité de soutien des Alpes-Maritimes à la candidature de Ségolène Royal, « Désirs d’Avenir
06 » a tenu une réunion d’information mercredi soir. Autour de Patrick Mennucci, Vice-Président du Conseil régional et chargé des déplacements de Ségolène Royal, de Marc Concas, conseiller général des Alpes-Maritimes, Frédérique Gregoire-Concas, conseillère municipale de Nice et Marc Orsatti, Président de l’Union des Elus socialistes et républicains des Alpes-Maritimes et conseiller municipal de Saint-Laurent du Var, de nombreux adhérents du parti socialiste, de Valérie Nucéra, responsable du comité de soutien des Alpes-Maritimes mais aussi des curieux « non cartés », sont venus en savoir plus sur Madame Royal. On se souvient de la visite de Ségolène Royal le 25 mars à Nice. On avait pu constater sa popularité dans la capitale azuréenne avec une salle de l’Hôtel Aston trop petite. Deux mois plus tard, au siège de la Fédération du PS O6, l’ambiance est conviviale. Ici, on adore Ségolène Royal et sans forcément adhérer au PS on adhère aux idées de Ségolène. Une sorte de fief royaliste !

La présence de Patrick Mennucci est ressentie comme une aubaine. Il connaît parfaitement les idées et les orientations politiques de Ségolène Royal. Le socialiste Marseillais à l’accent chantant parle sans trop de langue de bois. Cette réunion est une simple rencontre entre camarades. S’appuyant sur quelques anecdotes sur la vie de Ségolène, il confirme sa proximité avec Madame la Présidente de Poitou-Charentes. Il rappelle ce qui fait sa force : « Elle n’a jamais cessé de vivre. Elle est dans la réalité de la vie. J’ai pu en attester en mangeant chez elle. Elle est comme tous les français. Politiquement, elle a la capacité de comprendre les Français et d’agir pour eux. Ils le ressentent. » Derrière son long monologue, on discerne une stratégie électorale pour le scrutin interne du parti socialiste. Il requiert une ligne de conduite commune pour tous les sympathisants à Ségolène Royal : ne pas attaquer les autres candidats à la candidature. C’est le style « Royal ». C’est celui pour lequel il a opté même s’il reconnaît que parfois il n’est pas évident pour lui de ne pas répliquer à certaines attaques : « Il faut rester tranquille et déterminé sans salir ni abaisser les autres ».

(JPG) Il s’ensuit un débat. Même si l’auditoire est conquis à la cause Royal, comme tous les citoyens, l’image ne suffit pas. Les questions viennent pour distinguer avec plus de précisions le futur programme. C’est sur celui-ci qu’elle pourra prétendre ou non à l’Elysée. Pauvreté, immigration, réforme du sénat, Union Européenne : tous les thèmes importants sont abordés. Marc Concas et Patrick Mennucci se prêtent au jeu et expliquent sur chacun de ces points les priorités de Ségolène Royal. « Pour elle, les maux de la société ont pour origine l’éducation des enfants. Ainsi elle souhaite mettre en place un service public au collège de 17h à 19h pour aider les élèves à faire les devoir », précise le socialiste marseillais et il poursuit : « Avec ce système, la consultation des citoyens par référendum sur les grandes réformes et le vote obligatoire pour la représentation syndicale, elle souhaite une plus grande mobilisation des français ». Les partisans paraissent convaincus. Le message est passé. Ils devront à leur tour convaincre leurs camarades socialistes que Ségolène Royal est la candidate idéale. Pour les non cartés, Frédérique Grégoire-Concas rappelle que pour soutenir Ségolène Royal sur la candidature à la candidature il faut adhérer au parti avant le 1er juin. Une certitude : à moins d’un an des élections présidentielles, le sprint est lancé. Qui vaincra entre Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, Ségolène Royal... ? Réponse fin novembre ou début décembre. D’ici là, les débats se poursuivront.

par Vincent Trinquat

source:
http://www.nice-premiere.com/article/desirs-d-avenir-s-organise-a-nice-derriere-segolene-royal.729.html

25 mai 2006

 

Nouveau soutien : Christian Sautter, maire adjoint de Paris (finances-développement économique), ancien ministre des finances et de l'économie

La France est mûre pour entendre la vérité, mais aussi pour reprendre espoir. Ceux qui sont en responsabilité sur le terrain connaissent la vie concrète de leurs concitoyens, savent qu’ils sont jugés en fonction de leur écoute, de leurs réalisations concrètes, de leurs projets pragmatiques.

Il est une présidente de région, Ségolène Royal, qui est candidate à la candidature socialiste.

Elle est proche de la société civile, elle n’attend pas toutes les solutions d’en haut, d’un Etat trop massif ou d’une Europe trop distante. Elle ne fait pas trop de discours et elle agit sur le terrain. Elle propose une méthode pour créer plus d’emplois et de solidarité, avec les citoyens et pour les citoyens.

Il est temps de rompre avec une tradition monarchique, d’éviter la tentation despotique, et de voter pour un président citoyen et, plus précisément, pour une présidente citoyenne.

http://temps-reels.net/article1712.html

 

Le Parti socialiste passe le cap des 200 000 adhérents

PARIS - Le Parti socialiste a accueilli en trois mois plus de 68 000 nouveaux adhérents, passant la barre des 200 000 militants à un an de l'élection présidentielle.

S'ils rejoignent les rangs du PS avant jeudi minuit - le délai a été repoussé de 24 heures -, ces "adhérents du projet" pourront participer au choix du candidat socialiste pour 2007.

Le mode d'adhésion, d'un simple clic sur le site internet du PS, et le montant de la cotisation annuelle, ramenée à 20 euros, ont également contribué au succès de la campagne lancée début mars, en pleine crise du CPE.

Avant la date-limite, c'est presque la cohue au PS où 4.500 nouvelles adhésions ont été enregistrées pour la seule journée de mardi, a-t-on précisé au siège du parti.

"C'est notre victoire du moment, et je le dis sans aucun doute, la première d'une longue série pour le bien de tous", commente sur son blog Jack Lang, chargé du développement du parti et candidat à l'investiture présidentielle.

"Apportez vos idées, apportez vos convictions, apportez votre passion, apportez votre désir pour que l'on puisse construire ensemble l'avenir", enjoint Ségolène Royal dans le dernier message posté sur le site d'adhésion.

Objectif affiché: rattraper l'UMP, qui revendiquait la semaine dernière 216.000 adhérents et vise les 300.000 avant la fin 2006.

Parallèlement, le PS a lancé une enquête sur ces nouveaux venus afin d'en dresser un portrait-type. Le dernier remontait à 1998: le militant de base était un homme ayant passé la cinquantaine, travaillant dans la fonction publique et souvent élu du PS.

La nouvelle sociologie socialiste, dessinée par les 8.000 réponses de nouveaux adhérents à un questionnaire détaillé, fait apparaître un parti rajeuni - l'âge moyen est désormais de 43 ans - urbanisé et féminisé et de moins en moins ouvrier.

Ces nouveaux adhérents bousculent également la géographie du PS. Les grosses fédérations traditionnelles qu'étaient le Nord et le Pas-de-Calais perdent du terrain alors que Paris enregistre de très nombreux ralliements.

François Hollande et Jack Lang devraient confirmer jeudi lors d'une conférence de presse au siège du PS que la fédération de la capitale est devenue la première de France.



source:

http://www.liberation.fr/page.php?Article=386469


 

Ségolène Royal et la loi sarkozy sur immigration

Segolene Royal a saisi l'occasion du chat sur le site du monde.fr pour préciser ce qu'elle pense de la loi Sarkozy sur l'immigration (et les raisons pour lesquelles elle n'a pas pu prendre part au vote).

Question : Vous n'avez, semble-t-il, pas participé au vote de la loi sur l'immigration. Quelle est votre position sur cette loi ? Que préconisez-vous en matière d'immigration ?

Ségolène Royal : J'ai bien évidemment adhéré au vote du groupe socialiste contre cette loi. C'est un problème matériel qui m'a empêchée d'être dans l'Hémicycle à ce moment-là et merci de me donner l'occasion d'apporter cette précision. Je pense qu'on ne peut pas aborder cette question sans poser le problème des causes de l'émigration, de la pauvreté et, donc, le problème du développement des pays les plus pauvres. Faire l'impasse sur cette question, c'est continuer à subir une immigration clandestine et exploitée. Je pense en particulier que le développement des pays africains est une utopie réalisable. L'énergie est gratuite (le soleil), le rôle des femmes pourrait y être puissamment encouragé (elles accomplissent 95 % du travail agricole et ne bénéficient que de 5 % des crédits bancaires). Pour reprendre une expression de Tiken Jah Facoly [chanteur ivoirien], l'Afrique va mal mais pourrait aller mieux si l'on s'en donne les moyens. Et si on lutte contre toutes les formes de corruption et d'abus de pouvoir.

L'intégralité du chat avec Ségolène Royal, mardi 23 mai 2006.

http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3224,55-770429,0.html

 

Ségolène Royal esquisse par petites touches les grands axes du "ségolisme"

PARIS (AP) -- Longtemps accusée de manquer de propositions, Ségolène Royal esquisse pourtant par petites touches les grands axes du "ségolisme", entre positions conservatrices sur les sujets de société, flexi-sécurité à la scandinave et démocratie participative. Tour d'horizon des idées phares de la favorite des sondages pour 2007, dont les leitmotivs sont "ordre juste" et "sécurité durable".
Rien ne sert de courir vite, la "gazelle" se garde de doubler les "éléphants" alors que le projet du PS doit être adopté le 1er juillet. Sans fournir de propositions précises à ce stade, elle brode méthodiquement le canevas du "ségolisme" depuis son entrée dans le "bal des présidentiables" en septembre. Des recettes qu'elle puise sur son site Internet - www.desirsdavenir.org - où elle lance des débats. La région Poitou-Charentes, qu'elle préside depuis mars 2004, est son laboratoire.
Ce qui l'amène parfois à s'affranchir du dogme socialiste et à briser des tabous, au nom de sa "liberté de parole". "Mon but n'est pas de présenter un programme bis du PS", a-t-elle lâché, avant d'appeler ses partisans à préférer le terme "ségolisme" au connoté "royalisme". Aussi François Hollande lui a-t-il vertement rappelé ses origines "socialistes". Autre exemple, lorsqu'elle avoue en février des penchants pour Tony Blair, bête noire des socialistes.
En matière économique, la candidate probable pour l'Elysée pencherait plutôt pour la flexi-sécurité scandinave, bien qu'elle récuse le terme. Son idée: instaurer un "bon deal", une "nouvelle donne" économique qui allie "souplesse" pour les entreprises et "sécurité" pour les salariés, avec maintien du salaire et accompagnement avec des formations en cas de perte d'emploi.
Au volet social, elle n'écarte pas de nouveaux assouplissements aux 35 heures pour les salariés "qui veulent travailler plus" ou "moduler" leur temps de travail "selon les étapes de la vie". Elle se dit ouverte à une discussion sur le contrat de travail, si le "CDI reste la base". Elle fait cependant de la "concertation" la condition sine qua non. Pour "réformer", il faut "écouter", dit-elle. Elle prône d'ailleurs l'adhésion obligatoire à un syndicat.
Sur le pouvoir d'achat, elle promet une hausse du SMIC, sans la chiffrer. Côté aides sociales, personne ne doit être "payé à rien faire". Encore discrète sur la fiscalité, elle a pris le contre-pied du projet du PS, qui prévoit de revenir sur les baisses d'impôts votées depuis 2002. "Où avez-vous vu que nous allions augmenter les impôts?", a-t-elle lancé mardi lors d'un chat sur Internet. Au volet logement, elle juge que tout locataire doit pouvoir devenir propriétaire après "un temps de paiement des loyers sans incident".
Non mariée, ses positions sociétales conservatrices lui valent des critiques. Elle apparaît réservée sur le mariage homosexuel et l'homoparentalité, deux promesses du PS pour 2007. L'ex-ministre de la Famille affirme toutefois vouloir "défendre les familles dans leur diversité", y compris "homoparentales".
Elle refuse en revanche tout "signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue" tel que la dépénalisation. Elle veut "restaurer le respect à l'école" et rétablir une "sorte de service national" de six mois pour les jeunes.
Ségolène Royal a en revanche pris position pour la légalisation du téléchargement en "peer to peer" (ou P2P) et la création d'un "système de licence globale forfaitaire" pour financer en partie la création. Dès février 2005, elle avait signé un appel contre la répression du téléchargement illégal. On l'attend encore sur l'immigration et la sécurité -deux domaines de son rival putatif Nicolas Sarkozy-, la santé ou les services publics.
Enfin, celle qui veut "remettre la France à l'endroit" a ses idées en matière de changement des institutions. Outre la démocratie participative qu'elle applique dans sa région, elle prône le vote obligatoire, la reconnaissance du vote blanc, une décentralisation "radicale" pour désendetter l'Etat. Surtout, elle vient de donner l'exemple sur le mandat unique: déjà à la tête d'une région, elle a annoncé mardi qu'elle ne se représenterait pas aux législatives de 2007 dans son fief des Deux-Sèvres. La "Zapatera" vise, il est vrai, plus haut... AP


source:

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060524.FAP8568.html?1616

 

Au nom de quelles valeurs conduire la politique ? Ségolène Royal a répondu lors d'un chat aux internautes sur Le Monde.fr, mardi 23 mai.

LEMONDE.FR | 23.05.06 | 19h23 • Mis à jour le 23.05.06 | 20h22

Anne : J'ai des enfants, je suis lesbienne. Je les ai adoptés, j'ai dû pour cela cacher mon homosexualité. Ma compagne les élève avec moi, elle n'a aucun droit. La France va-t-elle rester longtemps dans cette hypocrisie ? Qu'en pensez-vous ?

Ségolène Royal : J'ai fait voter une loi lorsque j'étais ministre de la famille sur l'autorité parentale conjointe, sans préciser le sexe des parents. Sur la base de cette loi, des tribunaux, et même la Cour de cassation, ont déjà autorisé les familles homoparentales, c'est-à-dire les parents homosexuels, à partager l'autorité parentale.



Eric : Vous n'avez, semble-t-il, pas participé au vote de la loi sur l'immigration. Quelle est votre position sur cette loi ? Que préconisez-vous en matière d'immigration ?

Ségolène Royal : J'ai bien évidemment adhéré au vote du groupe socialiste contre cette loi. C'est un problème matériel qui m'a empêchée d'être dans l'Hémicycle à ce moment-là et merci de me donner l'occasion d'apporter cette précision. Je pense qu'on ne peut pas aborder cette question sans poser le problème des causes de l'émigration, de la pauvreté et, donc, le problème du développement des pays les plus pauvres. Faire l'impasse sur cette question, c'est continuer à subir une immigration clandestine et exploitée. Je pense en particulier que le développement des pays africains est une utopie réalisable. L'énergie est gratuite (le soleil), le rôle des femmes pourrait y être puissamment encouragé (elles accomplissent 95 % du travail agricole et ne bénéficient que de 5 % des crédits bancaires). Pour reprendre une expression de Ticken Ja Facoly, l'Afrique va mal mais pourrait aller mieux si l'on s'en donne les moyens. Et si on lutte contre toutes les formes de corruption et d'abus de pouvoir.

DÉPÉNALISATION : "JE NE SUIS PAS FAVORABLE À UN SIGNAL QUI CONSISTERAIT À BANALISER L'USAGE DE LA DROGUE"

Ajax : Le cannabis, dont la toxicité est pourtant inférieure à un produit en vente libre comme l'alcool, continue d'être en droit français assimilé aux drogues dures. Quelle est votre position sur une dépénalisation du cannabis ?

Ségolène Royal : Dans les faits, certains tribunaux n'appliquent pas la loi de 1970 et d'autres l'appliquent concernant la pénalisation pour usage personnel. Il faut renforcer l'éducation sur toutes les formes de produits toxiques : alcool, tabac, drogues... Sur le plan légal, je ne suis pas favorable à un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue. Mais la répression pour usage personnel est inefficace. Le problème d'alcoolisme des jeunes est extrêmement préoccupant.

Willy : Quelles sont les méthodes que vous voulez engager pour que l'Etat réduise son train de vie ?

Ségolène Royal : Les Français ont le sentiment que le produit de leurs impôts est parfois mal utilisé, qu'il y a des gaspillages et qu'ils ne sont pas suffisamment associés aux choix concernant les dépenses publiques. Je suis attachée à un exercice beaucoup plus simple du pouvoir, à l'image de ce qui se fait dans les pays nordiques.

D'autre part, c'est une décentralisation radicale qui permettra de lutter contre les dépenses mal ciblées. Enfin, je souhaite que le budget participatif soit adopté par toutes les collectivités publiques, c'est-à-dire qu'il y ait une participation des citoyens par un vote sur une partie des dépenses publiques. Je le fais dans ma région Poitou-Charentes. Les lycéens votent sur l'utilisation de 10 millions d'euros d'investissement dans les lycées. C'est un gros travail matériel et d'animation. Mais les résultats sont exceptionnels.

Ctsur : La prostitution sous le contrôle de l'Etat au plan financier et sanitaire ne serait-il pas une bonne solution ? L'Etat doit-il s'investir dans cette activité rentable comme le font les Allemands ou la laisser à la clandestinité ?

Ségolène Royal : La question est d'actualité puisqu'un immense marché de la prostitution s'apprête à s'organiser lors de la Coupe du monde en Allemagne. J'ai signé avec de nombreux femmes et hommes de toute l'Europe une pétition publiée dans Le Nouvel Observateur contre l'organisation d'un marché aux esclaves au cœur de l'Europe. La vente des corps est une activité contraire à la convention internationale des droits de l'homme. C'est une atteinte à la dignité des femmes mais aussi des hommes considérés comme des clients potentiels des mafias du sexe.

COLONIALISME : "DEMANDER PARDON, BIEN SÛR"

Ezzahi : Pensez-vous que la France doit demander pardon aux Algériens pour son passé colonial dans ce pays ?

Ségolène Royal : Le colonialisme est une relation d'humiliation entre un pays dominant et un pays humilié. Contrairement à ce qu'a voulu faire la droite, il n'y a aucun élément positif dans cette relation. Relisons le texte magnifique d'Aimé Césaire sur le colonialisme. Tout est dit. Demander pardon, bien sûr. Ce qui compte, c'est que la France soit au clair avec son histoire et toutes celles et ceux qui la composent et qui ont souffert... parce qu'ils étaient engagés avec leurs convictions. Je pense aux Algériens qui ont vécu la répression mais je pense aussi aux harkis et à leurs souffrances. Etant fille d'un officier qui a été engagé dans la guerre d'Algérie, avec les ordres qu'il avait reçus et ses convictions, je mesure l'importance de la prise de parole récente sur cette période de l'histoire qui a permis bien des résiliences. Je pense à ces soldats mêlés à des actes de torture et qui en ont seulement parlé il y a très peu de temps.

Middle : Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir des difficultés en fin de mois, alors que nous gagnons entre 2000 et 2 500 euros par mois... Les loyers sont très élevés, nous n'avons droit à aucune aide sociale... et nous payons énormément d'impôts (par rapport à ce que nous gagnons)... J'ai cru entendre que si vous reveniez au pouvoir vous alliez augmenter les impôts... Sincèrement à ce rythme, nous allons finir par entrer nous aussi dans la précarité.. Avez-vous bien pris conscience de ce qui nous arrive, et que comptez-vous faire pour nous ?

Ségolène Royal : Où avez-vous vu que nous allions augmenter les impôts ? Aujourd'hui, plus de deux familles sur trois voient leur pouvoir d'achat diminuer : hausse des charges locatives, qui constituent souvent un 2e loyer, hausse du prix du logement, hausse du prix des carburants et de plus en plus de salariés tombent dans le surendettement. Les fonds sociaux des établissements scolaires explosent car, maintenant, des familles à revenus moyens ont du mal à joindre les deux bouts. Des jeunes salariés habitent dans les mobil-homes et des petits retraités ne font plus qu'un repas par jour. Voilà ce que je vois dans ma permanence d'élue. La paupérisation des jeunes est en voie d'accélération.

"MAÎTRISER LE COÛT DU LOGEMENT"

Le chantier est donc considérable. Il faut l'aborder par plusieurs bouts. La maîtrise du coût du logement par le contrôle du prix du foncier. Les investissements massifs dans le logement locatif dont les familles pourraient devenir propriétaires au bout d'un temps de paiement des loyers sans incident. Un équipement massif en énergies renouvelables gratuites, notamment énergie solaire. Et, bien évidemment, le déblocage de la machine économique pour permettre des créations d'activités et d'emplois et une hausse des bas salaires.

Goret : Etes-vous contre le fait de revaloriser le travail ? Est-ce que la gauche est prête à renoncer à cette politique qui favorise l'assistanat, conduisant à la montée des rancœurs dans notre société ?

Ségolène Royal : C'est la droite qui a dévalorisé le travail, en le précarisant. Notre mission, à gauche, c'est de valoriser le travail en permettant à chacun et chacune d'accéder à un métier et de garder un salaire en cas de mutation économique. C'est une question de sécurité et de dignité. Il faut trouver une nouvelle donne, "un bon deal" entre l'agilité dont ont besoin les entreprises exposées à la concurrence internationale et la sécurité de revenus à laquelle a droit toute personne qui travaille ou qui perd son travail.

Mohamed : Je suis ingénieur français, je paye plus de 4 000 euros d'impôts sur le revenu et je n'ai pas le droit d'entrer en boîte de nuit. Comment voulez-vous qu'on se sente français ? Si vous êtes élue en 2007, que ferez-vous pour que cesse la discrimination flagrante ?

Ségolène Royal : Cette discrimination est sanctionnée par la loi. Signalez les boîtes en question à la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Il y a un énorme travail à faire contre toutes les discriminations, notamment celles à l'embauche. Je souhaite aussi que tous ceux qui sont victimes de discrimination trouvent en cette injustice la rage de vaincre, de créer, d'entreprendre, de prendre des initiatives car toute cette énergie, la France en a besoin. Je le dis aussi aux femmes victimes de discriminations et, moi-même, j'y ai trouvé la volonté farouche d'avancer.

DISCRIMINATIONS : "JE SOUTIENS DANS MA RÉGION LES INITIATIVES EN MATIÈRE DE CV ANONYMES"

Je soutiens dans ma région les initiatives en matière de CV anonymes, et, en contrepartie des aides publiques, les entreprises doivent prouver le respect des lois. J'ai observé que les jeunes des quartiers avaient très peu accès aux aides économiques pour créer leur activité (les bourses tremplins). Je suis allée voir. Ils m'ont dit que ce n'était pas pour eux. J'ai dit : 'si, la région va venir vers vous pour vous aider à créer vos activités'. J'ai mis en place un chapiteau itinérant dans les quartiers avec toutes les aides de la région. Et maintenant, les jeunes viennent. Dans trois mois, je ferai le bilan de tout ce qu'ils ont créé : commerces, services, informatiques, mécaniques, culture... y compris les filles.

Clément : Madame Royal, les responsables politiques mettent de plus en plus en avant leur vie privée pour afficher des valeurs au nom desquelles ils gouvernent et qui s'appliqueraient à eux-mêmes. Pensez-vous que cette évolution est positive ou doit-on s'en méfier ?

Ségolène Royal : Je pense que les gens n'ont que faire de la vie privée des hommes politiques. Ce qu'ils veulent, ce sont des responsables politiques à l'écoute, efficaces, honnêtes et simples.

Marie : Quels sont vos projets concernant l'université en France ? Pensez-vous qu'il soit pertinent de laisser autant de bacheliers s'orienter dans des filières sans débouchés ? Que proposez-vous pour palier ce problème ?

Ségolène Royal : 40 % des étudiants sortent de l'université sans aucune qualification. C'est un gaspillage et un désespoir, en particulier pour les parents modestes qui avaient fondé beaucoup d'espoir dans l'accès à l'enseignement supérieur de leurs enfants en faisant beaucoup de sacrifices financiers. Cela ne peut pas durer. Il y a un problème d'orientation au départ et on voit que les filières professionnalisées débouchent plus facilement sur des emplois (IUT, BTS, formations supérieures par alternance, apprentissage dans l'enseignement supérieur). Il faut donc, sans assujettir l'université au monde de l'entreprise, tenir compte des débouchés et faire évoluer les contenus.

UNIVERSITÉS : "ARRÊTER D'ENGAGER LES JEUNES DANS DES IMPASSES"

Par ailleurs, il faut arrêter d'engager les jeunes dans des impasses. Par exemple, tous les étudiants qui se sont engagés dans la voie de l'enseignement à la suite d'une publicité du gouvernement pour aller dans ces carrières sont aujourd'hui pris dans une souricière car la droite a taillé de façon scandaleuse dans le nombre de postes d'enseignant mis au concours. Il faudra des engagements sur plusieurs années pour que les jeunes en début de cursus sachent le nombre de postes à leur sortie. C'est valable aussi pour les chercheurs.

Marieke : Vous vous engagez pour une certaine rénovation de la vie politique. Mais on peut noter que vous cumulez aujourd'hui deux mandats très lourds : la présidence de région en Poitou-Charentes et votre siège de député des Deux-Sèvres. N'est-ce pas contradictoire ?

Ségolène Royal : Vous avez raison.... même si j'ai accédé à la présidence de région en ayant déjà mon mandat de député, que je ne veux pas abandonner, justement, en cours de mandat. Mais, aujourd'hui, la question se pose puisque c'est maintenant que nous devons déposer nos candidatures pour les prochaines législatives. La loi autorise aujourd'hui le cumul de deux mandats. Je suis donc actuellement dans le cadre de cette loi. Mais, dans le programme du Parti socialiste, il y a le non-cumul de mandat entre un exécutif local important et un mandat parlementaire.

"J'AI DÉCIDÉ DE RESPECTER AVANT L'HEURE LE PRINCIPE DU NON-CUMUL"

J'estime, malgré mon attachement profond à ce mandat de député, que les électeurs m'ont renouvelé sans discontinuer dans les Deux-Sèvres depuis 1988, qu'il faut à un moment être cohérent entre ce que l'on s'apprête à dire et ce que l'on fait. J'ai donc décidé de respecter avant l'heure ce principe du non-cumul et de transmettre le flambeau de ma circonscription en continuant à y veiller de très près depuis la région, qui est le mandat que je garde. Je crois que la cohérence est une valeur politique de première importance et c'est pourquoi je le fais.

Lola : Etes-vous pour un service minimum dans les services publics ? Estimez-vous normal qu'un pays soit paralysé par le personnel d'une entreprise publique en grève ?

Ségolène Royal : Je crois que c'est surtout le déficit de dialogue social qui pose problème. Personne ne fait grève de gaité de cœur, d'abord parce qu'on perd son salaire et qu'à un moment où le pouvoir d'achat régresse (voir plus haut), personne ne peut se permettre de perdre du salaire. Donc, il faut des relations sociales solides pour éviter les grèves et le désordre pour les usagers.

Poney64 : Si vous gagnez la présidentielle, comment constituerez-vous votre gouvernement ? Y aura-t-il des accords avec DSK, Fabius et Emmanuelli ou bien ferez-vous appel à des têtes neuves ?

Ségolène Royal : Je m'interdis de "faire des plans sur la comète". Par déontologie, je m'abstiens de toute anticipation sur des événements qui ne sont pas encore arrivés. Nous verrons. Chaque chose en son temps. Ce qui compte dans toute activité de leadership, c'est la capacité à rassembler les talents et les compétences, d'où qu'elles viennent, les imaginations comme les expériences. Puis de faire la synthèse de ces diversités, de fixer le cap, de tracer la route et de rester en capacité permanente d'écoute et d'adaptation par rapport aux citoyens qui détiennent aussi tous une part d'expertise légitime. C'est ce que j'explique sur mon site desirsdavenir.org sur lequel je vous invite à venir construire ensemble la France qui se tire vers le haut et qui a confiance en elle et en son énergie.

Chat modéré par Constance Baudry et Isabelle Mandraud


Source:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-775185@51-749161,0.html



 

Ségolène Royal pas candidate aux législatives

NOUVELOBS.COM | 24.05.06 | 10:58

Ségolène Royal ne sera pas candidate aux élections législatives en 2007: un respect "avant l'heure" du non-cumul des mandats, pour la présidentiable.

Ségolène Royal (PS) ne sera pas candidate aux législatives de 2007: elle annonce respecter "avant l'heure" la règle socialiste de non-cumul des mandats, sur un "chat" organisé par le journal Le Monde, publié mercredi 24 mai sur le site Internet du quotidien.
A la question d'un internaute sur le cumul entre la présidence de la région Poitou-Charentes et son siège de députée des Deux-Sèvres, Ségolène Royal a répondu qu'elle avait déjà réfléchi à cette question, "puisque c'est maintenant que nous devons déposer nos candidatures pour les prochaines législatives".

Elle souhaite garder sa région

La candidate à la présidentielle de 2007 a rappelé que "Dans le programme du Parti socialiste, il y a le non-cumul de mandat entre un exécutif local important et un mandat parlementaire". Et la socialiste en tête des sondages d'opinion de conclure: "J'ai donc décidé de respecter avant l'heure ce principe du non-cumul et de transmettre le flambeau de ma circonscription, en continuant à y veiller de très près depuis la région", le mandat qu'elle souhaite conserver.

source:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060524.OBS8912.html

23 mai 2006

 

Ségolisme 1 : l’ordre juste

C’est une des idées les plus riches du ségolisme. Elle est parfois mal comprise parce que la notion « ordre » est traditionnellement liée à la droite conservatrice tandis que la notion « justice » est historiquement revendiquée par la gauche progressiste. L’ordre juste selon Ségolène Royal recouvre deux réalités.

Pour en savoir plus aller sur: http://www.segoleneparis.fr/?q=node/79

 

Lancement du blog www.segoleneparis.fr


Le comité local "Paris d'avenir"vient de lancer son blog.
Il s'agit du comité local Désirs d'avenir transverse de Paris animé par des citoyens souhaitant la candidature de Ségolène Royal en 2007.

Vous y trouverez les dernières actualités des comités locaux Désirs d'avenir de Paris, sous forme de billet d'humeur, de vidéos, de sons...

Historique de ce comité Désirs d'avenir parisien:
13/03/2006: 1ère réunion de lancement (15 participants) suite à un mouvement spontané sur le site www.desirsdavenir.org
10/04/2006: 2ème réunion sous forme de soirée débat (60 participants)
au 10/05/2006 ce comité est constitué de plus de 100 personnes..
On assiste visiblement à un véritable mouvement citoyen spontané de soutien à la candidature de Ségolène Royal... Adhérents et non adhérents PS sont les bienvenus..

Le comité "Paris d'avenir" a lancé plusieurs groupes de travail sur différents thèmes (le Monde en Développement, la Santé, la Justice, les Séniors...) Venez participer à ces groupes de travail.

Ce comité est aussi constitué d'un groupe d'environ 6 personnes qui s'occupe de l'animation de ce nouveau blog et d'actions pour promouvoir la candidature de Ségolène Royal.

Le programme est très prometteur:
-agenda des évenements organisés dans les comités locaux parisiens
-des reportages vidéos..
-et pleins d'autres surprises... ;-)

Ce comité a aussi lancé le concept des "Cafés Ségolène": évènement autour d'une personnalité organisé plusieurs fois par mois..

Un blog très prometteur à visiter et revisiter au plus vite...

Une seule adresse à retenir: www.segoleneparis.fr

Un grand bravo à toute l'équipe qui anime bénévolement ce blog avec brio et humour: Loly, Marta, Francis, Alain, Olivier et tout les autres...

21 mai 2006

 
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en tête dans les sondages
L'Express - Paris,France
... au premier tour ne bouleverse pas cet état de fait: Nicolas Sarkozy arriverait toujours en tête avec 32% des intentions de vote, Ségolène Royal le suivant ...

Royal, «cela fait des mois qu'on pronostique sa chute»
Libération - Paris,France
Le message est répété avec trop d'insistance pour être convaincant : Ségolène Royal ne se soucierait pas des sondages. Son ...

Dernière Edition - Ségolène Royal et Israël
IsraelValley - Paris,France
Ségolène Royal va bien être invitée officiellement par les autorités israéliennes dans quelques jours. Le 22 Mai 2006, cette ...


20 mai 2006

 

C'est maintenant ou jamais !

pour pouvoir participer au vote de la désignation du candidat ou de la candidate à l'élection présidentielle 2007...




Le saviez-vous?

Le 1er juin est la date limite d'adhésion pour participer au vote de désignation du candidat à l'élection présidentielle (6 mois d'ancienneté sont requis).
Jusqu'au 1er juin pour tous les nouveaux adhérents, la cotisation pour toute l'année 2006 est de 20€.

C'est en renforçant le Parti Socialiste qu'il sera possible de battre la droite en 2007.

Comment adhérer ?
Un téléopérateur enregistrera votre demande d'adhésion et vous indiquera la
démarche à suivre pour acquitter votre cotisation.

Un geste simple pour soutenir l'espoir que représente Ségolène Royal en 2007 face à Sarkozy...

Profitons de cette occasion pour montrer aux adhérents et leaders actuels du PS, que nous simples citoyens, nous ne voulons pas revivre 2002.
Nous souhaitons une autre culture politique.
Nous désirons participer à l'aventure démocratique que nous propose Ségolène Royal.



yann (jeune bloggeur citoyen.. ;-)

 

Droits d'auteur: Ségolène Royal favorable à une licence globale forfaitaire

Ségolène Royal s'est prononcée samedi pour une licence globale forfaitaire comme l'un des modes de rémunération des oeuvres disponibles sur l'internet.

La candidate PS préférée des Français pour la présidentielle de 2007, selon les sondages, se démarque ainsi de la ligne de la direction du PS, opposée à la licence globale (légalisation du téléchargement assortie d'une rémunération forfaitaire des auteurs, ndlr).

A l'Assemblée nationale, lors de l'examen du projet de loi sur le droit d'auteur, les députés PS avaient défendu en vain la licence globale, allant à l'encontre de la position adoptée par François Hollande et la secrétaire nationale chargée de la Culture, Anne Hidalgo.

Dans un texte mis en ligne sur son site, Mme Royal déclare que "le rôle de l'Etat est de conforter la coexistence entre plusieurs modes de rémunération et de financement".

Outre "les revenus directs, la vente de fichiers se substituant progressivement à la vente de CD", les ressources des auteurs pourraient provenir de "revenus indirects", propose-t-elle. "Les intermédiaires (webradios, plates-formes de P2P) reverseraient une partie de leur chiffre d'affaires aux titulaires de droits en contrepartie du droit d'exploiter commercialement les oeuvres", précise la présidente de la région Poitou-Charentes.

S'ajouterait une troisième catégorie de ressources, "les revenus mutualisés, qu'il s'agisse de la redevance pour copie privée ou de la création, pour les échanges gratuits entre personnes, d'un système de licence globale forfaitaire".

Ségolène Royal justifie ainsi sa position: "s'il est indispensable de permettre une rémunération juste des créateurs (...), il ne saurait être question de maintenir artificiellement des modèles économiques dépassés par l'évolution technique, et de maintenir un cadre légal en décalage complet avec le progrès technologique et les aspirations manifestes du public".

Mme Royal critique sévèrement le texte droit d'auteur qui réglemente strictement le téléchargement sur l'internet. Ce texte, estime-t-elle, "n'apporte rien aux créateurs (...), rogne les droits du public, avec la remise en cause larvée de l'exception pour copie privée".


source:

http://www.metrofrance.com/part/flux/060520152447.xj8bmi4y.php



Ce que Ségolène Royal retient du débat: Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ?
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=9&proposition=66




 

"La lettre" n°6 de Désirs d'avenir- Samedi 20 mai

"La lettre" n°6 - Samedi 20 mai

Petits jeux et ces médiocres complots au sommet de l’Etat…

L'affaire Clearstream est un mauvais feuilleton totalement décalé par rapport aux préoccupations quotidiennes des Français.

Elle signe la décomposition d'un système qui fait la part belle aux méthodes occultes, aux coups bas et aux manoeuvres de déstabilisation.

La puissance publique se doit d'être irréprochable. Une mauvaise conduite à la tête de l'Etat constitue un vrai facteur d'insécurité : pourquoi respecter des règles dont les puissants et les gouvernants s'affranchissent ?

Cette lamentable affaire est aussi une leçon pour la gauche qui doit préparer l'alternance sans perdre de temps et en évitant les vaines querelles.

Nous devons collectivement et individuellement nous montrer dignes de l'aspiration profonde, forte, de nos concitoyens au changement.

Il est temps de préparer l’avenir.

« Que faire pour que tous les élèves réussissent leur entrée en sixième ? »

Confiance et exigence, respect et solidarité, égalité des chances sont les valeurs sur lesquelles les internautes fondent une rénovation de la scolarité des élèves de sixième.
Bien loin des propos fatalistes, les contributions recueillies sur le site sont ambitieuses. Je suis sensible à l’énergie, à la volonté et à l’enthousiasme manifestés par les parents et les enseignants, qui ont participé en grand nombre au débat.

La suite : http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=9&proposition=65


« Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ? »
Ce débat a suscité un grand intérêt, avec plus de 600 contributions, de haute tenue. Sur un sujet particulièrement complexe et controversé, croisant la culture, l’économie, le droit et la technique, la méthode du forum participatif a montré toute sa pertinence. Le premier point que je retiens de ce débat, c’est que le numérique et le P2P sont une chance et non, comme certains le disent, une catastrophe :

La suite : http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=9&proposition=66

La France et l'immigration
Faut-il ouvrir plus grande la porte à l’immigration de travail ? Faut-il différencier l’immigration qualifiée de l’immigration peu qualifiée ?
Pour recruter des travailleurs faut-il instaurer des quotas ou ne fixer que des conditions générales (contrôle du contrat de travail sur le plan des salaires ou des conditions de travail) ?

La suite : http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=10&debat=83


OGM : comment mettre le progrès scientifique au service des citoyens ?
Faut-il distinguer entre les types d’OGM en fonction de leur finalité (pratique agricole, alimentation, santé, industrie…) ? Certains sont-ils acceptables, d’autres pas ? Sur quelle base fonder une éventuelle distinction ?
Faut-il distinguer entre les risques environnementaux relatifs à la culture d’OGM et les éventuels risques sanitaires relatifs à la consommation d’OGM, directe ou indirecte ?

La suite : http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=10&debat=82

Alors que le pays s’enfonce dans une crise politique sans précédent, Ségolène Royal incarne aujourd’hui une espérance de changement. Bien au-delà des seuls militants et électeurs socialistes.

Si vous souhaitez que Ségolène Royal porte les couleurs de la gauche en 2007, vous pouvez y contribuer en adhérant à Désirs d’avenir, en rejoignant l’un des 200 comités locaux.
Vous pouvez aussi y contribuer en adhérant au Parti socialiste avant le 1er Juin, ce qui vous permettra de voter pour choisir.

Si vous vous sentez proche des idées de gauche, et pour battre la droite, n’hésitez pas à le rejoindre.
Avant le 1er juin.
http://www.parti-socialiste.fr/adherer/pourquoi.php#2

Comment adhérer ?
Auprès de la fédération de votre département
En ligne et en moins de 2 minutes
Immédiatement par téléphone : 0810 77 2007
http://www.parti-socialiste.fr/adherer/


Inscrivez-vous à "La Lettre" de Désirs d'avenir pour être tenu au courant des dernières actions de l'association et des nouveaux sujets débattus sur le site.:
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=2

19 mai 2006

 

Ségolène Royal : le pays attend « le bon deal »

Plus de performance économique mais plus de justice sociale : c'est l'accord gagnant-gagnant entre les entreprises et la collectivité que prône Ségolène Royal. Pour « Les Echos », la « candidate probable » à l'investiture socialiste pour 2007 parle sans tabou de la flexibilité, des 35 heures, du coût du travail. Sa conviction : le vieil antagonisme capital/travail peut être dépassé.

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOISE FRESSOZ ET ELSA FREYSSENET


Depuis 2002, les crises s'enchaînent : le 21 avril, le « non » au référendum, la crise des banlieues, le CPE, l'affaire Clear- stream. Ont-elles un point commun ?
Elles expriment toutes une forme de révolte, le sentiment que les politiques n'assument plus leurs responsabilités, qu'ils sont impuissants à donner des perspectives. C'est extrêmement dangereux. Quand il n'y a plus ce désir d'avenir, la machine à dépression économique s'installe.

Comment rétablir la confiance ?
En commençant par faire confiance à l'intelligence collective des citoyens et des territoires ! Et en ne leur infligeant pas le spectacle d'une fin de règne qui démoralise, abaisse l'image de la France et porte préjudice à son économie. L'optimisme individuel des Français s'accompagne d'un fort pessimisme collectif : ils doutent des capacités et du talent de leur pays.

Ces crises ne traduisent-elles pas la difficulté à accepter un monde qui change de plus en plus vite ?
Accepter n'est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l'électricité et de l'automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Nous vivons aujourd'hui la troisième, celle des technologies de l'information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l'a encore remplacé. D'où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail. Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront. Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal ressenti qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité. Il faut arrêter de donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ses enfants. Sinon le gouffre entre gouvernants et gouvernés se creuse.

Pour préparer un « bon deal », il faut s'entendre sur le diagnostic. La gauche a du mal avec le libéralisme... Et vous ?
Si le libéralisme est ce que Maurice Allais, prix Nobel d'économie, a appelé en termes crus la « chienlit laisser-fairiste », je n'en veux pas. Il peut y avoir dans la libre concurrence des facteurs de progrès si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers et régulée pour être mise au service du progrès. C'est la mission de la gauche.

Quelles formes doivent prendre les nouvelles sécurités dont vous parlez ?
Elles doivent conjuguer deux formes d'efficacité : économique et sociale. Les entreprises ont d'autant plus besoin d'agilité et de réactivité qu'elles sont directement exposées à la compétition internationale. Les salariés, eux, ont besoin que la transition d'un emploi à un autre soit correctement sécurisée sur le plan financier, avec des formations adaptées et un accompagnement personnalisé. Pourquoi les salariés scandinaves vivent-ils sans drame leur mobilité professionnelle ? Parce qu'ils ont confiance dans l'efficacité de leur service public de l'emploi. Plutôt que l'obsession de démanteler le droit du travail, voilà le type de nouvelle donne dont nous pourrions nous inspirer.

La discussion peut-elle porter sur le contrat de travail ?
A une condition : le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI, c'est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d'un salaire et à la dignité d'un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d'ajustement jetable.

Faut-il encourager ces entreprises par des mesures fiscales ?
La première mesure à prendre de manière massive, c'est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l'innovation. Et dans l'environnement, poour toutes les éco-industries.

Quand Peugeot a récemment annoncé la fermeture d'une usine de 2.300 salariés en Grande-Bretagne, Tony Blair n'a absolument rien dit...
Cette absence de réaction fait peur. La parole politique doit être utilisée : elle peut être dissuasive et préventive. Les entreprises ont une responsabilité à l'égard des territoires.

L'Etat doit-il défendre une entreprise lorsqu'elle est menacée ?
Oui. Les Etats-Unis ne s'en privent d'ailleurs pas. Mais il faut être honnête et ne pas interdire ce que nos entreprises s'autorisent à l'étranger. Une OPA peut être positive à condition de correspondre à une synergie et à un projet industriel cohérent.

Que pensez-vous du « patriotisme économique » ?
C'est le détournement d'un mot qui signifie aimer et servir son pays. Pour le gouvernement, qui ne s'alarme guère de la présence massive de fonds anglo-saxons au capital des entreprises françaises, c'est un gadget langagier qui couvre la privatisation de Gaz de France et tourne le dos à la constitution nécessaire de champions européens.

Faut-il s'opposer aux délocalisations ?
Il ne faut jamais s'y résigner.

Approuvez-vous l'attitude du député UDF Jean Lassalle qui a fait une grève de la faim pour empêcher une délocalisation à moins de 100 kilomètres de sa commune ?
Non. C'est un dévoiement de l'action parlementaire et le plus baroque, ce sont les ministres qui y cèdent, même si je ne mets pas en cause la sincérité de Jean Lassalle.

Comment lutter contre la sinistrose ?
Il faut réconcilier les Français avec l'entreprise, en finir avec l'archaïsme des relations sociales. Les entreprises qui défraient la chronique sont celles dont les patrons se comportent de façon scandaleuse. Et puis il y a une confusion malheureuse entre la financiarisation de l'économie et l'entreprise. Quand on parle aux Français des fonds de pension, des masses d'argent volatiles qui se déplacent à la recherche du profit maximum de façon totalement déconnectée de la vraie valeur de l'entreprise, c'est l'image de toutes les entreprises qui en souffre.

Vous pensez que les responsables d'entreprise sont trop payés ?
Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu'à une certaine altitude, l'échec paye, alors qu'ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute.

Les 35 heures sont-elles pour quelque chose dans la dépréciation du travail ?
Ceux qui disent cela se trompent de diagnostic. Ce n'est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s'investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l'instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre.

Faut-il assouplir encore les 35 heures pour redonner du pouvoir d'achat ?
Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire, mais je trouve scandaleux les chantages à l'emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT. Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de la vie. Je ne crois pas aux réponses rigides une fois pour toutes mais aux évolutions négociées.

Ce « deal », qui doit le passer ?
Les partenaires sociaux, avec l'aide de l'Etat, garant de l'intérêt général. Cela suppose une plus grande représentativité des organisations syndicales et patronales. Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix. Mais on pourrait aussi, selon les sujets, élargir le nombre des interlocuteurs.

Vous voulez passer par-dessus les corps intermédiaires ?
Non, car ils sont indispensables. Mais il faut pouvoir associer les citoyens aux grands choix qui les concernent. Je le fais en Poitou-Charentes lors de forums participatifs sur les grands problèmes de la région.

Les syndicats ne sont pas très chauds.
Ils se méfient du consensus à tout prix, c'est-à-dire souvent à bas prix. Moi aussi. Si je souhaite qu'un syndicalisme de masse se développe, c'est précisément pour rééquilibrer un rapport de forces aujourd'hui très défavorable aux salariés. Mais à une partie de l'antagonisme traditionnel entre le capital et le travail, je crois qu'il est possible de substituer un nouvel équilibre dynamique alliant la performance économique et la justice sociale. Je suis sûre qu'il existe un patronat éclairé prêt à accepter ça.

Laurence Parisot fait-elle partie de ce patronat éclairé ?
Je ne crois pas que le Medef ou la CGPME aient cette réputation ! Je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui ne s'y reconnaissent pas. Ils ne font pas d'idéologie, ils se battent et ont compris que des salariés heureux sont productifs.

Y a-t-il un problème de coût du travail ?
Oui, mais pas à cause des salaires, à cause des charges. Il faudrait transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Car la couverture de ces risques relève de la solidarité nationale.

Faut-il augmenter le SMIC ?
Je ne veux pas tomber dans la facilité du « demain, on rase gratis », mais la France des « mille euristes » a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Et avec la hausse des charges il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de familles surendettées. Donc oui, il faut le faire.

Vous avez dit récemment : « Personne ne doit être payé à ne rien faire. »
C'est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d'intégration sociale et qu'en être privé, c'est aussi perdre un sentiment fondamental d'appartenance et, parfois, jusqu'à l'estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance ; cela nourrit le rejet de l'autre et la hantise du déclassement. Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu'en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d'ailleurs prévu dans les textes.

Dans votre région, vous conditionnez l'attribution d'aides publiques à divers critères comme la qualité de l'emploi. Cette logique est-elle transposable au niveau national ?
Lorsque je gère les impôts payés par les citoyens, j'ai le souci de ne pas gaspiller. Donc c'est une logique du gagnant pour l'entreprise-gagnant pour la région. Je constate qu'après une période d'étonnement les entreprises jouent le jeu. Au niveau national, c'est parfaitement transposable, cela fait partie de la bonne gouvernance.

D'autres économies sont-elles possibles, compte tenu du poids de la dette ?
Oui. La gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits. Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation. Un Etat fort qui organise la redistribution est parfaitement compatible avec une décentralisation qui va jusqu'au bout.

Le « royalisme », pour le moment, c'est davantage une méthode que des propositions précises.
Le « royalisme », franchement, ce n'est pas un slogan que je revendique. Je préfère parler de « ségolisme ». Mais chaque chose en son temps. Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd'hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c'est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d'un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l'acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu'une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. La rigidité, c'est le meilleur moyen de ne rien changer.

Vos valeurs : travail, famille, patrie...
(Rires). L'association de ces trois mots est choquante et de sinistre mémoire ! Mais revaloriser le travail, défendre les familles dans leur diversité, nucléaire, recomposée, monoparentale, homoparentale, et savoir ce qui nous fait tenir debout dans une même nation, oui, c'est important. Plus la justice et les solidarités, tout se tient.

L'« ordre juste » que vous défendez n'est-il pas un thème de droite ?
Absolument pas. La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends, moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables. Les règles respectées sont les règles respectables : celles qui s'imposent à tous et pas seulement aux uns pendant que les autres s'en affranchissent.

Ordre juste, sécurité durable, Nicolas Sarkozy utilise les mêmes termes.
Pas vraiment ! Dans les cités où le désespoir et la colère s'accumulent, dans le monde du travail où règne la peur d'être débarqué du jour au lendemain, dans l'ensemble de la société où le « descenseur » social semble inexorablement en marche, à la tête de l'Etat : partout, la droite sème l'injustice et crée le désordre.

Chat : un débat en direct avec la députée Ségolène Royal est organisé mercredi 24 mai 2006 de 16h00 à 17h00.
Vous pouvez d'ores et déjà poser vos questions en cliquant ici


Itinéraire
1953 : naissance le 22 septembre à Dakar.
1980 : sort de l'ENA, où elle a rencontré François Hollande. Dominique de Villepin est dans leur promotion (Voltaire).
1982-1988 : chargée de mission auprès de François Mitterrand à l'Elysée sur les affaires sociales.
1988 : députée des Deux-Sèvres. Toujours réélue depuis.
1992-1993 : ministre de l'Environnement dans le gouvernement Bérégovoy.
1997-2000 : ministre déléguée chargée de l'Enseignement scolaire dans le gouvernement Jospin.
2000-2002 : ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées.
2004 : élue présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes.
Automne 2005 : elle dévoile progressivement ses ambitions présidentielles - « Je me sens prête » - et voit sa candidature crédibilisée par des sondages favorables.
Février 2006 : ouvre son site Internet desirsdavenir.org.





source:
http://www.lesechos.fr/info/rew_france/200076555.htm


CHATS
La gauche et l’économie
Ségolène Royal Débat en direct avec la députée Ségolène Royal, mercredi 24 mai 2006 de 16h00 à 17h00


Au vu des sondages, Ségolène Royal serait la seule personnalité de gauche à pouvoir battre Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2007. Mais, derrière le " phénomène Royal ", quelles idées, quel programme ? Emploi, fiscalité, pouvoir d'achat, compétitivité, innovation, patriotisme économique… sur quelle voie la candidate socialiste virtuelle entend-elle conduire les Français ?

La session de chat n'a pas encore démarré.
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Ségolène Royal prône une nouvelle donne économique

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal prône une nouvelle donne entre les entreprises et la collectivité afin de concilier performance économique et justice sociale.

Dans une interview aux Echos de vendredi, la candidate probable à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle 2007 voudrait rompre le "déséquilibre ravageur" entre "le capital et le travail".

Préférant le slogan "ségolisme" à celui de "royalisme", elle explique qu'il s'agit plus pour elle d'une "méthode" que d'un "catalogue" de propositions alors que les socialistes sont en train de finaliser leur projet.

"Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux missions de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront", avance-t-elle. "Le vieux compromis fordien est mort mais aucun 'bon deal', aucune 'nouvelle donne' ne l'a encore remplacé".

Pour Ségolène Royal, les nouvelles sécurités "doivent conjuguer deux formes d'efficacité: économique et sociale".

Elle n'exclut donc pas une discussion sur le contrat de travail à condition que le CDI "reste la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive".

"Il doit être la colonne vertébrale et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli", dit-elle.

De même, la députée socialiste n'exclut pas de nouveaux assouplissements des 35 heures. "Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler puissent le faire".

Néanmoins, Ségolène Royal juge "scandaleux les chantages à l'emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT". "Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de la vie".

Pour Ségolène Royal, il y a en France un problème de coût du travail "mais pas à cause des salaires, à cause des charges". Elle propose donc de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité.

Concernant le Smic, la responsable socialiste se prononce pour une augmentation car "il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de familles surendettées". Mais elle répète que personne "ne doit être payé à ne rien faire", une façon de rappeler que le travail est "facteur premier d'intégration sociale".

Dans le même esprit, Ségolène Royal considère que la gauche "doit se donner pour objectif de réduire les déficits".

"Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation", explique-t-elle.

Enfin, Ségolène Royal se défend d'utiliser les mêmes termes que le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, comme "ordre juste" et "sécurité durable".

"Partout, la droite sème l'injustice et crée le désordre", dit-elle.



Source et suite de l'article sur:

www.reuters.fr


 

"Il faudra créer en France un syndicalisme de masse", estime Ségolène Royal


PARIS (AP) -- Ségolène Royal souhaite, dans un entretien publié vendredi dans "Les Echos", "qu'un syndicalisme de masse se développe" en France pour "rééquilibrer un rapport de force aujourd'hui très défavorable aux salariés".
"Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix", avance l'ancienne ministre socialiste, en expliquant notamment qu'elle ne croit pas aux "réponses rigides" en matière de modulation du temps de travail, mais aux "évolutions négociées".
Interrogée sur les crises qui se sont enchaînées en France depuis 2002, elle souligne qu"'elles expriment toute une forme de révolte, le sentiment que les politiques n'assument plus leurs responsabilités, qu'ils sont impuissants à donner des perspectives".
Pour elle, le rétablissement de la confiance passe notamment par le fait de ne pas infliger aux citoyens "le spectacle d'une fin de règne qui démoralise, abaisse l'image de la France et porte préjudice à son économie".
"Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal compris qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité", assure-t-elle. "Il faut arrêter de donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ses enfants. Sinon, le gouffre entre gouvernants et gouvernés se creuse".
Concernant ses positions sur le libéralisme, elle affirme qu"'il peut y avoir dans la libre-concurrence des facteurs de progrès si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers et régulée pour être mise au service du progrès". "C'est la mission de la gauche", souligne-t-elle.
Elle estime que d'autres économies sont possibles, en affirmant notamment que la gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits. "Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation".
Interrogée sur une évolution possible des contrats de travail, elle considère que "le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive". "Il doit être la colonne vertébrale et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli", explique-t-elle.
La présidente de la région Poitou-Charentes, à qui l'on reproche parfois son manque de propositions précises, déclare: "Chaque chose en son temps". "Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd'hui brandir mon propre catalogue".
Concernant la notion d"'ordre juste" qu'elle défend, elle assure que ce n'est pas un thème de droite. "La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends, moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables", souligne-t-elle. AP


Source et suite de l'article sur:
http://permanent.nouvelobs.com/social/20060518.FAP7463.html?1846

18 mai 2006

 

Ségo, c'est plus fort que toi !

FRANCESégo, c'est plus fort que toi !
La tournée triomphale de Ségolène Royal dans la presse internationale continue. Cette semaine, c'est le très londonien The Independent qui a été séduit par la candidate putative des socialistes.
"Si elle gagne, elle deviendra la première femme à conduire la France depuis Jeanne d'Arc, il y a six siècles de cela." Après The New York Times - et beaucoup d'autres quotidiens et magazines avant lui -, c'est au tour de The Independent de consacrer trois pages, lundi 15 mai, à la saga médiatico-politique de Ségolène Royal. "Mme Royal, bien que socialiste, a des points de vue plutôt socio-conservateurs. Elle est, par exemple, fermement opposée au mariage entre personnes de même sexe - même si, pour la France ou pour Marianne, elle fera une exception." En fait, précise John Lichfield, le correspondant en France du quotidien londonien, "Ségolène Royal s'en tient à sa stratégie : garder ses distances avec les autres candidats mêlés à la candidature socialiste".

Pour tenter de mieux cerner le personnage, John Lichfield a suivi la "candidate putative" sur ses terres, en Poitou-Charentes. "Mme Royal a servi un intéressant discours à une centaine de ses administrés, ainsi qu'à un petit groupe de journalistes français et étrangers. Il s'agissait essentiellement d'un discours sur la splendeur du Marais poitevin, mais elle a su, assez intelligemment, glisser à la fin quelques mots sur l'avenir de la France et sur la personne qui sera amenée à diriger le pays. Selon Ségolène, [ce futur leader devra] être attaché à la lente sédimentation de l'histoire de France (sous-entendu : n'écoutez pas tous ces commentateurs étrangers, ainsi que Sarkozy, qui veulent que la France ressemble un peu à la Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Non, non, non ! Il est possible de réformer la France et de rester français). François Mitterrand, a-t-elle ajouté, disait qu'il fallait 'passer le témoin' à une nouvelle génération (sous-entendu : pourquoi pas moi ?). Il pensait qu'en politique 'tout était question de saisir le bon moment', le moment 'où l'Histoire pouvait s'accélérer' (sous-entendu : l'alignement des astres m'est favorable, les eaux de la mer Rouge sont prêtes à s'ouvrir pour une femme présidente)."

(...)
Anthony Bellanger

Source et suite de l'article sur:
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=62859

 

Opposant "ségolisme" à "royalisme", Ségolène Royal critique Tony Blair

Ségolène Royal, la socialiste préférée des Français, critique l'absence de réaction de Tony Blair après l'annonce de la fermeture d'une usine Peugeot en Grande-Bretagne et préfère "le ségolisme" au "royalisme" pour définir sa méthode. Interrogée par les Echos datés de vendredi, sur le silence du Premier ministre britannique, elle a répondu: "Cette absence de réaction fait peur. La parole politique doit être utilisée, elle peut être dissuasive et préventive". "Les entreprises ont une responsabilité à l'égard des territoires", a ajouté la présidente de Poitou-Charentes, qui avait vanté dans le passé des aspects de la politique de Tony Blair. Interrogée sur le "libéralisme", elle a affirmé qu'elle ne voulait pas "d'une chienlit laisser-fairiste", mais, "il peut y avoir dans la libre concurrence des facteurs de progrès, si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers".


Source et suite de l'article sur le blog Les amis de Ségolène Royal:

http://www.lesamisdesegoleneroyal.com/article-2762392.html


17 mai 2006

 

Débat en ligne avec la députée socialiste Ségolène Royal, mardi 23 mai 2006 à 17 h 00 sur www.lemonde.fr

Prochains chats
La députée socialiste Ségolène Royal | LUYSSEN JEAN-LUC/GAMMA



mardi 23 mai, à 17 h
Débat en direct avec la députée socialiste Ségolène Royal, mardi 23 mai 2006 à 17 h 00

 

Un webzine très prometteur..

Le Webzine du comité local Désirs d'avenir 77, vient de dépasser les 1000 visiteurs en 3 jours d'existence !

Vous y trouverez les coordonnées du comité 77, des articles, des thématiques, et des débats participatifs (partie forum):

http://www.webzinemaker.com/desirdavenir77

A bientôt,
Stéphane

 

La voie Royal

Brillante, élégante, charismatique, Ségolène Royal la socialiste deviendra-t-elle en 2007 la première présidente de la République française? Notre reporter l'a suivie pendant une journée. publié dans L'actualité du 1er juin 2006

10 h 47

Le TGV entre en gare de Poitiers, à une heure 37 minutes de Paris. En descendant, je repère une passagère d’une indéniable beauté. Je finis par la reconnaître: c’est Ségolène Royal, la femme politique la plus populaire de France, celle que je suis venu «couvrir» dans son fief, la région dont elle est présidente, le Poitou-Charentes. Je me présente. Son sourire est franc, sa poignée de main aussi. Je lui explique que je la retrouverai sur le campus universitaire, où elle participe aujourd’hui à un forum sur les éco-industries.

«Est-ce qu’une voiture vous attend? me demande-t-elle.

— Non, j’allais prendre un taxi.

— Si vous voulez, je vous emmène.»

Une rutilante Renault l’attend devant la gare. Nous montons. C’est parti! Un collaborateur lui tend aussitôt le dernier numéro du magazine L’Express. En couverture, on voit Ségolène Royal aux côtés de Nicolas Sarkozy, son principal rival à droite. Le titre: «Qui est le meilleur?» «Pourquoi “le meilleur”? demande-t-elle en riant. Pourquoi pas “la meilleure”?»
Voilà, c’est bien elle. La femme politique dont le sourire, la fraîcheur et l’impertinence bousculent l’échiquier politique, celle qui est si prompte à dénoncer le sexisme, celle qui emballe les Français et qui est en train de les transformer en… royalistes. Car l ’Hexagone vit une véritable « Ségomania» (comme disent les anglomanes médias français). Depuis la fin de 2005, les sondages ont propulsé Ségolène Royal au tout premier rang dans les intentions de vote. Des enquêtes montrent que deux Français sur trois pourraient voter pour elle au premier tour de l’élection présidentielle de 2007. La chose serait stupéfiante: aucun candidat à l’Élysée n’a jamais remporté une majorité absolue au premier tour. Dans l’éventualité plus réaliste où Ségolène Royal affronterait Nicolas Sarkozy au second tour, l’un et l’autre obtiendraient chacun 50% des voix.

Avant d’en arriver à un duel «Ségo» contre «Sarko», toutefois, la socialiste devra conquérir son propre parti. La course contre les «éléphants» (lire: dinosaures) socialistes est déjà bien engagée, du moins officieusement. Chez les sympathisants du Parti socialiste (PS), Ségolène Royal devance très nettement ses adversaires déclarés: l’ex-premier ministre Laurent Fabius et les ex-ministres Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang. Elle fait aussi de l’ombre à ses rivaux non déclarés: l’ex-premier ministre Lionel Jospin et le premier secrétaire du PS, François Hollande, qu’elle connaît bien, puisqu’il est le père de ses enfants…

11 h 50

Ségolène Royal entre dans l’amphithéâtre de l’École supérieure d’ingénieurs de Poitiers, où se tient un atelier sur le réchauffement climatique. Le sujet est d’actualité, parce que le Poitou-Charentes s’est engagé à respecter le protocole de Kyoto.

Ségolène Royal a retiré son manteau. Elle est habillée avec élégance, voire distinction. Son tailleur vert, ses bottes en cuir marron lacées jusqu’au genou laissent deviner un raffinement certain. Mais sur l’estrade de l’amphithéâtre, elle s’exprime avec simplicité. La «présidente» (de la région), comme ses collaborateurs l’appellent, insiste sur le thème de l’emploi: dans quels domaines des postes sont-ils appelés à disparaître? à être créés? «Le bilan emploi doit être positif», croit-elle bon de souligner.

Qu’a-t-elle que les autres n’ont pas? «Les Français voient en elle une promesse», explique Stéphane Rozès, directeur de l’Institut CSA, une maison de sondage. «Elle donne l’impression de pouvoir peser sur le cours des choses, de souhaiter réellement résoudre les problèmes des gens. C’est son point de départ: régler les problèmes des gens. Elle est pragmatique. Elle ne se prête pas aux querelles idéologiques, aux querelles socialistes du passé.» À tel point que Ségolène Royal semble vouloir se distancier de son propre parti: le mot «socialiste» ne figure même pas à la page d’accueil de son site Internet (www.desirsdavenir.org).

Ses origines — elle est la quatrième d’une famille de huit enfants — sont relativement modestes. Son père, militaire très catholique et très conservateur, avait peu de considération pour ses filles. «Mon père m’a toujours fait sentir que nous étions, mes sœurs et moi, des êtres inférieurs», a-t-elle confié à un journaliste télé en 1994.

Si elle incarne le renouvellement de la classe politique, elle n’est pourtant pas une nouvelle venue. Après des études à l’École nationale d’administration, pépinière de tant de politiciens, Ségolène Royal se joint (en 1982, à 27 ans!) au cabinet du président François Mitterrand. Mais elle reste énigmatique, voire paradoxale, aux yeux de beaucoup de gens.

Elle passe pour une traditionaliste — elle a quatre enfants —, mais n’est pas mariée. Elle lutte contre le port du string dans les collèges et lycées («Il est difficile d’interdire le foulard [islamique] à l’école tout en encourageant les filles à s’exhiber comme des marchandises», a-t-elle déclaré), mais autorise les infirmières à y distribuer la «pilule du lendemain». Elle est provinciale (née au Sénégal, elle a grandi en Lorraine), mais donne l’impression d’être parfaitement à l’aise dans ses habits parisiens. Mais qui a dit que les Français n’étaient pas eux-mêmes bourrés de contradictions? «Madame Royal a su capter les ondes de son peuple», a écrit le journaliste Daniel Bernard dans la biographie qu’il lui a consacrée, Madame Royal (Éd. Jacob-Duvernet, 2005). «Elle raisonne comme lui et résonne avec son époque, tandis que les beaux messieurs et les gentes dames se contentent de la suspecter — anathème meurtrier — de populisme.»

«Ségolène», comme beaucoup de gens l’appellent, plaît pourtant à la plus célèbre des «gentes dames», Bernadette Chirac. «Elle peut être une candidate sérieuse, elle peut même gagner», a confié la première dame de France au quotidien Le Parisien, en février. «Ses petits camarades socialistes ne lui feront pas de cadeaux, mais l’heure des femmes a sonné.»

Vraiment? Une femme, la socialiste Édith Cresson, fut brièvement première ministre au début des années 1990, mais la République française n’a jamais fait une grande place aux femmes. La France ne compte que 13% de députées (deux fois moins qu’en Irak), 11% de mairesses et une seule présidente de région… Ségolène Royal. De toute évidence, cette dernière n’inspire pas beaucoup de bien à une classe politique qui reste dubitative. Les socialistes à qui j’ai demandé des interviews (un député, un ex-conseiller de Mitterrand, un cadre du parti et deux anciens ministres) se sont tous esquivés. Le PS donne l’impression d’être terriblement embarrassé par cette star qui lui échappe, comme elle échappe à la presse. Lorsque le chroniqueur Alain Duhamel, ponte de l’establishment médiatique, a dressé la liste de 15 candidats éventuels à la présidence pour son plus récent livre, Les prétendants 2007 (Plon, 2006), Ségolène Royal n’y figurait même pas! Tout juste a-t-elle eu droit à quelques lignes dans le chapitre consacré à son conjoint…

Peut-être ne la prend-on pas au sérieux? Ségolène Royal a été conseillère de l’ex-président Mitterrand pendant sept ans, elle est députée depuis 1988 et elle a été ministre trois fois. Mais il n’est pas rare d’entendre dire qu’elle manque d’expérience. Il est vrai que bon nombre de ses collègues à l’Assemblée nationale en ont beaucoup. Ils en ont peut-être même trop: 97 (!) députés sur 577sont âgés de 66 à 84 ans. (Aux Communes, à Ottawa, aucun élu n’a plus de 67 ans.) Faut-il s’étonner que les Français souhaitent, si l’on se fie aux sondages, rajeunir leurs dirigeants? Quand leur président, Jacques Chirac, a décroché son premier poste politique, en 1962, le premier ministre du Canada s’appelait… John Diefenbaker!

Il faut dire que Ségolène Royal, qui fut successivement ministre de l’Environnement, de l’Enseignement scolaire puis de la Famille, n’a jamais été titulaire — aucune Française ne l’a jamais été — d’un «gros» ministère, comme les Finances, les Affaires étrangères ou l’Intérieur.

(...)

Source et suite de l'article sur:
http://www.lactualite.com/dossiers_speciaux/article.jsp?content=20060418_141522_4272

 

Création d'un comité de soutien départemental à Ségolène Royal... déjà plus de 240 comités locaux. de soutien à Ségolène Royal..

Nantes
Nouveaux soutiens pour Ségolène Royal
Première réunion, lundi, à Nantes, de Désirs d'Avenir, l'association lancée par Ségolène Royal dans la perspective de la présidentielle.
Parmi les élus, c'est donc Gérard Allard, le conseiller général socialiste de Bouaye, qui s'est lancé, avec Géraldine Maillot, une nouvelle adhérente du PS. Ils viennent de créer Désirs d'Avenir 44, déclinaison de l'association lancée par Ségolène Royal (1). À ce jour, l'association recense 247 comités locaux, et compte 2 500 adhérents, dont 50 en Loire-Atlantique. Beaucoup ayant adhéré directement, par internet. C'est le cas de Géraldine Maillot, 33 ans, une jeune mère de famille venue au PS pour combattre Nicolas Sarkozy et soutenir Ségolène Royal. L'heure est venue de rassembler les adhérents de Loire-Atlantique, et de passer à la vitesse supérieure.

Jacques Auxiette, président de la région, et le député Jacques Floch avaient déjà fait connaître leur préférence. La présidente de Poitou-Charentes pourra aussi compter sur Jean-Pierre Fougerat (conseiller général de Saint-Étienne-de-Montluc et maire de Couëron), Martine Lhostis (conseillère générale de Vertou), Bernard Aunette (conseiller général de Carquefou), sur un secrétaire de section socialiste, Xavier Bouziat, au Loroux-Bottereau. Du côté du conseil régional, on trouve Fabienne Renaud, Jacques Guillaizeau, Catherine Piau, François Gentil et Monique Rabin.

« Ségolène Royal est la seule chance pour la gauche de battre Sarkozy », pensent Gérard Allard et Géraldine Maillot, en dénonçant les attaques visant leur candidate. Elle n'aurait pas de programme · Suivent une liste de propositions et un rappel : son programme sera celui du PS. Fabriquée par les médias · « Il est bien connu que Jack Lang, Laurent Fabius et son tour de France à moto, ou Strauss-Kahn fuient les médias comme la peste. Et que Besancenot et Laguiller ne vont pas dans certaines émissions de divertissement à la télévision. » Les sondages ne voudraient rien dire · « Nous ne nous fions pas aux sondages, mais à l'engagement, à la dynamique et au soutien que rencontre Ségolène dans tout le pays. Il suffit d'écouter les Français dans les entreprises, dans la rue, partout... Nous assistons depuis des mois à la rencontre d'une candidate avec le pays, n'est-ce pas cela l'élection présidentielle · »

(1) Réunion lundi 22 mai, à 20 h 30, ancienne manufacture des tabacs, boulevard Stalingrad à Nantes. Blog : http://www.desirsdavenir44.blog.fr




source:
http://www.nantes.maville.com/actu/Detail.asp?idDOC=301950&idCLA=8

Blog du comité locql désir d'avenir 44:
http://www.desirsdavenir44.blog.fr/


Vous souhaitez constituer un comité local ou vous êtes déjà constiués en comité local ? Vous voulez connaître et rejoindre un comité local près de chez vous ? Vous souhaitez connaître les activités de « Désirs d’avenir » dans votre région, et participer aux rencontres qui s’organisent ?
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=11

 

IPSOS-Le Point : Ségolène Royal battrait Sarkozy et Villepin au 2e tour de la présidentielle



Au deuxième tour de l'élection présidentielle, les Français voteraient en majorité pour la Ségolène Royal que ce soit face à Dominique de Villepin (respectivement 62% et 38%) ou Nicolas Sarkozy (51% contre 49%), selon un sondage Ipsos paraissant dans "Le Point" du 18 mai.




suite de l'article sur le blog:
http://segoloscope.blogspirit.com/archive/2006/05/17/ipsos-le-point-segolene-royal-battrait-sarkozy-et-villepin-a.html

 

Homophobie : Ségolène Royal se rappelle au bon souvenir des gays et des lesbiennes





A l’occasion de la deuxième Journée mondiale contre l’homophobie, Ségolène Royal assure "les lesbiennes et les gays de son soutien et réaffirme sa volonté de lutter contre toutes les discriminations " dans un communiqué publié par ses services.
La responsable socialiste et candidate à la candidature du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 rappelle que, ministre de l’Enseignement scolaire, elle a mis à la disposition des élèves des collèges, en 2000, une mallette pédagogique qui mettait l’accent sur le droit de chacun de vivre librement sa sexualité et dénonçait les attitudes sexistes et homophobes.

L'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes souligne aussi qu’en tant que ministre de la Famille et de l’Enfance, elle a reconnu l’Association des parents gays et lesbiens comme interlocuteur institutionnel du ministère, "reconnaissance que la droite a remis en cause".

Quelques actions politiques gay friendly opportunémment rappelées par leur auteur à un moment fort de la mobilisation LGBT et alors qu'un débat contradictoire oppose pro et anti Royal au sein des organisations et de la communauté gay...

(...)

source et suite de l'article sur:

http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=13052

 

69% des Français n'ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche.... Une autre culture politique n'est elle pas nécessaire?

69% des Français affirment n'avoir "confiance ni dans la droite, ni dans la gauche pour gouverner le pays". Une large majorité des Français n'a "confiance ni dans la droite, ni dans la gauche pour gouverner le pays", affirme un sondage Ifop réalisé pour le Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences po) et le ministère de l'Intérieur et rendu public mercredi 17 mai.
Selon la première vague du Baromètre politique français (2006-2007), nouvel outil d'analyse lancé par la place Beauvau et le Cevipof, les Français seraient en effet 69% à ne plus vouloir accorder leur confiance aux grandes formations politiques. Ainsi, seuls 15% des personnes ont "confiance en la gauche pour gouverner le pays" et seuls 15% en la droite. 1% ne se prononce pas.
L'action du gouvernement Villepin est quant à elle jugée "négative" par 64% et "positive" par 35% des personnes interrogées (1% sans opinion).

"Potentiel électroral"

Par ailleurs, l'Ifop a établi le "potentiel électoral" des personnalités politiques (probabilité de voter pour elles au premier tour de la présidentielle).
46% répondent qu'il est "probable" qu'ils votent pour Nicolas Sarkozy s'il est candidat, 45% pour Ségolène Royal, 33% pour Lionel Jospin, 25% pour Dominique de Villepin, 24% pour François Bayrou.


François Hollande est à 23% de probabilité, Dominique Strauss-Kahn 20%, Laurent Fabius et Jean-Marie Le Pen 17%.
Les Français, à 52%, voient la France "en déclin", à 8% "en progrès". 40% répondent "ni l'un ni l'autre".
(...)

Sondage réalisé du 20 mars au 3 avril par téléphone, auprès de 5.650 personnes réparties en sept échantillons régionaux représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales selon la méthode des quotas.


source et suite de l'article sur:
http://www.liberation.com/page.php?Article=383107

15 mai 2006

 

Royal dans les starting-blocks

Sahra Saoudi

Dans un entretien accordé au quotidien régional La Dépêche du Midi, la députée socialiste a réaffirmé sa détermination et son engagement dans la bataille pour l'investiture de son parti


"Je me dois d'être prête si la possibilité se présente", a lancé Ségolène Royal concernant son éventuelle candidature à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle, dans un entretien accordé à La Dépêche du Midi, publié lundi. Démocratie participative, Tony Blair, réintroduction de l'ours ou encore mariage homosexuel, la présidente de la région Poitou-Charentes a balayé une série de sujet devant neuf lecteurs du journal toulousain.

"La machine à perdre"

"L'opinion trouve une simplicité, une cohérence dans ce que je dis et ce que je fais. Je n'ai pas le droit de décevoir", estime la socialiste pour expliquer sa popularité. J'ai "confiance dans les militants socialistes pour choisir le ou la candidate la mieux à même de gagner [...]. Ils sauront empêcher les appareils de déclencher la machine à perdre par les divisions", assure-t-elle dans les colonnes du quotidien.
La socialiste préférée des sondages met également en avant son goût pour la "démocratie participative". "Nous sommes à un tournant de la maturité citoyenne. La parole [des citoyens] doit être aussi légitime que celle des experts professionnels", estime-t-elle en envisageant, par exemple, que "demain toutes les collectivités soumettent au vote des citoyens une petite partie de leur budget dans des domaines comme la culture, l'enseignement, ou l'environnement". Pour "une représentation plus vraie", la responsable socialiste se dit en outre "favorable à une solution simple et radicale: l'obligation d'adhérer à un syndicat".

Et le mariage homosexuel
Sujet polémique, le mariage homosexuel "sera dans le projet du PS", a annoncé Ségolène Royal mais "la façon de l'envisager dans une réforme" devra "réunir une majorité de Français, respecter les opinions et ne pas faire l'objet d'une instrumentalisation politique".
Quant à la réintroduction de l'ours qui déchire les Pyrénées, la présidente de la région Poitou-Charente a indiqué qu'elle est "favorable à ce que l'on reprenne le débat", après avoir instauré "une pause dans le programme de réintroduction, [...] pour que la liberté des animaux sauvages s'organise dans la quiétude des bergers".

source:
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=3769

 

Donnez votre avis sur Ségolène Royal !


Où la classez-vous politiquement ? Comment jugez-vous ses idées ? son statut de présidentiable...

Donnez votre avis sur Ségolène Royal !


 

Une petite entreprise de 40 bénévoles

LE MONDE | 15.05.06 | 15h12 • Mis à jour le 15.05.06 | 15h12


Au commencement, ils n'étaient pas plus de sept ou huit "modérateurs" enrôlés pour le lancement, en février, du site Désirs d'avenir. Ils sont désormais une quarantaine à se relayer tous les jours, week-end compris, pour trier, filtrer les messages des internautes et rédiger les "synthèses", matière première du livre interactif de la candidate socialiste.

Chacun travaille chez soi, mais il a fallu organiser des plannings. Tous sont bénévoles, à l'exception du webmaster, un professionnel. Beaucoup se sont connus au cabinet de Michel Sapin, ministre de la fonction publique dans le gouvernement Jospin. "L'équipe s'est reconstituée autour du site", admet Jean-Christophe Toulon, un ancien conseiller.

Le président de l'association Désirs d'avenir, Christophe Chantepy, a généreusement puisé dans ce vivier. Fils d'un marionnettiste, énarque, il a dirigé le cabinet de Ségolène Royal à l'enseignement scolaire, puis celui de M. Sapin. Membre du Conseil d'Etat, il se trouve aujourd'hui, avec l'association de soutien à Mme Royal, à la tête d'une véritable PME.

Jean-Pierre Le Gendre, actuel directeur de cabinet de Michel Sapin, président de la région Centre, coordonne et anime le réseau des comités locaux Désirs d'avenir. Tous les samedis matin, il participe aux réunions de l'équipe dirigeante. "Deux cent trente comités ont déjà vu le jour", annonce-t-il. Les plus petits regrouperaient une demi-douzaine de personnes, les plus gros, comme celui du 18e arrondissement, à Paris, une centaine. Et 80 comités ont créé leur propre blog. Certains se sont spécialisés pour travailler, par exemple, sur le modèle social de l'Europe du Nord. Résultat : plus d'une centaine de sites Internet consacrés à Ségolène Royal sont référencés.

Pour l'heure, les ressources de Désirs d'avenir sont toutefois limitées. L'adhésion à l'association, facultative, a été fixée à 10 euros minimum, 50 pour les plus généreux donateurs. "Le plus clair de nos dépenses concerne le fonctionnement du site", affirme M. Chantepy. Les adhésions permettent aussi de financer les déplacements de collaborateurs sur le terrain. A Périgueux, le 5 mai, venue inaugurer le comité local de Dordogne, Mme Royal a donné cette consigne à son auditoire, une soixantaine de personnes réunies à huis clos : "Je sais que tout le monde n'a pas Internet, mais vous pouvez utiliser l'ordinateur des autres, comme autrefois, quand il n'y avait qu'un seul téléphone. On se mettait d'accord et on payait."

Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 16.05.06

source:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-771843@51-749161,0.html

 

Viaduc, la célèbre plateforme relationnelle est aussi en "Désirs d'avenir"

La plateforme de mise en relation professionnelle "VIADUC" fourmille elle aussi de désirs d'avenir...

Ce site qui permet à ses membres, uniquement par cooptation, de faciliter des contacts de tous horizons et déjà riche de plus de 400 000 membres vient de voir naître il y a quelques jours un "hub" Désirs d'avenir.

Nous ne pouvons que saluer cette initiative qui contribuera à étendre la dynamique en faveur de notre amie Ségolène Royal.

En exclusivité pour vous, nous avons décrypté les rouages pour vous permettre d'y entrer et de découvrir ce "hub", il suffit de cliquer sur le lien :

Découvrir le hub Désirs d'avenir sur Viaduc


source:
http://www.lesamisdesegoleneroyal.com/

14 mai 2006

 

Le député PS Jacques Floch choisit Ségolène

Ouest-France (LOIRE ATLANTIQUE)

Le député socialiste Jacques Floch (qui ne se représentera pas en 2007) se déclare en faveurde Ségolène Royal pour l'élection présidentielle.

Les adversaires de Ségolène Royal répètent qu'elle n'a pas de programme, et qu'elle ne fera pas le poids lors de la confrontation des idées.

Ceux-là ne l'écoutent pas... Cette semaine, j'ai été très attentif à ses propositions pour la justice. Les pôles départementaux d'instruction : c'est ce que va proposer la commission Outreau. L'avocat dès la première heure de garde à vue : une vieille demande de la gauche. Elle dit aussi qu'elle défendra le programme du Parti socialiste, je trouve cela plutôt rassurant.

Pourquoi soutenir Ségolène Royal, et non Jack Lang au côté duquel vous étiez jeudi soir à Nantes ?

Jack Lang peut être fier de son action. Ce qu'il a fait pour faire descendre la culture dans la rue a été magnifique. Avec lui, avec d'autres, j'ai participé à la grande aventure historique qui a vu le PS devenir un parti de gouvernement, et arriver au pouvoir en 1981. Mais nous sommes au XXIe siècle, et cette génération, la mienne, doit maintenant passer le relais.

Mais Strauss-Kahn et Fabius appartiennent à une autre génération...

Laurent Fabius s'est disqualifié en appelant à voter contre la constitution européenne qui aurait autorisé une évolution positive de l'Europe. La France a besoin d'un président plus européen que lui. Quant à DSK, ses prises de position libérales peuvent être discutées. Il a un problème d'image. Même s'il est solide, je ne suis pas certain qu'il puisse entraîner les volontés. Contrairement à Ségolène Royal. Avec elle, nous sommes en train d'assister à la rencontre entre une femme politique et les Français.

Ses principales qualités ?

Son rapport aux gens, le fait qu'elle parle une langue que tout le monde comprend, son intérêt pour des sujets d'aujourd'hui comme l'éducation des enfants, la situation des personnes âgées, la formation des jeunes.

Est-ce suffisant pour la fonction présidentielle ?

Oui, si on y ajoute quelques défauts. L'autorité, par exemple. J'en ai fait l'expérience quand je traitais avec elle, il y a 25 ans. Au cabinet de François Mitterrand, elle s'occupait des problèmes de la ville. Elle a ainsi participé à la création de l'association des maires des villes de banlieue dont je fus le président. Par ailleurs, elle sait s'entourer et écouter avant de prendre une décision. Elle connaît bien les problèmes politiques. Elle a trente ans d'expérience, parle deux langues, a déjà représenté la France au niveau international, elle rencontre les responsables politiques étrangers. Est-elle capable ? Curieusement, on ne pose pas la question quand il s'agit d'un homme. On ne la pose pas avec de Villiers, pour lequel, à mes yeux, la réponse est non...

Pour vous aussi, l'heure est-elle venue de passer la main ?

Je milite depuis la première campagne de Mitterrand en 1965. Je suis élu local depuis 1971. J'ai eu la grande chance de vivre cette grande aventure du Parti socialiste au pouvoir. J'ai mérité de souffler. Je ne serai pas candidat à un sixième mandat de député.

Recueilli par Marc LE DUC.

Jacques Floch, député socialiste de Nantes-Rezé, ancien secrétaire d'État aux anciens combattants : « Nous sommes en train d'assister à la rencontre entre une femme politique et les Français. »

source:
http://www.nantes.maville.com/actu/Detail.asp?idDOC=300813&idCLA=8

 

2007 : Ségolène Royal "probable" candidate



NOUVELOBS.COM | 13.05.06 | 18:38

"Je passe d'une étape d'improvisation à une clarification", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes.


Ségolène Royal (Sipa)
Ségolène Royal (Sipa)
S égolène Royal s'est dite vendredi 12 mai à Rodez "probable" candidate à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle tout en fustigeant le gouvernement actuel.
La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes a afforùé que "l'ordre suppose la justice et l'exemple", en opposant la pratique du gouvernement actuel et les objectifs que doit se donner la gauche pour les élections de 2007, lors de la fête de la Rose de l'Aveyron.
Lors d'un point de presse tenu avant un dîner républicain, Ségolène Royal a estimé que l'explosion médiatico-politique de l'affaire Clearstream était "un feuilleton totalement décalé par rapport aux préoccupations quotidiennes des Français".
"Je ne veux pas rajouter de commentaire ni aggraver la situation, l'état de la France est suffisamment triste" a-t-elle déclaré au sujet de l'affaire des manipulations et dénonciations calomnieuses, qui a mis en cause le sommet de l'Etat ces dernières semaines.

"Irréprochable

Dans son discours devant les militants socialistes, Ségolène Royal a souligné que la puissance publique se devait "d'être irréprochable".
"L'ordre suppose la justice et l'exemple (...).


Une mauvaise conduite à la tête de l'Etat constitue un vrai facteur d'insécurité car pourquoi respecter des règles dont les puissants et le gouvernants s'affranchissent?", a-t-elle ajouté.
Elle a en outre estimé que le rétablissement d'un "ordre juste" ne pourrait se faire qu'à condition qu'"à gauche nous tenions fermes sur le principe fondateur d'un ordre solidaire".
"Faut-il se résigner aux ghettos - de riches et de pauvres -, voir le communautarisme partout - même où il n'y en a pas - ou croire encore que la France est capable d'un destin collectif qui n'exclue aucun des siens où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent", a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a expliqué à la presse qu'elle entamait à Rodez une nouvelle étape de son parcours politique: "je passe d'une étape d'improvisation à une clarification qui tient compte de ce que j'ai entendu et des valeurs auxquelles je crois", a-t-elle dit.
A la question de savoir si les Français étaient prêts ou non à élire une femme à la tête de l'Etat, Ségolène Royale a déclaré: "oui, si elle est à la hauteur de l'enjeu, ce n'est plus un handicap ni un obstacle.
Il s'agit même d'un élément de rupture puisque certains emploient ce mot", a-t-elle ajouté dans une allusion à Nicolas Sarkozy.

source:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060513.OBS7511.html


Plus d'infos (articles + photos) sur le blog du comité local Désirs d'avenir du département du Gard
:
http://www.desirsdavenir30.com/rodez.html

 

Lundi 29 mai à 19h30: Réunion comité local Désirs d'avenir parisien des arrondissements 1 à 8...

Bonjour,

Vous êtes adhérent-e de Désirs d'avenir, abonné-e à la newsletter
et/ou membre du comité parisien de soutien à la candidature de Ségolène
Royal et vous habitez dans l'un des arrondissements 1 à 8 : ce message
vous concerne.

Nous avons le plaisir de vous inviter à une réunion

le lundi 29 mai à 19h30
salle associative
2 bis rue Elzévir 75003 (métro Saint-Paul)

L'ordre du jour en sera :
1/ Que faire pour soutenir la candidature de Ségolène Royal ? Vous seront présentées
toutes les actions possibles à travers les comités locaux, les groupes de travail, les blogs etc.

2/ Pourquoi adhérer au PS avant le 31 mai et comment ?

3/ Réponses aux questions et échanges.

Dans l'attente de ce rendez-vous, nous vous adressons nos plus cordiales salutations.

Vos interlocuteurs pour les arrondissements 1 à 8 :

Coordination Paris centre Christine FREY courriel
Paris 1Marta GARCIAcourriel
Paris 2Axel VILLECHAIZEcourriel
Paris 3 Christine FREY courriel
Paris 4 Gaël LAPEYRONNIE courriel






12 mai 2006

 

"La lettre" Désirs d'avenir n°5 - Vendredi 12 mai

"La lettre" n°5 - Vendredi 12 mai

desirsdavenir.org a enregistré 1,6 million de pages vues depuis son ouverture, en février dernier.

Plus de 300 000 d’entre vous s’y sont rendus.

Le chiffre le plus significatif, peut être, c’est le nombre de contributions : plus de 12 000.

Le premier chapitre du livre Désirs d’avenir a suscité, à lui tout seul, près d’un millier de contributions.

Nuancées ou tranchées, toujours argumentées, expertes, vos contributions sont d’une grande richesse. Elles fourmillent de suggestions et de propositions : souvent décapantes.

Quand nous avons ouvert les premiers forums en ligne, nous n’imaginions pas que nous serions confrontés à plus de 100 contributions par jour.

Les 12 000 contributions ont été lues, regroupées par thèmes et sous-thèmes, recoupées. Prés de 30 bénévoles s’y consacrent.

Nous publions aujourd’hui les synthèses des six débats permanents.

Suivront, la semaine prochaine, trois synthèses : celle du premier chapitre et celles des deux débats d’actualité “Que faire pour que tous les élèves réussissent leur entrée en 6ème ?” et “Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ?

Ségolène Royal publiera la semaine prochaine ce qu’elle a retenu de ces deux débats d’actualité.

Un dernier chiffre : les 300 000 visiteurs passent 8 minutes en moyenne sur le site.

Bonne lecture….

Christophe Chantepy
Président de Désirs d'avenir

Economie et travail : débloquer la situation.
Donner à chacun les moyens de choisir sa vie
Rendre l'action publique efficace et participative.
La France dans le Monde
Conjuger environnement et développement.
Bâtir les protections sociales de demain

Nouveau forum participatif , à l’initiative de Jacques Auxiette, Président de la région Pays de la Loire : Des régions efficaces et solidaires : quelles réformes ?

24 régions sur 26 sont gérées aujourd’hui par des majorités de gauche unie avec des socialistes, des verts, des communistes, des radicaux et des divers gauche.
C’est, au-delà de cette configuration inédite, une chance historique pour notre pays. Aménagement des territoires, accès à l’égalité des chances, pôles d’excellence économiques, nouvelle gouvernance régionale, beaucoup a été fait depuis 2 ans, conformément aux engagements que nous avions pris. Et ceci malgré un gouvernement multipliant les coups bas contre les Régions, des transferts de charges au « bouclier fiscal », en passant par une loi de décentralisation bâclée.

Des régions efficaces et solidaires : quelles réformes ?

Alors que le pays s’enfonce dans une crise politique sans précédent, Ségolène Royal incarne aujourd’hui une espérance de changement. Bien au-delà des seuls militants et électeurs socialistes.


Si vous souhaitez que Ségolène Royal porte les couleurs de la gauche en 2007, vous pouvez y contribuer en adhérant à Désirs d’avenir, en rejoignant l’un des 200 comités locaux.
Vous pouvez aussi y contribuer en adhérant au Parti socialiste avant le 1er Juin, ce qui vous permettra de voter pour choisir.

Si vous vous sentez proche des idées de gauche, et pour battre la droite, n’hésitez pas à le rejoindre.
Avant le 1er juin.
http://www.parti-socialiste.fr/adherer/pourquoi.php#2

Comment adhérer ?
Auprès de la fédération de votre département
En ligne et en moins de 2 minutes
Immédiatement par téléphone : 0810 77 2007
http://www.parti-socialiste.fr/adherer/



 

Les éléphants ont trouvé leur projet commun : TSS

par Robert Schneider

Tout sauf Ségolène : les ténors socialistes s'unissent pour écraser la plus populaire de leurs présidentiables. Les coups bas fleurissent.


Challenges.fr | 11.05.2006

Divisés, les éléphants socialistes ? Allons donc ! Tous les présidentiables plus ou moins déclarés ont un programme commun : dégon­fler ce qu'ils appellent « la bulle Royal ». Le TSS – Tout sauf Ségolène – rapproche les frères ennemis d'hier, par exemple les amis de Laurent Fabius et ceux de Lionel Jospin, et même, c'est dire, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry.

Allusions perfides
Oh, bien sûr, les présidentiables évitent les attaques frontales qui seraient impopulaires ! Ils procèdent par allusions. Laurent Fabius ne veut pas d'une « gauche floue ». Autant dire que les idées de Ségolène Royal le sont. Jack Lang réclame un débat public « sur les sujets de fond ». Sous-entendu : on verra qu'elle ne maîtrise pas les dossiers lourds. Mais leurs proches prennent moins de précautions.
Les plus mordants sont les amis de Lionel Jospin. Elisabeth Guigou salue avec perfidie la « performance sondagière » de Ségolène Royal.
Daniel Vaillant affirme : « Le moment venu, les Français auront besoin d'un président de projet, pas de cosmétiques. » Jean Glavany accuse Ségolène de « populisme », et précise qu'elle incarne « tout ce qu'il déteste en politique ».
Les fabiusiens, eux, préfèrent s'en prendre à son compagnon, François Hollande, et à Julien Dray, le porte-parole du PS, accusés de rouler pour elle et de fausser le jeu. Pis, il s'est même trouvé des militantes pour signer le manifeste des 143 rebelles, en référence à celui des 343 salopes contre l'avortement. Parallèle déplacé : les secondes prenaient des risques en se battant pour la liberté des femmes, les premières se prêtent à une opération politicienne contre celle d'entre elles qui, pour la première fois, a une chance de devenir chef de l'Etat.
Mais que reprochent-ils donc à Ségolène Royal ? Publiquement, de ne pas avoir d'idées. Ou des mauvaises puisqu'elle serait opportuniste, populiste, pis, blairiste. Mais où sont les leurs ? Et faut-il rappeler que Strauss-Kahn a voulu apparaître comme le Blair français et que Fabius, à Bercy, s'est inspiré de certaines des idées du leader britannique ? Lorsque Ségolène défend les « valeurs » et « l'ordre juste », on lui reproche de tenir un discours moral, à la fois social et sociétal plus que politique. Et si c'était l'une des explications de sa popularité ?
En fait, ce que les éléphants ne supportent pas, c'est sa popularité. Elle caracole devant eux. Elle bat même Nicolas Sarkozy dans certaines enquêtes d'intentions de vote pour 2007, alors que les autres candidats socialistes sont largement devancés. Quel scandale ! Si Fabius ou DSK étaient dans la même situation, ils se considéreraient, à juste titre, comme les candidats naturels du parti. Mais pour elle il ne peut s'agir que d'un phénomène artificiel sans vraie signification politique.
Qu'importe si la gauche a retrouvé l'espoir grâce à elle, puisqu'il s'agit, selon les vieux briscards, d'un faux espoir. Bref, ils ne la jugent pas légitime. Parce qu'elle n'a pas le même parcours qu'eux. Elle n'est pas chef de clan, elle n'a pas participé, depuis vingt ans, aux bagarres d'appareil. Elle n'a pas enregistré une expérience ministérielle de premier plan. Elle n'a pas consacré toute sa vie à la conquête du pouvoir. Et si ses concurrents pâtissaient, justement, de leur permanence au premier rang de la classe politique ? Ne serait-ce pas cela l'atypisme de Ségolène Royal qui séduit ?

(...)
Ceux qui parient sur son effondrement risquent, en tout cas, d'avoir des désillusions. Ségolène, on l'a dit, c'est une porcelaine dans un magasin d'éléphants. Mais une porcelaine très solide.

Source et suite de l'article sur:
http://challengestempsreel.nouvelobs.com/france/chall_22603.html

11 mai 2006

 

Au nom de quelles valeurs conduire la politique ?

L'intégralité du débat avec la députée socialiste Ségolène Royal, mardi 23 mai 2006.
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Anne : J'ai des enfants, je suis lesbienne. Je les ai adoptés, j'ai dû pour cela cacher mon homosexualité. Ma compagne les élève avec moi, elle n'a aucun droit. La France va-t-elle rester longtemps dans cette hypocrisie ? Qu'en pensez-vous ?

Ségolène Royal : J'ai fait voter une loi lorsque j'étais ministre de la famille sur l'autorité parentale conjointe, sans préciser le sexe des parents. Sur la base de cette loi, des tribunaux, et même la Cour de cassation, ont déjà autorisé les familles homoparentales, c'est-à-dire les parents homosexuels, à partager l'autorité parentale.

Eric : Vous n'avez, semble-t-il, pas participé au vote de la loi sur l'immigration. Quelle est votre position sur cette loi ? Que préconisez-vous en matière d'immigration ?

Ségolène Royal : J'ai bien évidemment adhéré au vote du groupe socialiste contre cette loi. C'est un problème matériel qui m'a empêchée d'être dans l'Hémicycle à ce moment-là et merci de me donner l'occasion d'apporter cette précision. Je pense qu'on ne peut pas aborder cette question sans poser le problème des causes de l'émigration, de la pauvreté et, donc, le problème du développement des pays les plus pauvres. Faire l'impasse sur cette question, c'est continuer à subir une immigration clandestine et exploitée. Je pense en particulier que le développement des pays africains est une utopie réalisable. L'énergie est gratuite (le soleil), le rôle des femmes pourrait y être puissamment encouragé (elles accomplissent 95 % du travail agricole et ne bénéficient que de 5 % des crédits bancaires). Pour reprendre une expression de Tiken Jah Facoly [chanteur ivoirien], l'Afrique va mal mais pourrait aller mieux si l'on s'en donne les moyens. Et si on lutte contre toutes les formes de corruption et d'abus de pouvoir.

DÉPÉNALISATION : "JE NE SUIS PAS FAVORABLE À UN SIGNAL QUI CONSISTERAIT À BANALISER L'USAGE DE LA DROGUE"

Ajax : Le cannabis, dont la toxicité est pourtant inférieure à un produit en vente libre comme l'alcool, continue d'être en droit français assimilé aux drogues dures. Quelle est votre position sur une dépénalisation du cannabis ?

Ségolène Royal : Dans les faits, certains tribunaux n'appliquent pas la loi de 1970 et d'autres l'appliquent concernant la pénalisation pour usage personnel. Il faut renforcer l'éducation sur toutes les formes de produits toxiques : alcool, tabac, drogues... Sur le plan légal, je ne suis pas favorable à un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue. Mais la répression pour usage personnel est inefficace. Le problème de l'alcoolisme des jeunes est extrêmement préoccupant.

Willy : Quelles sont les méthodes que vous voulez engager pour que l'Etat réduise son train de vie ?

Ségolène Royal : Les Français ont le sentiment que le produit de leurs impôts est parfois mal utilisé, qu'il y a des gaspillages et qu'ils ne sont pas suffisamment associés aux choix concernant les dépenses publiques. Je suis attachée à un exercice beaucoup plus simple du pouvoir, à l'image de ce qui se fait dans les pays nordiques.

Par ailleurs, c'est une décentralisation radicale qui permettra de lutter contre les dépenses mal ciblées. Enfin, je souhaite que le budget participatif soit adopté par toutes les collectivités publiques, c'est-à-dire qu'il y ait une participation des citoyens par un vote sur une partie des dépenses publiques. Je le fais dans ma région Poitou-Charentes. Les lycéens votent sur l'utilisation de 10 millions d'euros d'investissement dans les lycées. C'est un gros travail matériel et d'animation. Mais les résultats sont exceptionnels.

Ctsur : La prostitution sous le contrôle de l'Etat au plan financier et sanitaire, ne serait-ce pas une bonne solution ? L'Etat doit-il s'investir dans cette activité rentable comme le font les Allemands ou la laisser à la clandestinité ?

Ségolène Royal : La question est d'actualité puisqu'un immense marché de la prostitution s'apprête à s'organiser lors de la Coupe du monde en Allemagne. J'ai signé avec de nombreux femmes et hommes de toute l'Europe une pétition publiée dans Le Nouvel Observateur contre l'organisation d'un marché aux esclaves au cœur de l'Europe. La vente des corps est une activité contraire à la convention internationale des droits de l'homme. C'est une atteinte à la dignité des femmes mais aussi des hommes, considérés comme des clients potentiels des mafias du sexe.

COLONIALISME : "DEMANDER PARDON, BIEN SÛR"

Ezzahi : Pensez-vous que la France doit demander pardon aux Algériens pour son passé colonial dans ce pays ?

Ségolène Royal : Le colonialisme est une relation d'humiliation entre un pays dominant et un pays humilié. Contrairement à ce qu'a voulu faire la droite, il n'y a aucun élément positif dans cette relation. Relisons le texte magnifique d'Aimé Césaire sur le colonialisme. Tout est dit. Demander pardon, bien sûr. Ce qui compte, c'est que la France soit au clair avec son histoire et toutes celles et ceux qui la composent et qui ont souffert... parce qu'ils étaient engagés avec leurs convictions. Je pense aux Algériens qui ont vécu la répression, mais je pense aussi à la souffrance des harkis et à la douleur des rapatriés qui ont dû tout quitter. Etant fille d'un officier qui a été engagé dans la guerre d'Algérie, avec les ordres qu'il avait reçus et ses convictions, je mesure l'importance de la prise de parole récente sur cette période de l'histoire qui a permis bien des résiliences. Je pense à ces soldats mêlés à des actes de torture et qui en ont seulement parlé il y a très peu de temps.

Middle : Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir des difficultés en fin de mois, alors que nous gagnons entre 2 000 et 2 500 euros par mois... Les loyers sont très élevés, nous n'avons droit à aucune aide sociale... et nous payons énormément d'impôts (par rapport à ce que nous gagnons)... J'ai cru entendre que si vous reveniez au pouvoir, vous alliez augmenter les impôts... Sincèrement, à ce rythme, nous allons finir par entrer nous aussi dans la précarité.. Avez-vous bien pris conscience de ce qui nous arrive, et que comptez-vous faire pour nous ?

Ségolène Royal : Où avez-vous vu que nous allions augmenter les impôts ? Aujourd'hui, plus de deux familles sur trois voient leur pouvoir d'achat diminuer : hausse des charges locatives, qui constituent souvent un second loyer, hausse du prix du logement, hausse du prix des carburants, et de plus en plus de salariés tombent dans le surendettement. Les fonds sociaux des établissements scolaires explosent car, maintenant, des familles à revenus moyens ont du mal à joindre les deux bouts. Des jeunes salariés habitent dans les mobil-homes et des petits retraités ne font plus qu'un repas par jour. Voilà ce que je vois dans ma permanence d'élue. La paupérisation des jeunes est en voie d'accélération.

"MAÎTRISER LE COÛT DU LOGEMENT"

Le chantier est donc considérable. Il faut l'aborder par plusieurs bouts. La maîtrise du coût du logement par le contrôle du prix du foncier. Les investissements massifs dans le logement locatif dont les familles pourraient devenir propriétaires au bout d'un temps de paiement des loyers sans incident. Un équipement massif en énergies renouvelables gratuites, notamment énergie solaire. Et, bien évidemment, le déblocage de la machine économique pour permettre des créations d'activités et d'emplois et une hausse des bas salaires.

Goret : Etes-vous contre le fait de revaloriser le travail ? La gauche est-elle prête à renoncer à cette politique qui favorise l'assistanat, conduisant à la montée des rancœurs dans notre société ?

Ségolène Royal : C'est la droite qui a dévalorisé le travail, en le précarisant. Notre mission, à gauche, c'est de valoriser le travail en permettant à chacun et chacune d'accéder à un métier et de garder un salaire en cas de mutation économique. C'est une question de sécurité et de dignité. Il faut trouver une nouvelle donne, "un bon deal" entre l'agilité dont ont besoin les entreprises exposées à la concurrence internationale et la sécurité de revenus à laquelle a droit toute personne qui travaille ou qui perd son travail.

Mohamed : Je suis ingénieur français, je paie plus de 4 000 euros d'impôts sur le revenu et je n'ai pas le droit d'entrer en boîte de nuit. Comment voulez-vous qu'on se sente français ? Si vous êtes élue en 2007, que ferez-vous pour que cesse la discrimination flagrante ?

Ségolène Royal : Cette discrimination est sanctionnée par la loi. Signalez les boîtes en question à la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Il y a un énorme travail à faire contre toutes les discriminations, notamment celles à l'embauche. Je souhaite aussi que tous ceux qui sont victimes de discrimination trouvent en cette injustice la rage de vaincre, de créer, d'entreprendre, de prendre des initiatives car toute cette énergie, la France en a besoin. Je le dis aussi aux femmes victimes de discriminations et, moi-même, j'y ai trouvé la volonté farouche d'avancer.

DISCRIMINATIONS : "JE SOUTIENS DANS MA RÉGION LES INITIATIVES EN MATIÈRE DE CV ANONYMES"

Je soutiens dans ma région les initiatives en matière de CV anonymes, et, en contrepartie des aides publiques, les entreprises doivent prouver le respect des lois. J'ai observé que les jeunes des quartiers [défavorisés] avaient très peu accès aux aides économiques pour créer leur activité (les bourses-tremplins). Je suis allée voir. Ils m'ont dit que ce n'était pas pour eux. J'ai dit : "si, la région va venir vers vous pour vous aider à créer vos activités". J'ai mis en place un chapiteau itinérant dans les quartiers avec toutes les aides de la région. Et maintenant, les jeunes viennent. Dans trois mois, je ferai le bilan de tout ce qu'ils ont créé : commerces, services, informatiques, mécaniques, culture..., y compris les filles.

Clément : Madame Royal, les responsables politiques mettent de plus en plus en avant leur vie privée pour afficher des valeurs au nom desquelles ils gouvernent et qui s'appliqueraient à eux-mêmes. Pensez-vous que cette évolution est positive ou doit-on s'en méfier ?

Ségolène Royal : Je pense que les gens n'ont que faire de la vie privée des hommes politiques. Ce qu'ils veulent, ce sont des responsables politiques à l'écoute, efficaces, honnêtes et simples.

Marie : Quels sont vos projets concernant l'Université en France ? Pensez-vous qu'il soit pertinent de laisser autant de bacheliers s'orienter dans des filières sans débouchés ? Que proposez-vous pour pallier ce problème ?

Ségolène Royal : 40 % des étudiants sortent de l'université sans aucune qualification. C'est un gaspillage et un désespoir, en particulier pour les parents modestes qui avaient fondé beaucoup d'espoir dans l'accès à l'enseignement supérieur de leurs enfants en faisant beaucoup de sacrifices financiers. Cela ne peut pas durer. Il y a un problème d'orientation au départ, et on voit que les filières professionnalisées débouchent plus facilement sur des emplois (IUT, BTS, formations supérieures par alternance, apprentissage dans l'enseignement supérieur). Il faut donc, sans assujettir l'Université au monde de l'entreprise, tenir compte des débouchés et faire évoluer les contenus.

UNIVERSITÉS : "ARRÊTER D'ENGAGER LES JEUNES DANS DES IMPASSES"

Par ailleurs, il faut arrêter d'engager les jeunes dans des impasses. Par exemple, tous les étudiants qui se sont engagés dans la voie de l'enseignement à la suite d'une publicité du gouvernement pour aller dans ces carrières sont aujourd'hui pris dans une souricière car la droite a taillé de façon scandaleuse dans le nombre de postes d'enseignants mis au concours. Il faudra des engagements sur plusieurs années pour que les jeunes en début de cursus sachent le nombre de postes à leur sortie. C'est valable aussi pour les chercheurs.

Marieke : Vous vous engagez pour une certaine rénovation de la vie politique. Mais on peut noter que vous cumulez aujourd'hui deux mandats très lourds : la présidence de région en Poitou-Charentes et votre siège de députée des Deux-Sèvres. N'est-ce pas contradictoire ?

Ségolène Royal : Vous avez raison.... même si j'ai accédé à la présidence de région en ayant déjà mon mandat de députée, que je ne veux pas abandonner, justement, en cours de mandat. Mais, aujourd'hui, la question se pose puisque c'est maintenant que nous devons déposer nos candidatures pour les prochaines législatives. La loi autorise aujourd'hui le cumul de deux mandats. Je suis donc actuellement dans le cadre de cette loi. Mais, dans le programme du Parti socialiste, il y a le non-cumul de mandat entre un exécutif local important et un mandat parlementaire.

"J'AI DÉCIDÉ DE RESPECTER AVANT L'HEURE LE PRINCIPE DU NON-CUMUL"

J'estime, malgré mon attachement profond à ce mandat de député, que les électeurs m'ont renouvelé sans discontinuer dans les Deux-Sèvres depuis 1988, qu'il faut à un moment être cohérent entre ce que l'on s'apprête à dire et ce que l'on fait. J'ai donc décidé de respecter avant l'heure ce principe du non-cumul et de transmettre le flambeau de ma circonscription en continuant à y veiller de très près depuis la région, qui est le mandat que je garde. Je crois que la cohérence est une valeur politique de première importance, et c'est pourquoi je le fais.

Lola : Etes-vous pour un service minimum dans les services publics ? Estimez-vous normal qu'un pays soit paralysé par le personnel d'une entreprise publique en grève ?

Ségolène Royal : Je crois que c'est surtout le déficit de dialogue social qui pose problème. Personne ne fait grève de gaité de cœur, d'abord parce qu'on perd son salaire et qu'à un moment où le pouvoir d'achat régresse (voir plus haut), personne ne peut se permettre de perdre du salaire. Donc, il faut des relations sociales solides pour éviter les grèves et le désordre pour les usagers.

Poney64 : Si vous gagnez la présidentielle, comment constituerez-vous votre gouvernement ? Y aura-t-il des accords avec DSK, Fabius et Emmanuelli ou bien ferez-vous appel à des têtes neuves ?

Ségolène Royal : Je m'interdis de "faire des plans sur la comète". Par déontologie, je m'abstiens de toute anticipation sur des événements qui ne sont pas encore arrivés. Nous verrons. Chaque chose en son temps. Ce qui compte dans toute activité de leadership, c'est la capacité à rassembler les talents et les compétences, d'où qu'ils viennent, les imaginations comme les expériences. Puis de faire la synthèse de ces diversités, de fixer le cap, de tracer la route et de rester en capacité permanente d'écoute et d'adaptation par rapport aux citoyens qui détiennent aussi tous une part d'expertise légitime. C'est ce que j'explique sur mon site desirsdavenir.org, sur lequel je vous invite à venir construire ensemble la France qui se tire vers le haut et qui a confiance en elle et en son énergie.

Chat modéré par Constance Baudry et Isabelle Mandraud

source:
http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3224,55-770429@45-2,0.html


10 mai 2006

 

Avec son site Web, elle bosse à blog sur son projet

20 Minutes | édition du 10.05.06

Si, Ségolène Royal a des idées, et elles sont même accessibles à tous sur Désirs d'avenir, son site Internet. « Forum participatif » créé depuis quatre mois, le site a déjà reçu 300 000 visites selon Christophe Chantepy, son président et bras droit de Ségolène. Et elle en tire quelques idées.

L'emploi Même si elle réfute le terme, Ségolène Royal plaide pour la « flex-sécurité » danoise. Côté sécurité, le CDI doit « redevenir la norme » et le CNE être supprimé. Côté flexibilité, les entreprises bénéficieraient d'« un allégement des cotisations sociales ». En cas de licenciement, le salarié serait protégé par un « contrat relais » lui « assurant rémunération, bilan de compétences, formation et aide active à la recherche d'un emploi ». Elle souhaite relancer les emplois-jeunes via les « emplois tremplins » qu'elle a créés en Poitou-Charentes.

La justice La socialiste reprend des propositions déjà entendues à la commission d'Outreau. Comme la nomination d'un « pool » de juges d'instruction « dans les affaires les plus lourdes ». Plus innovant, « les décisions portant atteinte aux libertés individuelles devraient être prises par un collège » de magistrats, lors « d'un débat contradictoire où accusation et défense interviendraient à armes égales ». La détention provisoire serait « réservée » aux « prévenus dangereux » ou récidivistes.

La prison Mesure phare, un seul détenu par cellule. Pour favoriser la réinsertion des condamnés, Ségolène veut aussi « répartir les détenus dans des prisons situées » près de leurs familles et « mettre en place des unités de vie familiale dans tous les établissements pénitentiaires ». Elle propose aussi la création « d'une autorité indépendante des prisons » chargée de contrôler le monde pénitentiaire.

L'économie Elle plaide pour une fusion de l'impôt sur le revenu avec la CSG, ce qui permettrait de dégager un treizième mois pour les salariés payés entre 1 et 1,3 smic.

Bastien Bonnefous


L'objectif de ce blog : laisser les internautes s'exprimer sur différents thèmes (l'environnement, l'emploi, la diplomatie...). A l'issue de chaque débat, Royal réalise une synthèse des propositions et présente les siennes. Démago, selon ses concurrents au PS, « respectueux des Français », selon son bras droit. « Les citoyens sont des experts légitimes. Pour que l'action politique soit acceptée, elle doit se fonder sur un diagnostic partagé », estime-t-il.

source: www.20minutes.fr

 

Sophie Bouchet-Petersen, du trotskisme à Ségolène Royal


Portrait
LE MONDE | 10.05.06 | 14h54 • Mis à jour le 10.05.06 | 14h54

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Tête chercheuse politique, rabatteuse d'intellectuels, trotskiste convertie à la réforme, féministe à la gouaille peu commune, irrésistiblement sympathique. Voici Sophie Bouchet-Petersen, la conseillère spéciale de Ségolène Royal. Plus spéciale que conseillère, étant entendu, dit-elle, que "les conseillers autoproclamés c'est une race haïssable". Elle préfère se présenter comme celle qui "donne des billes à une vraie patronne". Et précise : "Ce que je kiffe dans ma vie, c'est que les choses auxquelles je crois avancent." Au service des autres, toujours. Et de Mme Royal en particulier, qui lui interdit de dire des "gros mots".

Dans l'ombre de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Mme Bouchet-Petersen, 57 ans, s'investit sans retenue pour imposer la candidate à l'investiture du PS, "seule chance pour la gauche de battre Sarko". Elle engloutit, comme à son habitude, des kilos de livres pour comprendre la société française, noircit des notes pour les discours, met son expérience en pratique. Le budget participatif des lycées, mis en place dans le laboratoire poitevin de Mme Royal, c'est son oeuvre, rapportée d'un voyage en 2001 à Porto Alegre, royaume altermondialiste. "J'ai toujours marché sur deux pattes, j'aime le terrain et j'aime le pouvoir qui permet de transformer les choses. Au début, je pensais être tiraillée par une contradiction, aujourd'hui je me dis qu'avec "Ségo", je recolle les morceaux."

Il faut assembler le puzzle. Et quel puzzle ! Au départ, une petite fille passionnée de latin et de grec, bien née dans une famille catholique et gaulliste. Le père, mi-pied noir, mi-danois, est chef de grande entreprise ; la mère, italo-provençale, autorise Sartre et Camus alors que le reste de la famille subit l'influence de l'OAS. De ses parents, Sophie Petersen extrait des "valeurs" : "le courage, la grandeur de la France, une certaine forme de modernité". Il ne manque personne pour lui rappeler ses origines bourgeoises, pas même Ségolène Royal, qui lui envoie, un jour de discussion du budget régional, un cuisant : "Tu ne sais pas ce que c'est d'être à 2 ou 3 francs près !"

A 16 ans et demi, en 1966, Sophie Petersen traverse le 16e arrondissement pour s'inscrire à la fac de Nanterre et longe des bidonvilles avec le sentiment qu'"on ne (lui) a pas tout dit". Elle découvre l'extrême gauche. "Fallait alors vraiment avoir la vue basse pour ne pas tomber dans ce bouillonnement." Mais rejette les maos et les lambertos de l'OCI - dont fit partie Lionel Jospin. Trente minutes d'AG coincée sur un banc d'amphi entre deux de ses leaders, dont le futur producteur Jacques Kirsner, alias Charles Berg, l'ont convaincue "de leur machisme et de leur dogmatisme". "Ces gars-là m'ont parlé de leurs mensurations sexuelles. Je l'ai vécu comme une violence sur le dos d'une petite oie." Il lui en reste quelque chose : "Je me marre aujourd'hui quand j'observe au PS des réflexes lambertistes récurrents. Ce sont des cultures dogmatiques d'appareil et de manipulation d'appareil."

Ce sera donc, entraînée par Daniel Bensaïd, la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), ancêtre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), pour son "ouverture au monde, son rapport à l'histoire et en même temps sa modernité". Mme Bouchet-Petersen s'engage à fond sous le pseudonyme de Sarah, se lie d'amitié avec la future sociologue Nicole Lapierre et entre à Rouge, la publication de la LCR, comme claviste.

Membre de la cellule Renault-Billancourt, elle passe cinq ans à distribuer le quotidien trotskiste, à l'aube, aux portes de l'usine. Elle entre au comité central de l'organisation, dont Alain Krivine est le porte-parole, et qu'elle quittera en 1978, après y avoir passé onze ans. Durant cette période, elle se marie avec Dominique Bouchet, le maquettiste du journal, alors que sa génération envoie promener le rituel bourgeois. "C'était la seule façon de l'imposer à ma famille", justifie-t-elle. Le couple vit en communauté avec Denis Pingaud, journaliste à Rouge, et sa compagne dans une maison de Vincennes. Les enfants naissent. Des jumeaux, Jonathan et Rebecca, pour les Bouchet-Petersen.

Puis tous s'éloignent de la LCR d'un même mouvement, sur la pointe des pieds. Aujourd'hui directeur de stratégie chez Euro-RSCG, M. Pingaud conseille Laurent Fabius. "Pour les ex de la LCR, la dégénérescence s'arrête au PS", éclate de rire son amie, qui a pris sa carte en 1993. "Personne ne peut la détester, s'amuse M. Pingaud. C'est une fille entière, qui possède une très forte intelligence de la société. Nous avons eu des débats sur le voile. Elle était contre la loi, sans angélisme. C'est la première qui m'a aidé à penser au voile comme revendication d'identité." Mme Bouchet-Petersen a pourtant toujours été féministe. A partir de 1974, elle est de toutes les manifs. Elle envahit L'Express pour protester contre sa couverture sur le film Histoire d'O et barbouille de rouge à lèvres le bureau de Jean-Jacques Servan-Schreiber, un fouet à la main. "Jubilatoire !"

C'est dans l'armée des conseillers de François Mitterrand qu'elle rencontre "Ségo" en 1983. Recrutée pour s'occuper des PME en difficulté, elle fait partie du comité de restructuration industrielle piloté par Alain Boublil, futur directeur du cabinet de Pierre Bérégovoy et qui sera condamné dans l'affaire Pechiney. "Je n'ai pas eu à m'en plaindre. Je n'ai aucune raison de cracher dans la soupe", dit-elle. En 1988, elle devient conseillère culturelle du président - "un grand bonhomme".

Juste avant 1993, elle est recasée au Conseil d'Etat. Elle n'y reste pas deux ans, se lance dans une nouvelle aventure, l'association Droit de cité, chargée d'animer des réseaux de quartier. Cinq ans à sillonner les banlieues dans un bus, des nuits passées dans les dortoirs de LEP ou les hôtels Formule 1. Son couple n'y survit pas. Les résultats de l'association sont mitigés. Et c'est fauchée qu'elle atterrit en 1999 au cabinet de Mme Royal, alors ministre de l'enseignement scolaire, puis ministre déléguée à la famille et à l'enfance. Elle combat "les ancêtres du déclinisme et les apôtres du tout-fout-le-camp" pour fonder "une politique de gauche de la famille". Se dit "fière" des luttes contre le bizutage et de l'institution de la journée de préparation à la défense "pour les filles aussi".

Entre les deux femmes, "pas de désaccord", même si elles appréhendent "les problèmes par des rampes différentes". Puis elle s'en va encore voir ailleurs, au ministère de l'outre-mer. Axel Urgin, directeur du cabinet de Christian Paul, qui ne l'avait pas choisie, se souvient de l'avoir très mal accueillie. "Un soir, je lui balance : "Jospin va à la Réunion, je veux un discours demain à huit heures"." A l'heure dite, il trouve "Sophie étendue les bras en croix sur la moquette". Le discours est prêt. "C'était tout simplement brillantissime, tellement que les technos de Matignon l'ont transformé en jargon."

Ce talent, elle l'emploie depuis deux ans à conseiller Mme Royal, d'abord au conseil régional Poitou-Charentes, puis dans son équipe de campagne, où elle a participé au lancement de son site Internet Désirs d'avenir. "Je suis faite pour servir."

Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 11.05.06

source:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-770088@51-749161,0.html

 

Les socialistes doivent cesser de dénigrer le seul candidat à gauche capable de battre la droite et Sarkozy en 2007.


Ségolène, charge-toi de tes adversaires...

par Gabriel COHN-BENDIT
QUOTIDIEN : mardi 09 mai 2006

par Gabriel Cohn-Bendit militant de l'éducation.



Vue par Cabu

La candidature à la candidature présidentielle de Ségolène Royal a surpris tout le monde, moi commetous les autres. Même le très averti Alain Duhamel s'est laissé surprendre : son livre sur les présidentiables ne parle pas d'elle. La surprise a été encore plus grande de la voir caracoler en tête des sondages.

Ségolène est sans doute la seule à gauche à pouvoir battre Sarkozy ; c'est, pour moi, la priorité absolue. Car Sarkozy serait, s'il était élu, le président le plus réactionnaire de la Ve République. Il est le représentant d'une droite ultralibérale et sécuritaire, «sûre d'elle-même et dominatrice», aurait dit le général de Gaulle, auquel, tant par sa stature morale que par sa présence physique, il ne peut en rien être comparé. Il y avait des «gaullistes de gauche», mais il n'y aura jamais des «sarkozystes de gauche». Sarkozy n'a d'alliés que sur sa droite : de Villiers se ralliera au deuxième tour et, quoi qu'en dise Le Pen, son électorat votera Sarkozy.

Ecoutez les barrir, les éléphants du PS : Ségolène ne serait qu'une création des médias, les sondages ne prouveraient rien, on ne saurait même pas ce qu'elle pense, et, enfin, la présidence de la République mérite quand même plus qu'une simple femme ! Dans nos démocraties, les médias jouent certes un rôle incontestable, et c'est valable pour tous les candidats. Mais la défaite de Berlusconi nous prouve aussi que les médias ne peuvent pas tout : Lang crache dessus et les fuit comme la peste, c'est bien connu... Si Strauss-Kahn se fait refaire les yeux, c'est pour sa chère Anne Sinclair... Quant à Fabius, s'il se montre avec un chapeau à la Mitterrand, c'est, bien sûr, par pure piété filiale... Basta, tout cela est minable.

Arlette et Besancenot, eux aussi, ne doivent leur succès qu'aux médias. Qui sait ce qu'ils sont vraiment, nos petits trotskistes ? Ce qui intéresse, c'est l'image, l'icône de sainte Arlette et le bon sourire de Besancenot. C'est à eux que Fabius fait les yeux comme Strauss-Kahn, tandis que nos médias les trouvent certes un peu utopiques, mais si sincères, si purs...

Après les médias coupables d'avoir créé Ségolène à partir de rien ou presque, voici que les éléphants, qui se réveillent tous les matins en regardant où ils se situent dans les sondages, barrissent haut et fort que ces sondages ne veulent rien dire, et leurs partisans déclarent même : «On ne se laissera pas imposer Ségolène par les sondages.» Prenant leurs désirs pour des réalités, ils ajoutent : «De toute façon, d'ici un an, cela a le temps de changer !» Sans doute espèrent-ils que la parole du Christ, «les premiers seront les derniers», deviendra vérité électorale. Bien sûr que tout peut changer : une mauvaise campagne comme celle de Jospin en 2002 peut donner des résultats bien différents. Mais au lieu de râler, pourquoi ne pas penser à ce que pourrait être une bonne campagne et, surtout, cesser de se dénigrer entre «petits camarades». Ségolène, charge-toi de tes adversaires, nous nous chargerons de tes amis. Et tes amis seront bien obligés de tenir compte des sondages, s'ils veulent revenir au pouvoir. Mais ils peuvent aussi prendre exemple sur leur partenaire Vert et mettre la machine à perdre en marche.

Autre reproche éléphantesque : Ségolène ne dirait rien. Pourtant, moi, je l'ai entendu dire que Blair ne serait pas le diable (ce que pense aussi Strauss-Kahn, qui, lui, n'ose pas le dire). Ensuite, à propos du combat qui est le mien depuis quarante ans, celui de l'école, elle a dit que le rôle des enseignants n'était pas seulement d'instruire, mais aussi d'éduquer, et qu'il faudrait reposer la question du temps de présence des enseignants dans les établissements scolaires. Quand on est de gauche et qu'on vise la présidence, voilà un courage dont je ne suis pas sûr que Jack Lang, avec qui j'ai pourtant bien travaillé quand il était ministre de l'Education nationale, soit capable en période électorale.

Ségolène se situe au centre gauche, et j'en suis fort aise. J'espère que le programme du PS, contrairement à la motion signée par tous à leur dernier congrès, ira dans ce sens.

Enfin, pour en terminer avec les éléphants, quand je vois Fabius, Strauss-Kahn, Lang et Jospin rouler des mécaniques pour montrer qu'eux ont la stature de chef d'Etat, alors que la petite Ségolène, elle... Là, la moutarde me monte au nez. Dans nos démocraties, il y a une incontestable contradiction entre les qualités pour être désigné candidat par son parti, celles qu'il faut pour faire une bonne campagne et enfin celles nécessaires pour exécuter les fonctions pour lesquelles on est élu. Chirac et Bush ont été de «bons» candidats et de piètres présidents. Jospin aurait pu, peut-être, faire un bon président, mais a été, hélas, un bien piètre candidat. Ce que je demande à Ségolène, c'est de gagner la présidentielle et de ne pas jouer ensuite un rôle «Royal». Il faut en finir avec la fonction monarchique de la présidence de la République. Qu'elle se montre capable, dès aujourd'hui, d'avoir une équipe dont demain, après la lutte interne du PS, les Lang et Strauss-Kahn feront partie, qu'elle pille de suite et sans vergogne leurs meilleures propositions ­ les idées justes ne sont la propriété de personne. Qu'elle fasse de même avec les idées des Verts responsables (ils existent, même si c'est une denrée rare) et de bien d'autres, encartés ou non. Et si des passerelles pouvaient, dès aujourd'hui, être lancées vers l'UDF de Bayrou, qui s'est courageusement démarqué de la droite, la France entrerait dans une nouvelle ère politique.

Pour être cohérent et faire en sorte que Ségolène soit désignée candidate, je vais, à 70 ans, signer un contrat nouvel encartement (CNE) au PS, contrat à durée (très) déterminé (CDD). Bien sûr, ce texte voudrait donner à d'autres l'envie de faire de même, et si je ne peux pas, à mon âge et après cinquante ans de vie politique et de multiples encartements, signer un contrat premier encartement (CPE), j'appelle les jeunes à le faire. Je serais heureux qu'un de mes derniers combats politiques permette l'accession d'une femme à la tête de la République française, qui reste encore très «machiste».



source:

http://www.liberation.fr/page.php?Article=380474


 

Certaines fédérations départementales ou locales du PS traineraient des pieds pour accueillir et contacter les nouveaux adhérents

Extrait du blogue: http://segolene2007.over-blog.com



Les nouveaux adhérents "soupçonnés" d'être majoritairement pro-Ségolène inquièteraient t-ils certaines fédérations ?

Je reçois quelques mails depuis plusieurs semaines, et on peut lire ici ou là sur nombre de forums (y compris sur le site du PS consacré aux adhésions) que nombre de nouveaux adhérents se plaignent de n'avoir toujours pas été contacté par leur fédération ou leurs sections locales, certains alors qu'ils ont adhéré en ligne depuis près de deux mois. Visiblement certaines fédérations départementales ou locales du PS traineraient des pieds pour accueillir et contacter les nouveaux adhérents, "soupçonnés" d'être majoritairement pro-Ségolène, et donc contraire à l'intérêt des responsables de ces fédérations-sections qui roulent pour les autres présidentiables connus du PS. Tout ceci met un climat un peu détestable au sein d'un Parti Socialiste qui essaie d'ouvrir ses portes, malheureusement sur le terrain, tous ne jouent pas le jeu ! Aux nouveaux adhérents et aux futurs nouveaux adhérents, courage ! Inscrits au PS avant le 1er juin, vous aurez quoi qu'il arrive votre mot à dire lors de la désignation du candidat ou de la candidate qui représentera le Parti Socialiste pour les prochaines présidentielles. Ségolène a besoin de nos soutiens internes, et le Parti Socialiste a besoin de cette ouverture et de ce renouvellement que nous pouvons apporter, pour un parti plus représentatif de la population et plus proche de nos préoccupations, que des querelles d'éléphants.

(....)

IMPORTANT :
Dans la majorité des cas, il n'y a pas de problèmes et les fédérations ou sections locales prennent contact assez rapidement et accueillent comme il se doit les nouveaux adhérents. Si cela n'était pas le cas, n'hésitez pas à prendre vous même les devants en les contactant ou en vous y rendant. Ne surtout pas se décourager, c'est ce que certains peut-être peuvent espérer, ne leur faisons pas ce cadeau, à chacun et à chacune de montrer qu'il ou qu'elle soihaite prendre toute sa place.

Auteur: Nico de Rennes

Source et suite de l'article sur: http://segolene2007.over-blog.com/article-2653948.htm


09 mai 2006

 

François Rebsamen : «Si Hollande n'y va pas, je la soutiendrai»

François Rebsamen

Numéro 2 du PS.

La semaine dernière,

vous avez annoncé vouloir « aider Ségolène Royal à éviter les obstacles qu'on ne manquera pas de lui tendre ». Est-ce un ralliement ?

Non, l'heure du ralliement n'est pas venue. On verra dans trois mois, à la rentrée. Mais je trouve que la popularité de Ségolène Royal est une chance pour le PS. Elle a su redonner un espoir au parti, une envie de gagner, et une crédibilité face à la droite et à Nicolas Sarkozy. Pour le PS et pour tous les militants socialistes, je ne veux pas qu'on altère son image et qu'on s'en prenne bassement à elle.

C'est vrai qu'elle n'est pas épargnée par d'autres ténors du Parti socialiste...

Elle dérange, elle est une surprise, hors du champ imposé. Forcément, elle crée des jalousies.

Que pense François Hollande de votre prise de position ?

Je n'en ai pas discuté avec lui. Je lui suis totalement loyal. Pour moi, le candidat naturel du PS à la présidentielle est le premier secrétaire. Mais si François Hollande n'y va pas ou n'est pas en situation d'y aller en novembre, au moment de la désignation du candidat par les militants, je soutiendrai Ségolène Royal.

Vu les sondages,

la désignation de Ségolène Royal semble acquise...

Rien n'est fait encore. Aujourd'hui, Ségolène est en tête des sondages, ce qui est très bien pour le PS. Il peut encore y avoir des surprises. Mais si Ségolène Royal est toujours en tête dans quatre mois, certains auront du souci à se faire.

Recueilli par Bastien Bonnefous


©2006 20 minutes

source:
http://www.20minutes.fr

 

Ségolène Royal ne veut pas "brûler les étapes"

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mardi 09 mai 2006 (Reuters - 21:59)
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LYON - Ségolène Royal a déclaré devant un millier de personnes venues l'écouter à Villeurbanne qu'elle ne voulait pas "brûler les étapes" et qu'elle était toujours "dans une phase d'écoute".

Après un bain de foule dans les rues de cette municipalité socialiste de la banlieue lyonnaise et devant une forêt de micros et d'appareils photos, Ségolène Royal a assuré à ses supporters qu'elle n'avait pas préparé de discours "parce qu'on pourrait croire que je suis en campagne électorale".

"Je ne veux pas brûler les étapes, la route est longue", a-t-elle expliqué. "Je vois ce qui se passe et j'en suis heureuse.

"Je suis les sondages, je vois les élus, j'ai de la reconnaissance de voir tout ce monde dans la rue et dans les comités 'Désirs d'avenirs', mais je ne veux pas griller les étapes, chaque chose viendra en son temps, je suis pour l'instant dans une phase d'écoute".

Elle a également confié "entendre certains ricaner et dire 'elle n'a rien à dire, elle n'a pas de projet'".

A ceux-ci, elle a répété: "il faut prendre le temps d'écouter pour agir juste car chacun d'entre nous est un expert légitime. L'idée qui me guide, qui m'inspire, est que chaque citoyen possède une parcelle de vérité".

"Avant de se lancer dans un programme, il faut savoir au nom de quoi on bouge", a encore lancé la présidente de la région Poitou-Charentes à la tribune.

"Je suis obligée de prendre du recul quand je vois ces sondages mirobolants". Elle a également cité une anecdote mettant en scène Michèle Bachelet, la nouvelle présidente chilienne, dont elle dit partager les doutes.

"Nous étions toutes les deux dans sa voiture et elle m'a dit: 'quand je vois cette foule, je me dis 'pourrais-je répondre à ses attentes ?'".

source:

http://www.liberation.fr/page.php?Article=380758


 

Ségolène Royal veut "remettre la France à l'endroit" avec les idées de ses partisans --par Carole Bianchi--


AP | 09.05.06 | 18:17


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LYON (AP) -- Ségolène Royal veut "remettre la France à l'endroit" grâce aux idées de ses partisans. "Chaque citoyen est un expert", a expliqué mardi la favorite des sondages lors d'une rencontre à Lyon avec les signataires de son forum Désirs d'Avenir.
"Mon but n'est pas de proposer un programme bis du Parti socialiste", a lancé la candidate potentielle à l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007. "Chaque citoyen est un expert. Cette parole humaine, c'est là la principale énergie".
"C'est comme ça qu'on remettra la France à l'endroit", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes. "La France mérite mieux que ce qu'elle a aujourd'hui".
La députée des Deux-Sèvres, arrivée en début d'après-midi à Lyon à l'invitation de la fédération PS du Rhône, s'était auparavant entretenue avec le maire socialiste de la ville, Gérard Collomb, qui la soutient officiellement depuis un peu plus d'un mois.
"Ségolène Royal apporte ce besoin d'espérer", a-t-il expliqué lors d'un point de presse en mairie. "J'espère que sa candidature va permettre de changer la donne dans notre pays".
"Nous sommes dans un monde en mutation. Les gens sont inquiets de l'avenir", a renchéri Ségolène Royal. "Il faut donner la parole aux intelligences de nos territoires".
La présidente de la région Poitou-Charentes devait ensuite visiter un pôle de compétitivité en présence de son homologue en Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne (PS) qui la soutient également. En fin d'après-midi, elle devait participer à une réunion publique à l'invitation du maire socialiste de Villeurbanne, Jean-Paul Bret.
Ce week-end, Ségolène Royal arrivait en tête d'un sondage Ifop pour le "Journal du Dimanche" auprès des sympathisants socialistes. A 50%, ces derniers la désignent comme la meilleure candidate pour représenter le PS en 2007, loin devant l'ancien Premier ministre Lionel Jospin (14%). AP

source:
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060509.FAP5518.html?1633


 

"On dit que les gazelles courent plus vite que les éléphants"... ;-)


ARCAY, Deux-Sèvres (AP) -- Ségolène Royal a préféré mercredi célébrer le 25e anniversaire de l'élection de François Mitterrand à l'Elysée, le 10 mai 1981, "chez elle", à Arçay (Deux-Sèvres), plutôt qu'à Château-Chinon (Nièvre) où se tenait au même moment la cérémonie officielle socialiste.
Interrogée sur ce choix, la présidente de la région Poitou-Charentes a expliqué qu'elle était "chez elle, dans un endroit que François Mitterrand aimait. Regardez, je suis bien entourée: avez-vous vu les dizaines de personnes sur le port?", a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a dévoilé deux plaques "François Mitterrand". "Nous avons replanté plus de 100.000 arbres dans le marais poitevin. C'est le seul patrimoine naturel rural dans la liste des grands travaux de François Mitterrand", a-t-elle précisé, sans se vouloir nostalgique pour autant: "Je ne suis pas dans la rétrospection, je suis à la fois dans le présent et dans l'avenir".
Alors qu'on lui demandait ce qu'elle pensait des "éléphants" du Parti socialiste, elle a répondu: "On dit que les gazelles courent plus vite que les éléphants"...
Interrogée sur l'affaire Clearstream, elle a expliqué qu'elle "n'avait pas envie de parler de ça". "Les Français sont intelligents. Ils voient parfaitement ce qui s'est passé. Ils savent qu'ils méritent mieux. Pourquoi se dégrader un peu plus en commentant? Cela ne peut profiter qu'à ceux qui combattent la démocratie", a-t-elle ajouté.
Quant à sa vie privée, elle a déclaré qu'elle "ne laisserait pas instrumentaliser son couple. Nous ne sommes pas dans un pays anglo-saxon", a-t-elle souri. "Avec François Hollande, nous parlons politique à la maison parce que nous partageons une même passion, mais nous n'évoquons jamais la présidentielle. Nous sommes à la fois solidaires et libres, comme nous l'avons toujours été". AP


Source:

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060510.FAP5766.html?1716

07 mai 2006

 

Ségolène Royal meilleure candidate pour 50% des sympathisants PS...

samedi 06 mai 2006 (Reuters - 18:08)
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"PARIS - La moitié des sympathisants socialistes considèrent Ségolène Royal comme la meilleure candidate pour représenter le parti à la présidentielle de 2007, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.

D'après cette enquête, 50% des sondés pensent que la présidente de la région Poitou-Charentes est le meilleur choix, loin devant l'ex Premier ministre Lionel Jospin (14%). Viennent ensuite les anciens ministres Jack Lang et Bernard Kouchner, crédités de 8%, puis Dominique Strauss-Kahn (7%) et Laurent Fabius (5%).

( ...)

Le sondage Ifop a été réalisé par téléphone du 27 avril au 4 mai auprès de 681 sympathisants du PS. "


Source et suite de l'article sur: http://www.liberation.fr/page.php?Article=380171

 

Ségolène Royal sera l'invitée d´honneur, aux côtés du Président de la Commission européenne M. Barroso au Danemark

Ségolène Royal sera l'invitée d´honneur, aux côtés du Président de la Commission européenne M. Barroso et du Premier Ministre danois M. Fogh Rassmussen à une conférence européenne qui se tiendra au Danemark le 19 mai prochain.




Source:
http://www.lesamisdesegoleneroyal.com/article-2645688.html

 

Rencontre avec Ségolène Royal Mercredi 31 Mai en Seine-Saint-Denis

Bonjour,

Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, se rendra ce mercredi en Seine-Saint-Denis.

Venez à sa rencontre pour une réunion publique.

Celle-ci aura lieu à la Salle des Fêtes de l'Hôtel-de-Ville de Bondy ce mercredi 31 mai à 19h30.

Nous serons heureux de vous accueillir.

A mercredi,
L’équipe de Désirs d'Avenir 93
http://desirsdavenir93.blogspirit.com

Pour se rendre à Bondy :
RER E – Bondy, puis rue Carnot sur 700 m
Autoroute A3 – sortie Bondy centre
Bus 105 – 143 - 303

06 mai 2006

 

Pourquoi, on adhère au PS, comment a-t-on été accueilli?


 

Podcast très intéressant : Yvette Roudy du Manifeste des 343 répond aux 143 Rebelles



Premier podcast d'une femme politique
Disponible sur tout écran sauf la télé...

Yvette Roudy a répondu à trois questions :

• Des femmes socialistes attaquent une candidate socialiste en utilisant le manifeste des 343. Mais que se passe-t-il ?

• Marine Le Pen se réfère à des figures de gauche, comment éviter de tomber dans la confusion idéologique ?

• Pourquoi dit-on aujourd'hui que le féminisme est ringard ?

Elle parle sans langue de bois de la récup du manifeste de 343, des oppositions contre les femmes au PS et dans la société. Elle témoigne en disant que la candidature de Royal a provoqué une panique à gauche. Elle parle aussi de Marine Le Pen, quelques mots sur Jospin, du fait que le féminisme c'est plus de démocratie et de progrès, que les grands révolutionnaires de 1789 n'étaient pas des féministes convaincus. L'ordre patriarcal est toujours dans les têtes. Ségolène Royal sait que les femmes payent chers pour leurs droits. Et elle dit aussi que les Français sont moins sexistes et moins racistes que les hommes politiques...

Natacha (avec la complicité de Sacha)
Podcasteurs citoyens


Bravo et un grand merci à Natacha et à Me Roudy pour ce bel échange ! qui apporte un éclairage tout en finesse, humour et intelligence sur un sujet qui semble "paniquer" l'establishment politique de gauche.

Source: http://www.memoire-vive.org/archives/001056.php



 

Ségolène Royal contre les DRM et le projet DADVSI

Ségolène Royal contre les DRM et le projet DADVSI
Ratiatum - France
En tête des sondages de popularité, Ségolène Royal appelle à ne pas opposer les intérêts des créateurs et ceux du public. ...

 

Ne vous trompez pas de cible


Par Tryphon Lesueur - 04.05.2006 | 17:03

Je désire que la gauche gagne les élections à venir et que la meilleure chance de celle-ci soit désignée comme candidate à la présidentielle.

Or, à quoi se consacrent de nombreuses personnalités: la bêtise, les attaques, la cosmétique, le "qui va garder les gosses" etc...

L'adversaire, c'est la droite! Il ne faut pas se tromper. Si vous avez du temps à perdre, consacrez le à la pêche, aux voyages...

Nous avons en face de nous une droite dure et certains se consacrent à une entreprise de démolition (vouée à l'échec) et parfois scandaleuse. Un peu d'éthique.

Le PS doit être moteur progressiste en matière de parité et certains se comportent comme les pires machistes.

Les militants, les sympathisants de gauche, les électeurs se moquent des querelles inhérentes au combat interne propre aux partis politiques. Ils voient une candidate qui a de grandes chances, qui est droite (cela ne veut pas dire obtuse, le dirait-on de Jospin?), forte (cela n'empêche pas la féminité) et prônant un ordre juste (cela ne vaut pas dire réactionnaire, bien au contraire).


Source:

http://www.desirdavenir46.com

 

Populaire

Par Tryphon Lesueur - 28.04.2006 | 07:24

Ce n'est pas une maladie, ni une tare, ni un mal. Au contraire, c'est le fruit d'une rencontre entre une aspiration et une attente. L'aspiration adossé à un projet, celui des socialistes, qui serait porté par une personnalité qui élabore son savoir être politique. L'attente d'un changement, celui, je l'espère, d'une majorité des citoyens de ce pays.

La rencontre, ce peut être cela. Si Ségolène est populaire, c'est d'abord parce que les français l'aiment bien, apprécient sa façon d'être. Le charme d'un Kennedy, d'un Clinton, d'un Felipe Gonzalès, c'était bien. Le charme d'une femme, ce serait dévoyer le féminisme? Ridicule, mesdames des 143! C'est vous qui avez dévoyé le sens du manifeste des 343 (en plus, vous n'avez même pas réussi à trouver un total de 343 pour signer cet appel de la division!).

Elle est populaire. Elle n'est pas peoplaire. Ce serait mépriser ses facultés politiques et humaines.

On dit qu'elle n'aurait pas l'étoffe nécessaire à l'international? Vous avez vu le ridicule poussé à l'extrême par le ministre des affaires étrangères actuel? De Villepin? Enlisé par le CPE, il est en passe d'apparaître comme un praticien de la barbouzerie comme au bon vieux temps de la panouille. Chirac? Il nous ridiculise depuis 10 ans.

Vivement Ségolène! Pour une présidente populaire pour vaincre les populistes, ceux qui flattent les bas instincts.

Source:
http://www.desirdavenir46.com/index.php?titre=populaire&texte_id=27&comments=ok

05 mai 2006

 

Invitation à participer au mouvement citoyen qui s'organise autour de Ségolène Royal... Déjà plus de 150 comités à travers la France...

Il y a quelques semaines, nous avons mis en place de façon spontanée un "Comité local Désirs d'avenir" de soutien à Ségolène Royal, du coté de Paris.
A notre 1ere rencontre nous étions 15 personnes, à la 2ème réunion 60...
Nous sommes désormais déjà plus de 100 membres dans ce comité!
Convivialité, richesse des échanges et des rencontres sont au rendez-vous...

Les membres des Comités locaux sont issus de tous les milieux professionnels (postier, étudiant, ingénieur, prof, ouvrier, juriste, ...) et sont de toutes conditions (adhérents PS et bcp de non-adhérents PS...) confirmant, ainsi, la richesse et la diversité de Désirs d’Avenir.
Dans ce comité local parisien, nous avons, par exemple, déjà mis en place des groupes de travail (le monde en developpement, les bonnes pratiques scandinaves..) afin de mieux contribuer au forum participatif http//www.desirsdavenir.org et nous organisons des soirées debat-participatif sur différents thèmes...

Dans le but de vous inciter à participer à ce mouvement spontané qui s'organise à travers la France (déjà plus de 150 comités..), voici un lien vers les contacts des 150 "Comités Locaux Désirs d'avenir": http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=11

Bonne visite, et venez-nombreux participer à ce mouvement qui s'organise près de chez vous... ;-)

yann (jeune bloggeur citoyen ;-)

04 mai 2006

 

Vous voulez choisir le/la candidat(e) du PS en 2007? C'est maintenant ou jamais! Date limite pour désigner le/la candidat(e) du PS: le 31 Mai!

"La lettre" n°4 - Jeudi 4 mai

Alors que le pays s’enfonce dans une crise politique sans précédent, Ségolène Royal incarne aujourd’hui une espérance de changement. Bien au-delà des seuls militants et électeurs socialistes.

Ordre juste, sécurité durable, égalité réelle, efficacité économique, démocratie participative, morale des comportements politiques…
Ségolène Royal cristallise un désir d’avenir.

Ségolène Royal briguera t elle l’investiture du Parti socialiste ? Elle l’a dit et répété : «Si je suis la mieux placée pour l'emporter, je serai candidate. Une candidature, ce n'est pas un choix individuel mais collectif. Si c’est un autre, je le soutiendrai »..

Une certitude :Ségolène Royal y travaille. Au sein du Parti socialiste, à la tête de sa région, avec « Désirs d’avenir » et avec de nombreux autres. Elle travaille pour être prête le moment venu.

Le calendrier est connu.

  • Début juillet, le Parti socialiste adoptera son Projet.
  • En septembre, les candidats à l’investiture devront se déclarer.
  • C’est fin novembre que les militants socialistes désigneront leur candidat. Ou leur candidate, selon l’expression désormais consacrée.

Si vous souhaitez que Ségolène Royal porte les couleurs de la gauche en 2007, vous pouvez y contribuer en participant aux forums participatifs. En adhérant à Désirs d’avenir, en rejoignant l’un des 200 comités locaux.

Vous pouvez aussi y contribuer en adhérant au Parti socialiste avant le 1er Juin, ce qui vous permettra de voter pour choisir.

Le Parti socialiste ouvre ses portes : il invite une nouvelle génération d’adhérents à participer à la désignation de son ou de sa candidat(e) à l'élection présidentielle.

Si vous vous sentez proche des idées de gauche, et pour battre la droite, n’hésitez pas à le rejoindre.
Avant le 1er juin.
http://www.parti-socialiste.fr/adherer/pourquoi.php#2

Comment adhérer ?
Auprès de la fédération de votre département
En ligne et en moins de 2 minutes
Immédiatement par téléphone : 0810 77 2007
http://www.parti-socialiste.fr/adherer/

Christophe Chantepy,
Président de Désirs d'avenir

L’ensemble du territoire national, y compris l’Outre-Mer, est désormais couvert par plus de 200 comités locaux. Il en existe aussi une dizaine pour les Français établis à l’étranger.

90 comités locaux se sont d’ores et déjà dotés d’un blog.

Pour vous aider à retrouver le comité le plus proche, vous disposez désormais d’une carte cliquable.
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=11

Vous souhaitez constituer un Comité local ?
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=11#constituer


Pourquoi adhérer avant le 1er juin ?
Le 1er juin est la date limite d'adhésion pour participer au vote de désignation du candidat à l'élection présidentielle (6 mois d'ancienneté sont requis).
Pour participer aux grands choix de l'année 2006 (projet, candidat) c'est le moment d'adhérer.



 

56% pour Ségolène Royal, 51% pour Sarkozy selon Le Figaro Magazine (baromètre TNS Sofres)


"PARIS (Reuters)- Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont pratiquement les deux seules personnalités politiques dont la cote de popularité augmente alors que "la situation politique s'embrouille", écrit Le Figaro Magazine qui publie son traditionnel baromètre TNS Sofres.

L'un et l'autre grimpent de trois points dans ce sondage mensuel qui sera publié vendredi, à 56% pour la dirigeante socialiste, 51% pour le président de l'UMP.

(...)

A gauche, Ségolène Royal "fait un malheur", écrit le journal, aussi bien chez les ouvriers (+16) que chez les cadres (+13). "Elle bat son record de popularité, écrasant ses concurrents", notamment Lionel Jospin qui recule de huit points au PS et François Hollande de six au sein du parti qu'il dirige.

Le sondage met en valeur la remontée de la cote de popularité de Jean-Marie Le Pen, qui gagne quatre points à 18%. Il faut remonter à 1996 pour trouver le chef du Front national à un tel niveau. En 2002, à la veille de figurer au second tour de l'élection présidentielle, sa cote était de 16%."





 

Ségo Blogs : un nouveau blog sur la toile pour aider les Ségo bloggers

Je vous annonce la création et l'ouverture d'un nouveau blog sur la Ségolosphère, dont je suis également l'auteur : Ségo Blogs (Ressources graphique, conseils et aide technique pour la création de blogs autour de la candidature de Ségolène Royal pour 2007).

Pour vous rendre sur le site : http://segoblogs.blog.fr


 

Les jeunes préfèrent Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy


"PARIS (Reuters) - Les jeunes font plus nettement confiance à Ségolène Royal qu'à Nicolas Sarkozy pour les représenter en politique, selon un sondage LH2 pour l'école Advancia, France info et 20 Minutes.

Selon cette enquête, 49% des jeunes âgés de 18 à 24 ans marquent leur préférence pour la candidate à la candidature du Parti socialiste en vue de la présidentielle de 2007 tandis que 26% citent le président de l'UMP.

(...)

Ce sondage a été réalisé du 7 au 29 avril auprès de 466 personnes âgées de 18 à 24 ans, extraites d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Advancia, l'un des commanditaires du sondage, est une école de formation et d'accompagnement des entrepreneurs, sous l'égide de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris."




source et suite de l'article sur:
http://fr.news.yahoo.com/04052006/290/les-jeunes-preferent-segolene-royal-a-nicolas-sarkozy.html

02 mai 2006

 

Marc Concas soutient Ségolène Royal



"Conseiller Général des Alpes-Maritimes et avocat du barreau de Nice, Marc Concas apporte son soutien à l'éventuelle candidature de Ségolène Royal à la prochaine élection présidentielle.(JPG)








On le connaissait Conseiller Général, Avocat émérite du barreau niçois ou encore musicien à ses heures. Voilà que Marc Concas se place comme promoteur de la possible candidature de Ségolène Royal au prochain scrutin présidentiel.

Après Michel Vauzelle, le Président de la Région PACA, c'est un nouvel allié sudiste qui vient grossir les rangs de celle qui semble être la candidate idéale d'un Parti Socialiste « made in Ségolène ».

Alors, voie "Royal" ou chemin de croix pour la Présidente de la Région Poitou-Charente ?

Nice Première : Que pensez-vous de la candidate Ségolène Royal ?

Marc Concas : Elle est le meilleur candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2007.

Sa jeunesse, ses compétences, sa combativité et son ouverture d'esprit sont ses atouts majeurs.

NP : Les attaques contre elle fleurissent au sein du PS. Quel est votre avis sur la question ?

MC : Ces attaques étaient prévisibles, dès l'instant où Ségolène ROYAL s'est inscrite dans la compétition interne au sein du PS.

J'aurais aimé un peu plus d'élégance.

(JPG) NP : Internet semble être un vecteur de communication important pour Mme Royal. Pensez-vous que le web sera partie prenante des prochaines présidentielles ?

MC : En partie seulement.

La campagne pour l'élection présidentielle privilégie surtout l'image et le discours des candidats, naturellement véhiculés par la télévision et la presse écrite.

Je note cependant, et avec plaisir, l'immense succès du blog de Ségolène Royal dénommé « désirs d'avenir », ce qui démontre qu'elle a souhaité également privilégier ce vecteur de communication.

Elle le fait de manière originale puisqu'elle donne la parole aux internautes et se nourrit d'une réflexion interactive pour construire son projet.

NP : Dominique Voynet a dit "Elle a un jugement sur les femmes qui n'est pas celui d'une féministe". D'accord ou pas d'accord sur cette affirmation ?

MC : Voilà une étrange affirmation.

Pour moi, être féministe, c'est mener un combat pour l'égalité des droits entre hommes et femmes.

Je revendique pour ma part, le statut de « féministe ».

Par ses compétences, par la sincérité de son engagement et par ses prises de position, Ségolène Royal mène quotidiennement ce combat. Elle est la meilleure ambassadrice de la cause des femmes.

NP : 143 rebelles dénoncent une "peoplisation" de la politique de Ségolène Royal. Comme aurait dit Coluche, "quel est ton camp camarade" ?

MC : Le combat des 143 rebelles est juste dès l'instant où elles s'inscrivent, comme moi, dans une logique de refus d'une vie politique « starisée' .

Ce qui est injuste, c'est de rendre Ségolène Royal responsable de cet état de fait. Les médias lui courent après parce qu'ils trouvent le personnage intéressant à divers titres.

Heureusement, à l'exception de Paris-Match, la grande majorité des médias qui communiquent autour de Ségolène Royal sont des publications aussi sérieuses que l'Express, le Point, le Nouvel Obs et la revue économique Challenges.

Parmi les 143 rebelles, qu'elle est celle qui refuserait une interview de ces hebdos ?

(JPG) NP : Plusieurs Présidents de Région soutiennent la candidate Royal. Ne pensez-vous pas que ces opinions expriment un réel besoin de changements au sein du PS ?

MC : Oui à l'évidence, et le soutien des Présidents de Région en direction de Ségolène Royal démontre la crédibilité de sa candidature.

Ce soutien devrait contribuer de manière significative à convaincre les militants socialistes de voter pour elle à la fin de l'année.

Ces soutiens vont s'amplifier dans les prochaines semaines.

NP : Enfin, imaginez-vous une Présidente de la République Française dans l'avenir ?

MC : Je ne l'imagine pas.

Je l'espère."



source et suite de l'article sur:

http://www.nice-premiere.com/article/marc-concas-soutient-segolene-royal.655.html


01 mai 2006

 

Ségolène Royal "en phase avec nos électeurs" pour Jean-Jack Queyranne




"PARIS (AP) -- Le président socialiste de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne annonce mercredi qu'il va "indéniablement" soutenir Ségolène Royal, car elle "suscite un espoir et est en phase avec les attentes de nos électeurs".
Dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France", ce proche de Lionel Jospin explique se "sentir en proximité avec Ségolène Royal dans nos responsabilités de président de région et par rapport à ce que nous souhaitons pour la société française".
La président de la région Poitou-Charentes "incarne le besoin de renouvellement", analyse Jean-Jack Queyranne. C'est "une femme énergique qui incarne les valeurs d'une gauche moderne, conciliant l'économie et les préoccupations environnementales et sociales".
Pour l'ancien ministre socialiste, Ségolène Royal "regarde vers l'avenir plutôt que de reprendre les solutions du passé". "Et puis elle a de l'expérience: elle a été plusieurs fois ministre avant de diriger aujourd'hui la région Poitou-Charentes", conclut-il. AP"


source et suite de l'article:

http://www.liberation.fr/page.php?Article=378718


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