03 octobre 2006

 

Jean-Marc Ayrault (président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale depuis 1997) annonce son soutien à Ségolène Royal



Jean-Marc Ayrault en faveur de Ségolène Royal

« Il y a du Mitterrand chez Ségolène Royal », déclare le député-maire de Nantes. Hier, il a apporté son soutien à la candidate socialiste à l'investiture du PS. Interview.

Les raisons de votre appel à voter Ségolène Royal ?

Tout doit être fait pour créer un nouvel espoir alors que notre pays traverse une grave crise d'identité. Cela va bien au-delà d'un simple changement de Président. Les Français veulent tourner la page. Ils sont en attente d'une autre façon de faire de la politique. Ils ont à nouveau envie d'espérer. J'ai l'intuition que Ségolène Royal répond à ces attentes, qu'elle est capable de créer un élan, comme en 1981. Sans renier ses valeurs, car c'est une authentique socialiste, elle n'utilise pas la langue de bois. Elle appelle un chat un chat. Avec des mots simples, elle touche les gens. Elle parle des droits et des devoirs, de la responsabilité. Elle a des convictions fortes, de l'expérience, une compréhension claire de la nécessaire rénovation du pays, une grande capacité d'écoute des attentes : précarité du travail, insécurités, inégalités croissantes. Elle est populaire, au sens positif du terme. C'est une chance dont doivent se saisir les socialistes.

Quand la candidature de Ségolène Royal s'est-elle imposée à vous ?

C'est au printemps, après avoir écouté autour de moi des gens de tous milieux. Quand on est maire, on comprend certaines choses. J'ai senti qu'elle représentait quelque chose de profond et durable. Dans les catégories populaires, qui font la décision, qui font la différence, sa personnalité, sa manière de parler des problèmes des gens ont rencontré un grand écho. L'élection présidentielle est un moment particulier. Il faut que s'enclenche une envie, un désir d'avenir. En 2002, il n'y avait pas eu ce déclic avec Jospin.

Pourquoi pas Dominique Strauss-Kahn qui assume, comme vous, son engagement social-démocrate ?

La compétence technique ne suffit pas. Le candidat ou la candidate doit établir une relation avec le peuple. Avec Ségolène Royal, il s'est passé quelque chose sur la base d'une compréhension de l'identité française. François Mitterrand aussi savait parler merveilleusement de la France.

Il y aurait du Mitterrand dans Ségolène Royal ?

Un peu, dans la relation avec la Nation. Jaurès, ma référence historique, a rapproché la gauche française de la Nation et de la République. Lui qui était un intellectuel, et venait d'un milieu social plutôt aisé, a eu une relation très forte avec les ouvriers car il savait les inscrire dans une histoire nationale. Il parlait à l'intelligence et au coeur en même temps. C'est ce qui se passe avec Ségolène Royal, laquelle, bien évidemment, n'est ni Jaurès, ni Mitterrand.

Recueilli par Jean-Marie BIETTE et Marc LE DUC.

Ouest-France du mercredi 4 octobre 2006

source:
http://www.nantes.maville.com/actu/Detail.asp?idDOC=335812&idCLA=8


Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a annoncé mardi qu'il soutenait la candidature de Ségolène Royal à l'investiture de son parti pour la présidentielle, estimant qu'elle "incarne le mieux ce besoin, cette exigence de renaissance du pays". "Je soutiens la candidature de Ségolène Royal, et je m'engage à ses côtés dans cette campagne", a dit M. Ayrault sur France 3.Il a rendu hommage à la candidate à la candidature, qui, a-t-il souligné, "dit clairement ce qu'elle veut faire, mettre en cohérence les valeurs républicaines et la réalité vécue par les Français"."Quand Ségolène Royal parle de responsabilité, d'exigence de vérité, de justice, ce qu'elle appelle l'ordre juste, je crois qu'elle est en résonnance avec les Français", a fait valoir le président du groupe PS et maire de Nantes, pour qui "il y a la perspective d'une vraie dynamique".M. Ayrault avait laissé entendre à plusieurs reprises qu'il penchait vers Ségolène Royal, sans jamais le dire officiellement.Lors de la journée parlementaire du PS, le 20 septembre, il avait fait valoir aussi que son engagement envers l'un des candidats à l'investiture "n'est pas et ne sera jamais le reniement des autres"."Quel que soit le résultat, ajoutait-il, vous avez chacun votre place".Il a annoncé son choix alors même que la liste des candidats est close depuis ce mardi. Outre Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn sont candidats à l'investiture.

AFP 03.10.06 20h09


source:
http://le12iemeavecsegolene.over-blog.com/article-4046883.html

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