04 juillet 2006

 

Ségolène Royal en Suède, "où les patrons n'ont pas peur des syndicats"

Par Michel SAILHAN
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STOCKHOLM (AFP) - La socialiste Ségolène Royal est venue lundi s'inspirer auprès des patrons et des syndicalistes d'Ericsson du succès du dialogue social en Suède, pays "où les patrons n'ont pas peur des syndicats".

"Nous avons à apprendre des Suédois la modernité du dialogue social, une méthode qui permet d'éviter des conflits durs, avec des patrons qui n'ont pas peur des syndicats", a déclaré Mme Royal en visite au siège du géant suédois des télécoms Ericsson. "Il y a une réconciliation à faire entre un pays et ses entreprises", a encore déclaré Mme Royal, en visite pour deux jours en Suède. Pour illustrer le fonctionnement du dialogue social dans ce pays scandinave, le délégué du syndicat Sim, Bengt Fogelberg, a fait devant la députée des Deux-Sèvres un petit tour de magie. Tenant dans les mains deux anneaux d'acier, il a montré comment les deux cercles, symbolisant patronat et employés, finissaient comme par enchantement par s'assembler, à force de patience et de concertation. "Tout ce qui fait l'économie de conflits contribue à renforcer un pays", a commenté la présidente de la région Poitou-Charentes, en marge de cette visite. "Les Suédois l'ont fait en investissant dans la matière grise, la recherche, avec un taux de syndicalisme fort. La comparaison avec la France est intéressante, même s'il ne faut pas chercher à transposer à l'identique", a-t-elle indiqué. Les dirigeants d'Ericsson ont expliqué comment l'entreprise a, en l'an 2000, réduit son personnel de 107.000 à 47.000 personnes après l'éclatement de la bulle Internet. 90% des personnes licenciées ont été reclassées après un accompagnement presque total au niveau des salaires et de la formation, a expliqué Eva Andreassen, DRH d'Ericsson. Sa collègue française chez Ericsson France (atelier de Massy-Palaiseau), Véronique Mortessagne, a exposé les principes en vigueur dans son entreprise : "professionalisme, respect, persévérance", auxquels s'ajoutent, selon elle, les "valeurs suédoises" telles que la "confiance", ce qui veut dire: "on vous laisse les clés de l'entreprise". "Il faudrait, chez nous, renforcer l'utilité de l'adhésion syndicale", a estimé Mme Royal, en expliquant qu'en Suède, "l'adhésion à un syndicat est une démarche quasi automatique, ce qui permet une meilleure concertation avec le patronat et de prévenir les conflits sociaux". Le "dialogue social" doit aussi être au centre des entretiens qu'aura mardi la présidente de la région Poitou-Charentes, dont la popularité ne se dément pas (50% des préférences chez sympathisants socialistes, contre 14% à Lionel Jospin et 9% à Jack Lang, dans le dernier sondage IFOP). Elle doit rencontrer encore le Premier ministre Göran Persson, les ministres des Finances Pär Nuder et des affaires sociales Berit Andnor et participer à Visby, chef-lieu de l'île de Gotland, au séminaire économique du Parti social-démocrate suédois.


source:
http://fr.news.yahoo.com/

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