06 juin 2006

 

Ségolène rafle la mise

A la une des journaux mardi : Ségolène Royal fait l'événement ; les sondages semblent lui donner raison ; elle réussit à s'imposer comme l'adversaire pressentie de Nicolas Sarkozy


C'est dans le Journal, Jean-Yves Chaperon. Et ce mardi, Ségolène Royal rafle la mise...

... "Elle a parlé et tout le monde est parti au quart de tour". C'est Bernard Revel qui l'écrit dans "L'Indépendant du Midi", constatant "qu'une fois de plus, elle fait l'événement". Et ça va continuer, car elle sera donc mercredi sur RTL, Ségolène Royal. La voici dès ce mardi, au lendemain de sa sortie remarquée sur les 35 heures, à la une de "Libération", du "Bien Public", du "Parisien"-"Aujourd'hui en France", du "Monde", de "L'Alsace", du "Journal du Centre", de "La Nouvelle République", du "Progrès", et d'autres encore. Des titres, des unes, des éditoriaux qui font d'elle désormais la personnalité incontournable de son camp, qu'elle y soit appréciée ou pas.

Dans le journal, les sondages lui donnent raison en tous cas...

... C'est une évidence qui n'est sans doute pas pour rien dans son audace. Sur la sécurité, l'enquête du journal "Le Monde" lui attribue déjà un net soutien de l'opinion. Et dans "Libération", ce mardi, autre sondage spectaculaire, réalisé auprès des sympathisants de gauche, auxquels on demande quel serait le meilleur candidat socialiste à la présidentielle. Eh bien, dans cette enquête, Ségolène Royal obtient 62 points, quand son second Dominique Strauss Kahn en récolte 22. Oui, 40 points d'avance. Conclusion de Patrick Fluckiger dans "L'Alsace" : "avec son entrée tonitruante dans la campagne, elle ringardise chaque jour davantage son parti ! Plus elle est décomplexée sur les grands sujets de société, plus le PS se montre rivé à ses vieilles lunes idéologiques". Et Jean-Michel Thénard constate dans "Libération" qu'elle a "renversé quelques gros bibelots, cassé un peu de porcelaine, mais plus ses adversaires tempêtent face à ses propositions incorrectes, plus ils la servent". Pour aller encore un peu plus loin encore, Hervé Cannet de "La Nouvelle République du Centre-ouest" pense que : "la difficulté n'est plus vraiment de savoir si Ségolène Royal veut être la candidate contre les socialistes, mais si les socialistes ont le moyen de se passer d'elle".

Bref, plus que jamais, elle réussit à s'imposer comme l'adversaire pressentie de Nicolas Sarkozy...

... C'est bien ça. Il y a chez ces deux personnages d'évidents points communs, "la démarche iconoclaste qui s'attaque aux tabous", comme le résume Chantal Didier dans "L'Est Républicain", ou une volonté générationnelle commune de tourner la page de mai 68, comme l'explique Jacques Duquesne dans "La Croix". Mais voilà : après les dernières prestations décapantes de Ségolène Royal, Olivier Picard, dans "Les Dernières Nouvelles d'Alsace", écrit que "Nicolas Sarkozy n'a d'autre choix que de prendre en considération celle qui vient sur son terrain alors qu'il ne s'y attendait pas". Et d'ailleurs, regardez ce qui se passe, car c'est une des informations du jour, à la une du "Figaro" : Nicolas Sarkozy s'apprête à annoncer que les enfants sans-papiers scolarisés dans les écoles françaises ne seront plus expulsés, leurs familles devraient bénéficier d'un titre de séjour. Voilà ! Comme on dit, les lignes bougent, au risque de se brouiller car, voyez : quand Ségolène Royal va marcher sur les terres de la droite en matière de sécurité, Nicolas Sarkozy, lui, va chercher la gauche sur le socio-humanitaire, disons. Dans "Le Figaro", Marie-Christine Tabet écrit que "Nicolas Sarkozy veut montrer que lui aussi est capable de séduire dans le camp adverse".

source et suite de l'article sur:
http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid=447193&rubid=17320

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